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Le 1er congrès statutaire de l’Union pour la République (parti au pouvoir) a pris fin dimanche à Tsévié. Le congrès a été l’occasion pour les militants et les sympathisants du parti de faire bloc derrière leur président Faure Gnassingbé pour sa politique et sa volonté d’opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles par l’organisation prochaine d’un référendum pour modifier des articles importants de la constitution. Par ailleurs, M. Gnassingbé reste président du parti.

Le tout premier congrès statutaire de l’Union pour la République (UNIR, au pouvoir) s’est ouvert samedi à Tsévié. Il a été marqué par la présence du président du parti, Faure Gnassingbé qui s'est adressé aux militants avant de se retirer. Les travaux du congrès ont été ouverts en son nom par le Premier Ministre, Sélom Klassou en présence de plusieurs cadres du parti et quelques membres du corps diplomatique.

Tikpi Salifou  Atchadam, le leader national du Parti National Panafricain (PNP) s’est de nouveau montré combattif vendredi   à travers  un de ses discours prononcé  depuis son maquis. Le natif de Kparatao annonce  d’autres manifestations publiques, au Togo, en Afrique, en Europe et aux USA. Il s’est prononcé également sur les derniers communiqués de la France et des Etats-Unis d’Amérique sur la crise togolaise et invite le Président Faure Gnassingbé à répondre à l’aspiration du peuple en quittant le pouvoir.

« Le gouvernement engagera sans délai les initiatives idoines afin d’évaluer ensemble avec tous les acteurs politiques, les conséquences des débordements et incidents constatées suite aux manifestations, afin de prendre les mesures appropriées pour préserver les manifestations pacifiques publiques mais aussi promouvoir une atmosphère de sérénité indispensable à la recherche de solutions durables à la question des réformes politiques ».

Le président togolais, Faure Gnasingbé a inauguré mardi à Lomé la nouvelle salle de Cinéma « Canal Olympia ». La cérémonie s’est déroulée en présence de Vincent Bolloré, le président du Conseil de surveilance de Vivendi, des membres du gouvernement togolais et de Charles Gafan, le Directeur général des filiales du Groupe Bolloré au Togo.

Un peu comme Olusegun Obasanjo, l’ex président nigérian, le Gambien Onsainou Darboe pense que la solution de la crise sociopolitique du Togo serait la démission du Président Faure Gnassingbé. C’est ce qu’il a survolé dans une interview  accordée lundi à nos confrères de Reuters. Cette position de la Gambie prend le contre-pied de celle adoptée par la CEDEAO qui est plutôt favorable au référendum voulu par le pouvoir togolais.

L'implication d'Alassane Ouattara dans la résolution de la crise sociopolitique au Togo est désormais une réalité. Le président ivoirien a envoyé vendredi un émissaire à Lomé qui est venu proposer des pistes à Faure Gnassingbé pour une sortie de crise. Faure Gnassingbé va-t-il appliquer les propositions à lui faites par ses pairs de l’Afrique de l’Ouest ?

La sortie jeudi de Tikpi Atchadam sur les antennes de Rfi n’a pas laissé indifférent les autorités togolaises. Un important membre de l’entourage du Président Faure Gnassingbé ironise sur l’appel lancé par le président du PNP à la France et à son président Emmanuel Macron à intervenir dans la résolution de la crise togolaise. Là-bas, on pense que le président du PNP, qui se dit nationaliste et panafricaniste végète désormais dans la contradiction.

Le Togo traverse une crise politique sérieuse depuis exactement deux mois. La situation s’enlise et les conséquences sont déjà lourdes avec plus d’une dizaine de morts et de nombreux blessés. Au niveau sous régionale, des initiatives se prennent pour aider les protagonistes à trouver des solutions. La visite éclaire effectuée mercredi à Lomé par le président béninois, Patrice Talon en est une illustration.

Le président togolais, Faure Gnassingbé a effectué samedi un déplacement à Bamako où se déroule depuis jeudi une conférence sur « la situation sécuritaire dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest ». En sa qualité de Président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, Faure Gnassingbé a prononcé un discours dans lequel il a déclaré qu’il faut agir beaucoup plus pour venir à bout du terrorisme.

OTR