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Le décaissement des 35 millions de dollars pour la mise en œuvre du programme Treshold du Millennium Challenge Corporation (MCC) au Togo est désormais conditionné par la résolution de la crise sociopolitique que traverse le pays depuis le 19 août dernier. C’est ce qui ressort d’une rencontre que Nana Akufo-Addo, le facilitateur du dialogue inter togolais a eue le week-end dernier avec Jonathan Nash, Président par intérim du MCC.

La coordinatrice de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition ne cache pas la réalité. Le dialogue politique inter togolais bloque actuellement sur le retour à la Constitution de 1992 et ses implications. Pour Brigitte Adjamagbo-Johnson, la loi fondamentale dont les partisans de l’opposition exigent le rétablissement est perçue par le régime comme une « Constitution de haine ».

Qu’est-ce qui a bien pu se passer le lundi 19 puis le vendredi 23 février pour que le 27e dialogue inter-togolais soit repoussé sine die ? Cette question, plusieurs togolais se la posent de façon inquiétante même si des informations indiquent que les discussions pourront reprendre dans une dizaine de jours. Pour le moins que l’on puisse dire, le facilitateur Nana Akufo-Addo était excédé par les incompréhensions entre la délégation de la coalition des 14 partis de l’opposition et celle du parti UNIR au sujet de la Constitution de 1992. Des informations recueillies par Togo Breaking News auprès de la facilitation et des participants au dialogue indiquent que le facilitateur a déduit, qu’à ce stade, le dialogue bute sur deux positions irréconciliables et diamétralement opposées. Les lignes peuvent-elles bouger d’ici-là ?

Le 27è dialogue ouvert lundi a effectivement repris vendredi sous la houlette du Président ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. Après plus de trois heures de discussions, le facilitateur de commun accord avec les protagonistes a décidé de suspendre les pourparlers. Les travaux devront reprendre à une date qui sera fixée ultérieurement.

Mgr Denis Amuzu-Dzakpah faisait partie des hautes personnalités du Togo qui étaient présentes lundi dernier à l’ouverture du 27è dialogue inter-togolais.  Approché en  fin de  cérémonie par les médias, l’Archevêque Métropolitain de Lomé a réaffirmé la position de l’Eglise catholique sur la Constitution de 1992 notamment en ce qui concerne la formulation originelle de l’article 59 qui limite le mandat du président de la République.  Un peu comme l’Archevêque Emérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro,  Mgr Amuzu-Dzakpah  indique que la limitation des mandats à deux est un impératif.

Pour le Mouvement des jeunes pour la paix (MJP), le dialogue politique inter-togolais en cours et qui est très attendu par le peuple, de même que les pays de la sous-région et les partenaires en développement, est le cadre privilégié de règlement des différends qui opposent l'ensemble de la classe politique togolaise. Dans un communiqué, le mouvement rend un hommage mérité aux facilitateurs et invite les participants à la sincérité et à l’esprit de grandeur.

C’est l’un des points du communiqué de l’équipe de la facilitation du dialogue inter togolais qui alimente les débats depuis mardi. En effet, si l’opposition togolaise a réussi à obtenir la libération de fait de plusieurs détenus politiques, la suspension de l’organisation des élections locales, référendaires et législatives n’est pas encore acquise. Selon des membres de la délégation du parti au pouvoir et du gouvernement, cette demande de l’opposition a été rejetée.

Absent lundi à l’ouverture officielle du 27e dialogue inter togolais où sa présence était pourtant nécessaire selon plusieurs observateurs, Faure Gnassingbé s’est prononcé mardi sur les discussions qu’il veut voir aboutir. Le Chef de l’Etat togolais se dit convaincu que les pourparlers permettront aux togolais de s’entendre sur l’essentiel.

Les discussions de la première journée du 27è dialogue inter-togolais ouvert lundi par le Président ghanéen Nana Akufo-Addo auraient été très houleuses entre la délégation de l'UNIR, parti au pouvoir et la coalition des 14 partis politiques de l'opposition. L'ordre du jour relatif aux mesures d'apaisement a été la première pomme de discorde entre les deux camps. L'opposition est arrivée à obtenir la grâce présidentielle pour 45 détenus et devrait s’engager à suspendre les manifestations de rues. Le dialogue est suspendu pour reprendre le vendredi 23 février prochain.

Plusieurs fois cité dans le dossier togolais depuis qu’il a été consulté par le président ghanéen en octobre dernier, l’ancien ministre d’Etat, Pascal Bodjona s’est officiellement exprimé lundi sur la crise sociopolitique togolais. Présent à l’ouverture du 27ème dialogue dont le ton a été donné par le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, le ministre Bodjona  a souhaité que le génie togolais trouve une solution durable à cette crise cyclique.

OTR