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Le dialogue inter-togolais devrait s’ouvrir le 15 février prochain. Il réunira l’opposition et le pouvoir. D’autres entités de la nation togolaise pourraient également y prendre part. Mais la question essentielle reste la participation de l’armée togolaise dont l’influence dans le jeu politique n’est plus à démontrer. Pour le président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), il y a nécessité que les forces armées togolaises prennent part aux prochains pourparlers pour faire part de leurs motivations et livrer leur lecture de la crise en cours..

C’est le 15 février prochain que devrait s’ouvrir le dialogue inter-togolais conformément à l’annonce des représentants des médiateurs ghanéen et guinéen qui ont séjourné récemment à Lomé. Dans une déclaration rendue publique vendredi, les diplomates américain, français, allemand, européen et onusien en poste à Lomé ont salué l’ouverture prochaine des pourparlers. Ils en appellent à la bonne foi des acteurs pour des réformes consensuelles qui devront être mises en œuvre immédiatement.

Le Front Citoyen « Togo Debout » (FCTD) vient de  porter  à la connaissance des acteurs politiques ses attentes du  prochain dialogue annoncé pour décrisper la tension politique au Togo. C’est  à l’occasion  d’une conférence publique tenue mercredi à Lomé sur le thème « Les Grandes Annonces du Front Citoyen Togo Debout sur le Dialogue politique du 15 février 2018 ». Dans le même temps,  le Front annonce une série d’actions sur les prochains jours allant dans le sens de sa contribution pour un dialogue réussi.

L’on en parle depuis son annonce en novembre 2017 par le gouvernement togolais et beaucoup plus depuis la publication du communiqué des médiateurs ghanéen et guinéen annonçant son ouverture pour le 15 février prochain. Mais à quoi aboutira le dialogue politique tant souhaité pour solutionner la crise que traverse le Togo depuis le 19 août 2017 ? La question a sa raison d’être. Si au sein de l’opinion et dans les rangs de l’opposition on mise sur une transition à la tête du pays, le gouvernement et le parti présidentiel ne voient pas les choses de cette façon. Pour le régime, il s’agira juste de s’entendre avec les acteurs politiques sur un texte constitutionnel consensuel à soumettre à l’approbation du peuple togolais afin d’en finir avec la crise des réformes.

Les médiateurs de la crise togolaise l’ont annoncé vendredi dernier à l’issue d’une mission effectuée à Lomé et il est fort probable que le dialogue politique inter togolais s’ouvre le 15 février prochain. Si la coalition de l’opposition togolaise continue de croire qu’elle est la seule à avoir le droit de discuter du sujet des réformes avec le pouvoir, d’autres acteurs invitent les protagonistes à œuvrer pour que le dialogue soit inclusif. C’est le cas du parti OBUTS qui appelle le gouvernement à œuvrer pour le succès des discussions et exhorte l’opposition à s’engager pleinement et avec vigilance.

L'opposition togolaise pourrait à nouveau battre les pavés dans les prochains jours malgré la recommandation des médiateurs de la crise à suspendre les manifestations publiques. La coalition des 14 qui exige toujours la libération des détenus politiques avant le dialogue annoncé sur  le 15 février compte maintenir la pression sur le pouvoir.  Pour  Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, les médiateurs sont dans leur rôle, seule l'opposition peut déterminer comment user du droit de manifester. La coordinatrice du CAP 2015, pense d'ailleurs que le dialogue en vue  n'est pas une fin en soi.

Dans les rues de Lomé samedi, la coalition de l’opposition togolaise a de nouveau insisté sur ses revendications concernant le retour à la constitution de 1992 devant garantir une alternance à la tête de l’Etat togolais. Au point de chute de la manifestation, les leaders ont demandé à la population d’être en alerte pour les prochaines manifestations. Mettant en doute la volonté du régime de Faure Gnassingbé à dialoguer, des leaders de la coalition estiment que rien ne les empêche d’organiser des manifestations dans les prochains jours.

Le ministre togolais de la fonction publique, point focal du gouvernement et du parti au pouvoir a réagi vendredi sur le communiqué publié par les ministres ghanéen, Albert Kan-Dapaah et guinéen, Tibou Kamara annonçant le démarrage du dialogue pour le 15 février prochain. Pour Gilbert Bawara, la date de démarrage du dialogue a été fixée en plein accord avec la Coalition comme avec le gouvernement. Ainsi, annonce-t-il que tout sera mis en œuvre pour que la date soit respectée. Il appelle l’opposition à démontrer sa considération envers les dirigeants de la sous-région et à penser aux calvaires des populations qui payent le lourd tribut de la crise.

Quelques heures après que Albert Kan-Dapaah et Tibou Kamara ont annoncé la date du 15 février pour le démarrage du dialogue inter-togolais et recommandé la suspension des manifestations, le groupe des 14 s’est réuni en conclave. A l’issue, la Coalition indique prendre acte des annonces des représentants des médiateurs mais maintient sa manifestation prévue de longues dates pour ce samedi.

Les émissaires des présidents ghanéen et guinéen viennent d'achever leur mission au Togo. Le ministre ghanéen de la sécurité, Albert Kan-Dapaah et le ministre d'État guinéen, Tibou Kamara ont publié un communiqué dans lequel ils annoncent l'ouverture du dialogue pour le 15 févier prochain. Pendant ce temps, ils recommandent la fin des manifestations publiques.

OTR