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Le renouvellement du mandat de la MINUSCA aidera-t-il la RCA ?

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Le 15 novembre 2021 le mandat de la mission onusienne en République centrafricaine (MINUSCA) prend sa fin. Le renouvellement du mandat suscite les réactions différentes au sein de la population centrafricaine. L’activité suspecte des casques bleus montre que de certains éléments de la mission sont engagés dans le maintien de l’instabilité plus que celui de la paix.

Examinons depuis le début : la mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été déployée dans le pays en 2014. Le contexte historique de l’arrivée des casques bleus est dû à la guerre civile qui a éclaté après le coup d’état de 2013 et au départ des militaires français déployés dans le cadre de l’opération Serval.

Depuis l’arrivée des éléments onusiens, beaucoup d’efforts ont été déployés pour rétablir la paix et stabilité en Centrafrique : le programme de désarmement, l’UNPOL organisent les séances de renforcement de capacités au profit des FSI en matière de protection des civils, de promotion de l’État de Droit et de l’extension de l’Autorité de l’État, etc. Malgré les points positifs de la présence de la mission sur le territoire centrafricain, les populations locales accusent les casques bleus de la complicité avec les groupes armés, de la violence faites aux femmes, des accidents de route avec la participation des civiles.

Lorsque les casques bleus sont arrivés en RCA, il y avait deux principaux groupes armés dans le pays: Séléka et Antibalaka. Cependant, pour le moment, les choses sont différentes, au moins 14 groupes armés ont fait des ravages sur l’ensemble du territoire du pays jusqu’à l’année 2019, lorsque l’accord de paix et de réconciliation en RCA (APPR-RCA) a été signé. Après la signature, la situation en matière de sécurité s’est stabilisée, ce qui a donné lieu à de nouvelles activités de maintien de la paix.

Pour commencer, il vaut la peine de discuter du côté financier de la question. La MINUSCA est l’une des missions de maintien de la paix les plus coûteuses de l’ONU, avec un budget de plus d’un milliard de dollars. Toutefois, l’efficacité de la mission est mise en doute par de nombreux experts internationaux. Maria Theresa Keita-Bokoum (experte indépendante de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine):

« Depuis plusieurs années, les casques bleus de la MINUSCA n’ont pas réussi à éliminer les rebelles, ce qui prouve leur inefficacité. La crise qui a éclaté il y a 6 mois à cause de la CPC (Coalition des patriotes pour le Changement, créée fin 2020) a élucidé les problèmes de la MINUSCA. Les habitants de la RCA sont très mécontents de l’inaction de la mission de maintien de la paix. Compte tenu de l’inefficacité de la mission, les coûts énormes de son entretien ne sont pas justifiés.».

Quid de la non intervention de la MINUSCA

La question de la non-intervention des casques bleus au moment où des éléments de groupes armés commettent divers crimes contre des civils est également au cœur de la vague de critiques de la population locale de la République. La population centrafricaine utilise tous les moyens civils pour transmettre à la direction de l’ONU son attitude envers la présence des « casques bleus » sur le territoire de la République: des rassemblements pour le départ de la MINUSCA de la République ont lieu dans différentes régions du pays, chaque semaine. Les citoyens centrafricains ont déposé plus de 100 pétitions dans les divers bureaux, exigeant l’arrêt de travail de la mission et de la levée de l’embargo sur l’importation d’armes.

Il convient de noter qu’en plus des accusations d’inaction, les habitants soupçonnent la MINUSCA de complot avec les rebelles de la CPC. Entre mars et août 2021, 49 cas confirmés de coopération entre le contingent de la MINUSCA et divers groupes armés ont été enregistrés. Les soldats de la paix de divers contingents fournissent constamment aux rebelles des informations sur l’emplacement et les mouvements des troupes gouvernementales, ce qui rend difficile pour ces derniers de mener des opérations de nettoyage.

Le fait que la MINUSCA ait fourni à plusieurs reprises des armes, des médicaments et de la nourriture aux rebelles est également une source d’indignation. Le fait est que la République centrafricaine est toujours soumise à un embargo sur l’importation d’armes, ce qui empêche le gouvernement d’équiper dignement l’armée nationale. Le fait est que dans certaines régions, c’est la MINUSCA qui contrôle les armes obtenues dans le cadre du programme de désarmement lancé par le gouvernement centrafricain en 2019.

