Ad Top Header

Au Togo, les services de soins de santé tournent au ralenti ce vendredi 02 avril sur toute l'étendue. Les agents de santé sont en  sit-in dans tous les hôpitaux publics pour manifester contre ce qu'ils appellent  affectations punitives en leur sein.

Les agents de santé du public et du privé entament une mobilisation contre Prof  Moustapha Mijiyawa, ministre togolais de la santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel. Lundi, une assemblée générale synchronisée dans 31  hôpitaux a été organisée dans ce sens.

Des agents de santé du public et privé sont très remontés contre Prof Moustapha Mijiyawa. Pour eux, il y a  une légèreté et un mépris dans la prise en compte de leurs préoccupations par leur  ministre de tutelle. A ce dernier, ils donnent un moratoire d’une semaine pour réagir aux points soulevés au cours de la rencontre du 27 octobre dernier. Dans le cas contraire, Prof Mijiyawa fera face à une « révolte du bon sens ».  

Moustafa Mijiyawa, ministre togolais de la santé a rendu public le barème des mesures incitatives au profit du personnel intervenant dans la lutte contre le covid-19 au Togo. Il s'agit d'un montant forfaitaire journalier qui varie de 3500F à 100.000F.

La contractualisation des hôpitaux a permis d’enregistrer une augmentation du taux de fréquentation. Le projet mis en œuvre depuis le 15 juin 2017, d’abord à Atakpamé et à Blitta, s’est étendu progressivement à partir de l’année 2018 à 5 autres hôpitaux. La contractualisation qui bénéficie de l’aval du Chef de l’Etat togolais est un succès à tout point de vue selon le ministre togolais de la santé. Pour Moustafa Mijiyawa, les résultats du projet sont satisfaisants. La contractualisation va s’étendre dans le courant de cette année 2020 à 8 nouvelles formations sanitaires dans le cadre d’un projet avec la Banque Mondiale, en attendant une extension totale dans les prochaines années. Pour le ministre, les résultats impressionnants poussent à œuvrer pour la pérennité du projet.

Un cas de fièvre de Lassa a été découvert au Togo la semaine dernière. Et le premier cas enregistré est décédé le mardi, selon une note signée et publiée par le ministère de la Santé et de la protection sociale. Il y aurait éventuellement d’autres cas non maîtrisés sur l’étendue du territoire national. Une situation qui provoque une vive inquiétude auprès du grand public, qui a les regards tournés vers le ministre de la santé.

Les Togolais retiennent désormais leur souffle. Le  ministère de la santé et de la protection sociale vient d’apporter des éclaircissements sur la suspicion d’un cas de la Fièvre  Lassa  qui serait enregistré dans l’hôpital du district sanitaire N°2 de Lomé.  Le suspect  souffre plutôt d’une hémorragie pulmonaire, selon le Prof Moustafa Mijiyawa.

Le Syndicat des praticiens hospitalier du Togo (SYNPHOT) exige désormais la démission du ministre Moustapha Mijiyawa en charge de la santé. En assemblée générale vendredi au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio de Lomé (CHU-SO), cette organisation syndicale a lancé une nouvelle grève sèche de 3 jours pour la semaine prochaine pour obtenir la satisfaction de sa plateforme revendicative. Par la même occasion, le Synphot appelle à la fin du « harcèlement contre les médecins-professeurs » par l’entremise de la gendarmerie nationale.

OTR