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Côte d’ivoire: les ex-rebelles retournent dans les casernes contre 5 millions pour chacun

Après quatre jours de désolation créée par les ex-rebelles de Guillaume Soro dans le pays, un nouvel accord a été trouvé par les autorités en ce qui concerne le solde de la somme qu’ils ont réclamée en janvier dernier. Selon les termes du nouveau deal, 5 millions de Fcfa seront versés à chaque militaire contre les 7 millions qu’ils attendaient. Accord qui a permis de faire baisser la tension mardi.

Le calme revient progressivement en Côte d’ivoire. L’information des 5 millions de Fcfa promis aux ex-rebelles atteint les différentes casernes et ces militaires qui ont semé la zizanie se retiennent.
En effet, il n’y a plus de tirs en l’air à foison. Les barrages ont été levés à Bouaké, Daloa, Korhogo, Bondoukou et à Abidjan. Les activités ont repris timidement. Certaines entreprises, institutions et écoles à fermer.
Selon le nouvel accord, un effort de 2 millions a été demandé aux militaires. Ils devront percevoir un solde de 5 millions de Fcfa. Ce qui a été accepté même si certains boudent à San Pedro, Akouedo et Bouaké pour n’avoir reçu aucune assurance du virement de l’argent.
La nouvelle mutinerie aura permis aux ivoiriens de comprendre que les militaires de Guillaume Soro sont ceux qui font la loi dans le pays. La preuve en est que les appels répétés du Chef d’Etat-major n’ont pas été entendus par les soldats qui ne voulaient rien d’autre que leur argent.
En tout et pour tout, ces rebelles auront bénéficié dans cette mutinerie la colossale somme de 10 millions chacun en l’espace de 5 mois.




Gambie: Barrow nomme Jammeh à la tête de la Banque centrale

En milieu de semaine, le gouvernement du nouveau président gambien, Adama Barrow a mis fin à la fonction d’Amadou Colley, jusque-là gouverneur de la Banque centrale. Trois de ses collaborateurs ont été également demis dans une note qui leur a été envoyée.

Officiellement, aucune raison n’a été donnée pour expliquer ce limogeage du gouverneur qui fait partie des responsables gambiens ayant servi sous Yahya Jammeh.
Amadou Colley a expliqué à Reuters « ne pas savoir les raisons de son licenciement de même que ceux de ses deux adjoints et du directeur des finances de la banque ».
Dans des lettres qu’ils ont reçues, l’équipe d’Adama Barrow a juste indiqué que leurs services ont été résiliés avec effet immédiat.
Les autorités gouvernementales ont par la suite nommé un nouveau gouverneur de la Banque centrale. Il s’agit du chercheur en économie, Bakary Jammeh.
Adama Barrow, vainqueur de l’ancien président Yahya Jammeh, s’attèle depuis son accession au pouvoir à changer l’image de l’administration publique largement dominée par des cadres du régime Jammeh.




Qui sont les 2 femmes dans la course à la présidence de la commission de l’UA ?

Le rendez-vous est pris pour les 30 et 31 janvier prochains à Addis-Abeba pour le 28è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement pour décider de qui présidera la commission de l’Union africaine (UA). Deux figures féminines se sont lancées dans la course.

Il s’agit notamment de Pelonomi Venson-Moitoi, ministre des Affaires étrangères du Botswana et Amina Mohamed Jibril du Kenya.

A la tête de l’appareil diplomatique du Botswana depuis 2014, Mme Venson-Moitoi, est membre du parti au pouvoir, le Parti démocratique. Elle fut plusieurs fois ministre en charge des portefeuilles de l’éducation, la communication, le tourisme et le transport.

Soutenue par les 15 pays membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), celle qui avait déjà été candidate en juillet à Kigali n’avait pas réussi à obtenir deux tiers des voix lors du dernier tour du vote.

Elle promet notamment de mettre en œuvre l’Agenda 2063, la vision sur 50 ans de l’UA, réformer les politiques d’éducation dans les Etats membres, développer les infrastructures et assurer la transparence de la mise en œuvre du budget de l’organisation.