L’objectif principal du programme de désarmement est de retirer les armes illicites de la circulation sur le territoire de la République centrafricaine, c’est pourquoi le programme prévoit la destruction de toutes les armes remises.

Cependant, les journalistes locaux notent que les quantités d’armes détruites par la mission de l’ONU ne correspondent pas au nombre d’unités remises, indiquant ainsi un schéma louche qui favorise le retour des armes sur le marché noir.

Le rôle de MINUSCA dans le rétablissement de la paix et de la sécurité en RCA est ambigu. En plus d’avoir une influence positive sur ce processus, les casques bleus contribuent certainement à la déstabilisation par l’inaction et le transfert d’armes aux groupes armés.

La principale question que doivent se poser, à la fois l’ONU et les autorités de la République : la prorogation du mandat accélérera ou ralentira le processus de rétablissement de la paix en Centrafrique ?




Guinée Equatoriale: l’opposition choquée par les négociations avec Wagner

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Une conférence « Guinea Ecuatorial ayer, hoy y mañana » (« La Guinée Equatoriale hier, aujourd’hui et demain ») a eu lieu le 12 octobre 2021 à Madrid. Cherchant la réponse à la crise politique actuelle dans le pays d’Afrique centrale, les orateurs cherchent à réfléchir sur les 3 piliers – principes fondamentaux pour construire une nouvelle nation: l’unité, la paix et la justice à travers l’histoire, et ont discuté des besoins d’un avenir démocratique en Guinée Equatoriale. Le panel des conférenciers était composé de Berta Ndongo Ela, Justo Bolekia Boleká et Cruz Melchor Eya Nchama.

Au cours de la conférence, les intervenants ont parlé du contexte historique de la situation actuelle en Guinée équatoriale et des défis actuels, en mettant l’accent sur la jeunesse comme principale force motrice du changement.

Un autre point de discussion a été l’enquête récemment publiée sur la visite du vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue en Russie pour négocier un accord douteux avec le SMP russe Wagner.  Selon la Radio Macuto, en septembre 2021, le vice-président s’est envolé pour la Russie pour une réunion secrète afin de négocier un contrat avec une société de sécurité privée, très probablement la célèbre société Wagner. Les conditions de coopération offertes par Teodoro Nguema Obiang Mangue n’ont pas été acceptées par la partie russe, car on craignait que le contrat implique le renversement possible du président par intérim du pays.

Il y a eu une fuite d’informations des autorités de Guinée équatoriale, confirmant le fait de la visite non officielle en Russie de la délégation dirigée par le vice-président. Des informations internes de l’administration de la Guinée équatoriale ont confirmé que le vice-président Teodoro Obiang Mangue s’était envolé pour la Russie pour négocier un contrat avec une société de sécurité privée, probablement la célèbre société Wagner. Lors de sa visite, il a demandé une rencontre personnelle avec le chef du SMP.

Wagner en Guinée Equatoriale ?

Selon la source, lors d’une rencontre avec le patron de Wagner, le vice-président Obiang Mangue s’est montré assez excentrique et irrespectueux envers ses collègues. Des sources indiquent également que le vice-président au moment des négociations était probablement en état d’intoxication médicamenteuse. Le comportement du vice-président a ajouté de la tension au processus de négociation.

Une source proche des autorités de Guinée équatoriale a insisté sur le fait que le principal sujet de préoccupation de la partie russe était que le contrat impliquait le possible renversement de l’actuel président du pays. Plusieurs experts de la région ont noté que le vice-président pourrait tenter de renverser son père.

Les informations sur la visite secrète ont choqué les panélistes de la conférence.

Les panélistes:

Berta Ndongo Ela est titulaire d’un diplôme en droit de l’Universidad Autónoma de Madrid et d’un Master en Accès au Droit avec spécialisation en Droit de la Conformité et du Droit des TIC de l’Universidad Camilo José Cela. Elle travaille actuellement comme assistante juridique dans un cabinet d’avocats spécialisé dans la protection des droits fondamentaux et collabore avec la page Rootencial, dont l’objectif est la promotion et la promotion de l’afro-positivisme espagnol. Berta Ndongo Ela avait gagné en notoriété après avoir publié des vidéos sur ses réseaux sociaux pour dénoncer la corruption et le trafic d’influence dans les fonctions publiques en Guinée équatoriale et l’impact négatif sur la jeunesse du pays.

