Ad Top Header

Albert Kan-Dapaah, le ministre de la sécurité nationale du Ghana et le ministre d’Etat à la présidence guinéenne, Tibou Kamara séjournent depuis mardi à Lomé. Ils ont été dépêchés au Togo par les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé. De sources concordantes, cette mission fait suite aux derniers séjours de certains responsables de la coalition des 14 partis à Conakry et à Accra, et le sentiment de tergiversations et de flottement concernant le démarrage du dialogue. Les entretiens se déroulent à l’Hôtel 2 Février et plusieurs acteurs de la Coalition sont consultés. Selon toute vraisemblance, cette énième visite et les conciliabules en cours procèdent avant tout de l’initiative et de la volonté des autorités togolaises. Ainsi donc, le ministre Gilbert Bawara a été vu attablé dans les abords de l’Hôtel en pleine conversation avec les deux émissaires étrangers.

La coalition des 14 partis de l’opposition togolaise a tenu mercredi à Lomé et dans d’autres villes du pays sa première manifestation publique d’une nouvelle série annoncée pour trois jours. Le mot d’ordre reste toujours  le même : retour  à  la constitution originelle de 1992, révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger entre autres.

Entre l’opposition togolaise et le pouvoir de Faure Gnassingbé, la tension est loin de baisser. Ces derniers jours, ce sont les femmes des deux camps qui prennent la relève pour s’accuser mutuellement. Deux jours après la marche des femmes de la Coalition des 14 partis de l’opposition demandant à Sabine Mensah de conseiller son fils, Faure Gnassingbé à accéder aux exigences du peuple, c’est l’ancienne ministre de la communication, Kouméalo Anaté qui monte au créneau. La femme Unir accuse l’opposition de poser des exigences farfelues et irresponsables qui empêchent le démarrage du dialogue.

Dans une interview accordée cette semaine à l’hebdomadaire La Manchette, le président de l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS) est revenu sur la crise politique togolaise. Messan Agbéyomé Kodjo estime que la crise perdure à cause des erreurs stratégiques de l’opposition et du refus du pouvoir d’assumer sa part de responsabilité. M. Kodjo préconise un armistice et invite pouvoir et opposition à faire le deuil des considérations partisanes et à privilégier l'intérêt supérieur du Togo pour la réussite du dialogue.

Les Etats-Unis d’Amérique soutiennent l’initiative d’un dialogue politique au Togo. Dans le cadre dans actions du groupe des 5, ils ont invité les acteurs politiques togolais à aller rapidement à un dialogue de sortie de crise. Jeudi, David Gilmour, le représentant du pays de l’Oncle Sam a réitéré cet appel lors d’une rencontre avec le président de l’Assemblée nationale togolaise.

Contacté à la suite d’un communiqué qui émanerait de Conakry après des échanges entre le président guinéen, Alpha Condé, et une délégation de la coalition de l’opposition togolaise, le ministre togolais de la fonction publique a indiqué que le gouvernement n’entend nullement commenter tout ce qui relève des activités, des déclarations quotidiennes ou des stratégies internes des partis politiques, surtout « lorsque cela procède d’une fuite en avant sans aucune issue ». Tout en saluant les efforts des présidents Condé et Akufo-Addo, le ministre indique que le gouvernement continue d’œuvrer pour la tenue du dialogue afin de solder la question des réformes politiques. Dans le même temps, il rappelle que l’essentiel des mesures d’apaisement a été réglé et que des préoccupations supplémentaires du même ordre ne pourraient être discutées que dans le cadre du dialogue uniquement, sans toutefois empiéter sur les procédures judiciaires en cours.

Si cela ne tenait qu’au président guinéen, Alpha Condé, le dialogue inter togolais pourra se tenir entre les 23 et 26 janvier prochains. Le président en exercice de l’Union africaine a proposé mardi ces dates après des discussions avec une délégation de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise à Conakry. La même délégation a été reçue mardi à Accra par le président ghanéen au sujet des discussions. Mais selon des indiscrétions parvenues à la rédaction de Togo Breaking News, Faure Gnassingbé aura à donner son avis en ce qui concerne l’agenda définitif du dialogue.

L’opposition togolaise a eu des échanges fructueux lundi avec le président guinéen au sujet de la crise sociopolitique en cours au Togo.  Co-médiateur dans la crise pour la décrispation du climat politique, Alpha Condé aurait marqué son étonnement de ce que des militants de l’opposition soient encore détenus en prison et que d’autres continuent d’être arrêtés. Des informations en provenance de Conakry font croire que le président en exercice de l’Union Africaine a promis aux leaders de l’opposition togolaise qu’il va reprendre son bâton de pèlerin.

Le dialogue inter togolais  annoncé par le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé n'a toujours pas démarré. L'opposition qui a posé des conditions au gouvernement à remplir avant sa tenue  est attendue lundi et mardi au Ghana et en Guinée pour des séances de travail. A la veille de la rencontre, Brigitte Adjamagbo-Johnson est revenue sur les vraies revendications de la coalition des 14 partis politiques. La Présidente  du CAP 2015 dément la revendication relative à la démission du Chef de l'Etat.

Le Parti Social des Démocrates du Togo (PSDT)  a présenté mardi ses vœux de nouvel An à ses  militants et aux Togolais. Le parti de Laurent Lawson a par la même occasion exhorté tous les acteurs politiques à œuvrer inlassablement en cette année 2018, pour créer un bon cadre du dialogue afin d’aboutir à un résultat concret pour les réformes tant sollicitées. Et pour un dialogue réussi, l’homme d’affaire qui vivait en Suède propose une médiation de l’ONU ou de la Scandinavie.

OTR