Quant à la Kenyane Amina Mohamed Jibril, la carrure n’est pas moins dense. Ministre des Affaires étrangères et du Commerce international depuis 2013, la diplomate kenyane a occupé le poste d’ambassadrice à Genève et de représentante auprès de la Mission permanente du Kenya aux Nations unies à Genève de 2000 à 2006. Elle fut également directrice adjointe du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi.

Elle préconise le renforcement des blocs économiques régionaux, la bonne exploitation des ressources naturelles du continent, la transformation des zones rurales en des centres dynamiques d’agro-alimentaire et d’activités industrielles et le renforcement du rôle de la diaspora dans le développement de l’Afrique.

Les deux braves femmes croisent le fer avec le Tchadien Moussa Faki Mahamat, le Sénégalais Abdoulay Bathily et l’Equato-Guinéen Agapito Mba Mokuy.

Il faut noter que depuis sa création en juillet 2002, l’UA a connu déjà à la présidence de sa commission deux femmes à savoir l’Éthiopienne Haile Mariam Dessalegn et la sud-africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma.




Gambie: Pax Africana félicite les tenants de la paix

La Fondation Pax africana se réjouit de la fin joyeuse de la crise politique qui a secoué la Gambie depuis le 8 décembre dernier. Il souhaite que plane sur elle la tranquillité et qu’elle parvienne au bout du tunnel de la démocratie.

Après plus d’un mois de crise socio-politique consécutive à la volte-face du Président sortant Yahya Jammeh au sujet des résultats de la présidentielle du 1er décembre 2016, la Gambie effleure sans pour autant atteindre le danger d’une guerre civile.

Elle reprend ainsi son destin en main après le succès de la diplomatie de la Commission Économique des États de la CEDEAO et de quelques figures politiques africaines.

« La diplomatie de la CEDEAO, de l’Union Africaine et celle du Sénégal ont joué un rôle décisif et de premier plan dans le dénouement de la crise gambienne, en agissant avec doigté et en adoptant surtout des positions fermes qui ont permis d’éviter un bain de sang préjudiciable pour l’image de toute l’Afrique occidentale », félicite Pax Africana.

Pour la Fondation d’Edem Kojo, c’est une posture qui une fois de plus vient prouver que le vieux continent noir dispose de ressources intellectuelles à même d’apporter des solutions aux divers maux qui compromettent ou retardent son développement socio-économique.

Elle fait particulièrement un coup de cœur au peuple gambien qui a su être le moteur même de cette alternance pacifique par sa sortie massive aux urnes.

PAX AFRICANA invite par ailleurs les nouveaux dirigeants à faire prévaloir avant tous les intérêts supérieurs de leur pays et la primauté des valeurs universelles de la démocratie bien que ce soit après de très fortes pressions, pour ne point sombrer.




Gambie: Pax Africana salue l’alternance et appelle à éviter la vengeance

La fondation PAX AFRICANA, présidée par l’ancien Premier Ministre togolais, Edem Kodjo a félicité vendredi le peuple gambien pour le vent de la démocratie qui souffle dans le pays. Dans une déclaration rendue publique, la fondation invite les uns et les autres au plus grand retenu pour éviter tout acte inopportun.

« L’élection présidentielle du 1er décembre 2016 organisée en Gambie dans un contexte libre, juste et équitable fait la fierté et l’honneur du continent africain. C’est un honneur pour tout un continent que les fils d’un même pays organisent une dévolution du pouvoir dans des conditions démocratiques, acceptées par toutes les parties prenantes à ce scrutin présidentiel, après 22 ans de domination absolue d’un seul parti », écrit Edem Kodjo qui estime que le pays marche désormais sur les sentiers de la démocratie.

Dans sa note Pax Africana salue alternance pacifique réalisée sans que des observateurs étrangers, ni même ceux de la CEDEAO, n’aient eu à scruter l’élection.

Elle l’exhorte à progresser dans cette logique en ne voulant pas entreprendre des actions de vengeance ou quelque chasse aux sorcières parce qu’elles seraient prématurées et contreproductive.

« Seuls le sens de l’intérêt général, l’amour de la patrie et des concessions de part et d’autre pourraient paver la voie à l’émergence d’une Gambie prospère », insiste la fondation.

Elle invite le reste des peuples africains qui aspirent au renouveau démocratique d’apprendre la leçon de démocratie que vient de servir La Gambie.