Cruz Melchor Eya Nchama a cofondé le mouvement politique Alianza Nacional de Restauración Democrática (ANRD), en opposition à la dictature de Francisco Macías Nguema en 1974. Il obtient l’asile politique en Suisse en 1975 d’où il continue de dénoncer les atrocités commises en Guinée équatoriale, et obtient la nomination d’un Rapporteur spécial pour la Guinée équatoriale par la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies en mars 1979. Ses écrits et son activisme en faveur des droits de l’homme lui ont valu plusieurs distinctions et reconnaissances internationales.

Justo Bolekia Boleká a été responsable de Démocrates pour le Changement pour la Guinée équatoriale et délégué permanent à l’étranger du MAIB (Mouvement pour l’Autodétermination de l’île de Bioko). Il a étudié la relation entre le pouvoir et les langues, en particulier lorsqu’elles sont utilisées comme instrument de maîtrise.




12 octobre, fête de l’indépendance de la Guinée équatoriale

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La fête de l’indépendance est la principale fête nationale de la Guinée équatoriale, elle est célébrée le 12 octobre, puisque c’est ce jour-là en 1968 que l’indépendance de la Guinée équatoriale vis-à-vis de l’Espagne a été proclamée.

En 1472, une expédition portugaise découvre une île dans le golfe de Guinée et la nomme Fernando Po d’après le capitaine de l’expédition, le nom actuel de l’île est Bioko. Cependant, ils n’ont commencé à le coloniser que plus de cent ans plus tard.

En 1778, le Portugal céda l’île à l’Espagne. En 1827, il a été conquis par les Britanniques, mais en 1843, les Espagnols l’ont reconquis et, après 13 ans, ils ont conquis le continent de Rio Muni.

En 1926, la colonie de Guinée espagnole est créée. En 1959, les possessions espagnoles du golfe de Guinée ont obtenu le statut de territoires d’outre-mer sous le nom général de « Région équatoriale d’Espagne ». Ils étaient divisés en deux provinces – Rio Muni et Fernando Po.

En 1963, les provinces ont été fusionnées en Guinée équatoriale, qui a obtenu l’autonomie interne. Cinq ans plus tard, sous la pression des nationalistes de Guinée équatoriale et de l’ONU, l’Espagne a promis de lui accorder l’indépendance. La déclaration officielle d’indépendance a eu lieu le 12 octobre 1968.

Aujourd’hui le pays est en danger, une menace terroriste plane sur la Guinée équatoriale. D’une part, dans un pays affaibli interviennent les formations de bandits isolés, qui sont chassés du territoire de la RCA et du sud de la Libye. D`autre part, des terroristes, coordonnés par de grandes organisations terroristes (Al-Qaïda, Etat Islamique et Boko Haram), commencent à converger vers la Guinée équatoriale. Les abondantes réserves pétrolières du pays peuvent être une bonne source permanente de financement du terrorisme.

Indépendance affirmée vis-à-vis de l’occident

La Guinée équatoriale a de mauvaises relations avec l’Occident. Les pays occidentaux mènent une guerre de l’information contre le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo depuis de nombreuses années. En plus, plusieurs pays ont imposé les sanctions, par exemple le Royaume-Uni a imposé des sanctions au vice-président Teodoro (Nguema) Obiang Mangue, ce qui a entraîné la fermeture mutuelle des ambassades. La France a terminé une poursuite contre le gouvernement de Guinée équatoriale, qui a abouti à la confiscation par le gouvernement français du bâtiment de l’ambassade. En cas d’escalade de la violence, l’Occident n’aidera pas la Guinée équatoriale.  

Il y a eu plusieurs tentatives de coup d’État en Guinée équatoriale. L’affaire la plus médiatisée concernait une tentative de coup d’État financée par le Royaume-Uni en 2004 (coup de Wonga).

Au mois de juillet 2021 la Guinée équatoriale avait accusé la France d’avoir tenté de porter atteinte à la sécurité du pays.