PAX AFRICANA est une fondation internationale à but non lucratif dont la vision est de garantir la paix et le développement en Afrique par la construction de l’Unité du Continent.




Côte d’Ivoire : Vers des législatives sans les pros Gbagbo ?

Les pros Gbagbo ne seront pas au rendez-vous des législatives du 18 décembre 2016. Ils ont annoncé lundi à Abidjan qu’ils ne prendront pas part à aucune élection et qu’ils se préparent à son boycott.

Le bureau de la jeunesse sera reçu ce jour par Drahamane Sangaré et les autres sections du Front Populaire Ivoirien  (FPI) jusqu’au 25 novembre prochain. Le but est de peaufiner un plan d’action en concert avec tous les « Gbagbo ou rien ».

Pour ces derniers, le pays va très mal depuis la chute de leader Laurent Gbagbo toujours retenu à la Cours Pénale Internationale (CPI). Et oser participer à une élection serait non seulement manquer à l’engagement citoyen et faillir à la cause de la lutte mais aussi camoufler les maux chroniques dont souffre la Côte d’Ivoire depuis l’ascension d’Alassane Ouattara au pouvoir.

Le FPI même divisé en deux clans ne cesse de faire de nouveaux militants. Les anciens disent « Gbagbo ou rien » et les nouveaux « Gbagbo même est mieux ».




Bénin: Sébastien Ajavon libéré au bénéfice du doute

Sébastien Ajavon, en garde à vue depuis une semaine dans une affaire de trafic de drogue a recouvré sa liberté vendredi nuit après avoir plaidé non coupable devant le tribunal de première instance de Cotonou. L’homme d’affaires béninois a été libéré en même temps que trois de ses agents.

Placé sous mandat de dépôt avec comparution immédiate en flagrant délit, Sébastien Ajavon a répondu avec calme aux questions des magistrats et a plaidé non coupable dans l’affaire de trafic de drogue.

A l’issue de sa comparution, la justice a décidé de le libérer au bénéfice du doute.

Les services de lutte anti-drogue ont fait savoir qu’ils avaient procédé à une inspection des conteneurs sur la base des informations solides, qui étaient « parvenues aux services béninois dans le cadre de la coopération internationale pour la lutte contre les stupéfiants », avant de trouver la drogue dans l’un des deux conteneurs suspects.

L’affaire fait grand bruit depuis une semaine lorsqu’une quantité de 18 kg de cocaïne a été interceptés le 28 octobre dans l’un des conteneurs de la société CAJA COMON de Sébastien Ajavon.

M. Ajavon a dénoncé un « acharnement du régime actuel contre sa personne ».

Richissime homme d’affaire béninois, Sébastien Ajavon, le Roi du poulet était arrivé en troisième au premier tour de l’élection présidentielle béninoise de mars dernier. AU second tour, il a apporté son soutien à Patrice Talon pour battre le candidat du régime sortant.




Bénin: Sébastien Ajavon jeté en prison

L’affaire de drogue dans laquelle est impliqué l’ancien candidat à la présidentielle béninoise, Sébastien Ajavon prend de plus en plus d’ampleur. Alors qu’une enquête est ouverte pour situer les responsabilités dans le dossier, le « roi du poulet » vient d’être mis en prison à Cotonou. Ses avocats dénoncent cet emprisonnement.

Sur demande de Badirou Lawani, procureur de la république de Cotonou, Sébastien Ajavon, le président directeur général de la Société Comon SA, spécialisée dans la commercialisation du poulet vient d’être mis en prison. 

Selon  François Konon, porte-parole du  ministère béninois de la justice, cette décision fait suite au dépassement du délai légal de la garde à vue.

Toujours dans la journée, le procureur de la République a pris le contre-pied des arguments avancés vendredi dernier par Sébastien Ajavon pour clamer son innocence dans le dossier

Alors que le patron de Comon SA parle de plusieurs containers, la justice indique qu’il n’y en avait que deux et que la Société de M. Ajavon a introduit une demande spéciale pour leur dédouanement.