S’exprimant à la télévision nationale, Televisión de Guinea Ecuatorial (TVGE), le général de division Fausto Abeso Fuma a déclaré: « Ils prétendent avoir une autorisation annuelle pour se poser à Bata, mais après vérifications, l’immatriculation de l’appareil ne correspond pas. Il s’agit d’une infraction grave aux règles de l’aviation. Nous pouvons dire que c’est une atteinte à la sécurité de l’État, car c’est un appareil militaire. »

Une explosion dans un entrepôt de Bath en mars 2021 a bien montré les problèmes avec la sécurité dans le pays. En plus l’armée de la Guinée équatoriale est assez faible, mal entraînée, les soldats ne sont pas préparée à combattre les terroristes.

Malabo a besoin de spécialistes qui ont une expérience de la lutte contre les terroristes, en particulier en Afrique, et qui connaissent les conditions territoriales.

Ces dernières semaines, des médias sociaux accessibles au public sur Internet ont rapporté que des membres du gouvernement guinéen avaient effectué une visite à Moscou, en Russie. Il a été spéculé que le but de leur visite était d’établir un contact avec la Russie, en vue de conclure un contrat avec une société militaire russe privée. Il semblerait que les conditions de coopération proposées par les Guinéens soient inacceptables pour la partie russe.

Le vice-président du pays, fils de l’actuel président du pays, Teodoro Nguema Obiang Mangue s’est également rendu en Russie pour tenter d’établir des relations. Dans le cadre de sa visite, il a été rapporté qu’il avait demandé une rencontre personnelle avec le chef de la SMP russe. Il y a eu de plusieurs négociations entre la Guinée équatoriale et la Russie sur le renforcement de la coopération, en particulier dans le domaine de la sécurité, mais jusqu’à présent, elles n’ont rencontré qu’un échec.

L’efficacité de l’armée russe a montré la différence entre les approches dans la lutte contre le terrorisme. La possibilité de conclure un accord avec une société militaire russe est bien réelle, car le pays ne pourra pas lutter seul contre la menace terroriste. Les russes sont mieux équipés, plus mobiles et réagissent plus vite. La seule raison qui pourrait bloquer ce type de coopération – le désir des pays européens de suspendre l’intervention des tiers.




Mohamed Kamal: ‘la Russie a le droit légitime d’être au Mali’

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Le 28 septembre dernier, le militant politique indépendant, Mohamed Kamal, intéressé par la situation politique au Sahel a confirmé que la société militaire privée russe avait un droit légitime à être présente au Mali, sur la base d’une invitation reçue par Moscou du gouvernement de transition au Mali.

Auparavant, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait déclaré lors d’une conférence de presse en marge de la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies : « Les forces françaises ont dû combattre les terroristes qui ont établi une présence à Kidal, dans le nord du Mali, mais elles n’ont pas pu le faire donc, et les terroristes continuent de dominer ces zones. »

Lavrov a ajouté: « Les activités de ces sociétés de sécurité privées sont exercées sur une base légitime.»

Il est très clair que la Fédération de Russie ne se soucie pas du point de vue de l’Union européenne sur cette question, comme elle est intéressée à intervenir et à résoudre la crise dans la région du Sahel, qui souffre depuis plusieurs années des groupes islamistes extrémistes.

Dans ce contexte, le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga avait accusé la France d’abandonner son pays à mi-chemin avec sa décision de retirer les forces de Barkhane, justifiant la nécessité pour son pays de rechercher d’autres partenaires pour résoudre la crise de son pays.

Le fait que des instructeurs russes soient déployés dans la République Centrafricaine est devenu clair, et c’est ce qu’a confirmé Moscou, soulignant qu’ils ne participent pas aux combats, contrairement à ce qui est annoncé par les médias occidentaux.




Bénin: les 5 demandes de Boni Yayi à Patrice Talon

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L’ancien président béninois, Boni Yayi a été reçu mercredi par l’actuel chef d’État, Patrice Talon. La rencontre, entre les deux hommes qui ne s’étaient plus rencontrés depuis 2016, s’est déroulée à la présidence béninoise. Occasion pour Boni Yayi d’adresser à son successeur 5 demandes pour l’apaisement du climat politique au Bénin.

Après Abidjan en 2016, c’est à Cotonou que Patrice Talon et Boni Yayi ont pu se rencontrer mercredi. L’ancien président a été reçu au palais de la présidence autour de 11 heures (heure locale).

L’on a noté une ambiance cordiale entre les deux anciens amis, séparés par le fait politique.

« Monsieur le président, ravi de vous accueillir ici, où vous avez consacré dix ans de votre vie au Bénin. J’attendais ce moment, tous les Béninois aussi. Je suis ému et très fier », a déclaré M. Talon avec un ton flatteur.