« Les deux conteneurs ont été transbordés à Las Palmas avant d’être acheminés sur Cotonou après un escale à Lagos.  Vingt-quatre heures avant l’arrivée du navire à Cotonou, la Société Comon SA destinaire des deux conteneurs a déposé auprès des services de douane des déclarations sommaires devant lui permettre, par le biais d’une procédure spéciale, de procéder à l’enlèvement immédiat desdits conteneurs dès leur débarquement du navire et à leur acheminement directe, sur le terminal à conteneurs de la société Socotrac Sarl à Djefa Sèmè-Kpodji », a dévoilé le procureur.

Badirou Lawani a ajouté que c’est dans ces conditions que les informations d’inspection de conteneurs sont parvenues aux services béninois dans le cadre de la coopération internationale dans la lutte contre les stupéfiants.




Cameroun: Bolloré indemnise les familles des victimes du drame d’Eseké

1,5 millions de francs CFA, c’est la somme que le groupe Bolloré, propriétaire de La société transport Camrail et son assureur conviennent de verser par victime pour les frais de funéraires.

Philippe Labonne, directeur général Afrique de Bolloré Transport & Logistics, Éric Melet directeur général de Railways et Hamadou Sali, le président des conseils d’administration des filiales du groupe au Cameroun et au Tchad constituant la délégation dépêchée au Cameroun n’ont pas pu ou « voulu » faire mieux.

« Les ayants-droits des personnes décédées sont en effet priés de se munir d’un certificat de décès et de la copie certifiée de la carte nationale d’identité », a précisé Camrail samedi dans une annonce.

Une commission d’enquête chargée de déterminer les causes de l’accident, proposer des mesures visant à limiter les risques de survenance d’une telle catastrophe et établir les responsabilités y afférentes, évaluer la gestion de cette catastrophe l’assistance aux victimes.

La commission dispose d’un délai d’un mois pour mener à bien sa mission mais déjà les proches des victimes et la population s’indignent des mesures de responsabilité du groupe Bolloré. Et d’un autre côté un employé de la Camrails fait un dévoilement embarrassant pour la société.

« Moi je dis sans ambages que cet accident est lié à la négligence, à la mauvaise maintenance de notre matériel roulant des engins moteurs et à l’ignorance de ce que les praticiens apportent comme suggestions pour que les choses s’améliorent », a déploré l’employé en question au micro de RFI




Bénin: Une enquête pour éclaircir les zones d’ombre de l’affaire de drogue

L’affaire de drogue impliquant la société CAJA-COMON de l’ancien candidat présidentiel Sébastien Ajavon sera élucidée dans les prochains jours par une commission d’enquête mixte. La commission est mise en place par le parquet béninois près le Tribunal de première instance de Cotonou.

L’affaire fait grand bruit depuis vendredi dernier. 18 kg de cocaïnes ont été découvert par la brigade maritime dans l’un des containers de la société CAJA-COMON, en provenance de Brésil.

A la suite de cette découverte, Sébastien Ajavon, le Président Directeur Général de la Société a été interpellé pour soupçon de trafic de drogue et gardé à vue à la compagnie de gendarmerie de Cotonou, avec trois employés de sa société pour les besoins de l’enquête.

La commission mise en place dimanche est composée des éléments de la compagnie de gendarmerie maritime qui a procédé à la saisie vendredi matin et de l’Office central de répression du trafic de drogue (OCERTID).

Sébastien Ajavon parle de coup monté

Sébastien Ajavon, le roi du poulet a donné une conférence de presse quelques minutes avant son arrestation. Pour lui, cette affaire de trafic de drogue n’est ni plus ni moins qu’un acharnement politique contre sa personne.

« Comment est-ce qu’ils ont su que dans ce seul conteneur, il y avait de la drogue ? Alors, il faudrait que le gouvernement de la rupture fasse de la lumière. C’est une manière de voyous puisque nous avons constaté que les plombs qui étaient sur les conteneurs n’étaient plus là », avait-il déclaré.

Samedi dernier, les avocats de l’ancien candidat à l’élection présidentielle et des membres de la société civile béninoise ont dénoncé la procédure de son arrestation.

M. Ajavon est jusque-là un allié du président béninois, Patrice Talon. Il était arrivé troisième lors du premier tour de l’élection présidentielle béninoise de mars 2016. Au second tour, il avait décidé d’apporter son soutien à l’autre homme d’affaire, Patrice Talon qui a remporté le scrutin devant Lionel Zinsou, le candidat du régime de Boni Yayi.