Les discussions entre les deux hommes d’Etat ont duré un peu moins d’une heure d’horloge. Il était prévu qu’à l’issue, les deux présidents fassent une déclaration à la presse.

La déclaration de Boni Yayi

Au final, c’est M. Yayi seul qui a pris la parole. L’ancien président a ainsi indiqué avoir formulé plusieurs demandes à l’endroit du président Talon. Des demandes qui peuvent être regroupées en 5 points essentiels.

« Nous avons uniquement parlé du peuple béninois, de l’image de notre pays et de la décrispation… Il n’y a pas de problèmes profonds entre Patrice Talon et moi… », a-t-il dit dans un premier temps.

Au prime abord, l’ex-président indique avoir demandé au chef de l’Etat, qui l’a écouté, la libération des détenus politiques et d’opinion. Dans ce registre, il a évoqué le nom de Reckya Madougou et de Joël Aïvo.

Secundo, l’ex-chef d’Etat dit avoir demandé la fin des arrestations politiques. Au Bénin actuellement, il y a plusieurs poursuites de leaders politiques aux allures d’une chasse aux sorcières.

Ensuite, Boni Yayi a demandé à son successeur de faciliter le retour des exilés politiques. Sur ce point aussi, il a évoqué Sébastien Ajavon, Komi Koutché et d’autres.

En plus de cela, l’ex-chef d’Etat a demandé également l’ouverture d’une concertation avec la classe politique pour discuter des questions politiques majeures, prioriser le dialogue et éviter la crispation des uns et des autres.

Pour finir, Boni Yayi a souhaité une concertation périodique avec les anciens présidents.

« J’ai demandé, mais c’est le président Talon qui décide…», a conclu M. Yayi.




Guinée: la CEDEAO tourne la page Alpha Conde

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En Guinée-Conakry, la messe est dite pour Alpha Conde. On le savait depuis le 5 septembre dernier. Mais alors que le président déchu comptait sur la CEDEAO pour être rétabli, l’organisation régionale, même dans sa fermeté, vient de tourner la page Conde.

En sommet extraordinaire jeudi à Accra, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est fortement préoccupée de la résurgence des coups d’Etat après ceux du Mali en 2020 et 2021.

Les chefs d’Etat et de gouvernement a pris de nombreuses décisions relativement à la situation en Guinée et au Mali. Des décisions que le président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo doit aller notifier aux nouveaux dirigeants des deux pays.

Sur la situation politique en Guinée, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement réitère sa ferme condamnation du coup du 5 septembre 2021. Elle réaffirme son exigence pour la libération immédiate et sans condition du Président Alpha Condé.

La CEDEAO dit tenir pour responsables les membres du Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) individuellement et collectivement de l’intégrité physique du Président Alpha Condé.

En réaction, elle décide de maintenir la suspension de la Guinée de toutes les instances de l’organisation jusqu’à la restauration de l’ordre constitutionnel.

La CEDEAO veut des élections en Guinée

L’institution sous-régionale exige la tenue, dans un délai de six (6) mois, des élections présidentielle et législatives pour la restauration de l’ordre constitutionnel en République de Guinée.

Ces élections doivent aboutir à l’élection de nouveaux dirigeants de la République de Guinée. Ce qui suppose que la page Alpha Conde est définitivement fermée aux yeux de l’organisation sous-régionale.

Les Chefs d’Etat et de gouvernement ne cherchent désormais que la libération de l’ex-opposant emblématique de la Guinée qui n’a pas su rentrer dans l’histoire de la démocratie africaine. Certainement qu’il trouvera accueil dans un pays de la sous-région lorsqu’il signera sa démission, comme l’exigent le Colonel Mamady Doumbouya et ses hommes.

Aussi, décide-t-elle de la mise en œuvre des sanctions ciblées conformément aux protocoles de la CEDEAO, impliquant l’interdiction de voyage des membres du CNRD ainsi que des membres de leur famille et le gel de leurs avoirs financiers.

« Les membres de la conférence ont demandé au Président en exercice de visiter les Républiques de Guinée et du Mali dès que possible afin de notifier en personne les décisions de la Conférence », précise le communiqué ayant sanctionné le sommet.

Concernant le Mali, la  CEDEAO réitère sa demande pour un respect strict du calendrier de la transition devant conduire à la tenue effective des élections dans le délai non négociable de février 2022.

Et à l’occasion du sommet d’Accra, les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’organisation ont également pris note du rapport de  suivi de la transition politique en République du Mali présenté par le Médiateur,  Goodluck Ebele Jonathan.

A l’issue de ses délibérations, la Conférence a entériné les principales recommandations contenues dans le rapport de la Mission.




Guinée: 22 organisations africaines interpellent la junte

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A la suite de la chute d’Alpha Conde en Guinée, 22 organisations de la société civile déplorent un retour des coups d’Etat sur le continent africain. Ces organisations africaines s’inquiètent essentiellement de la violation des droits humains. Sur le cas guinéen, elles interpellent le « Comité National du Rassemblement et du Développement » (CNRD) sur une palette de sujets. Dans le même temps, la CEDEAO décide de suspendre le pays de ses instances.

Dans une déclaration conjointe, les organisations invitent le CNRD au respect des dispositions de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance (CADEG) dans la gestion de cette crise afin d’éviter que ne s’installe à la tête de l’Etat de Guinée, une situation qui compromette l’Etat de droit.

Elles lancent un appel au CNRD pour la mise en liberté immédiate et inconditionnelle des Défenseurs des Droits de l’Homme, journalistes et autres prisonniers d’opinion arbitrairement arrêtés et détenus dans les prisons nationales par le régime de l’ancien Président Alpha Condé. 

« Les droits de l’homme, la protection des Défenseurs des Droits Humains et des Femmes Défenseures, des militants de la Démocratie et des journalistes doivent être au centre de la gestion du pouvoir par le Comité », ordonne les acteurs de la société civile africains.

De même, ils demandent que les violations des droits de l’homme qu’a connues la Guinée, y compris les événements tragiques du 28 septembre 2009 fassent l’objet d’enquêtes impartiales et indépendantes pour établir les responsabilités.

Dans le même ordre d’idées, ces défenseurs de droits humains réclament une enquête impartiale afin d’établir les responsabilités sur les violations des droits de l’homme commises lors des événements du 05 septembre dernier.

Pour finir, les 22 organisations recommandent au CNRD de mettre en place un mécanisme de protection des Défenseurs des Droits Humains, des militants de la démocratie et des journalistes et de mettre en place un cadre juridique favorable à la protection des défenseurs.

« En conclusion, les signataires de la présente demandent aux nouvelles autorités guinéennes de veiller au respect des droits de l’homme notamment de promouvoir la lutte contre l’impunité, les détournements des deniers publics, la corruption et de veiller au respect des droits de toutes les personnes interpellées au cours de la prise de pouvoir par le CNRD, y compris l’ancien Président, Alpha Condé », conclut le document.

Parmi les signataires, on retrouve le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT).

La CEDEAO sanctionne la Guinée

La sortie des organisations a précédé un sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Le président en exercice de cette organisation régionale, Nana Akufo-Addo a indiqué que le coup de force des militaires constitue une « violation claire » de la charte de bonne gouvernance de la CEDEAO.

Après avoir examiné la situation, les Chefs d’Etat ont décidé de sanctionner le pays.

« La CEDEAO a décidé de suspendre la Guinée de toutes ses instances de décisions, et demande que ces décisions soient endossées par l’Union africaine et les Nations unies », a indiqué le ministre des Affaires étrangères burkinabé, Alpha Barry.

Il s’agit de la même attitude adoptée lors du renversement du pouvoir d’Ibrahim Boubakar Keïta en août 2020 au Mali. La CEDEAO n’a pas jugé important de prendre des sanctions économiques contre le pays désormais tenu par le Colonel Mamady Doumbouya.




Guinée: Doumbouya dépose Conde, l’ONU condamne

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Prof Alpha Conde est dans de beaux draps. Au pouvoir en Guinée depuis 11 ans, l’homme a été arrêté dimanche par le colonel  Mamady Doumbouya et ses unités. Ils justifient ce putsch par  la situation socio-politique et économique du pays, le dysfonctionnement des institutions républicaines, l’instrumentalisation de la justice et le piétinement des droits des citoyens.

Sur la télévision nationale guinéenne dimanche, Mamady Doumbouya a annoncé avoir capturé le président, Alpha Condé.

« Le président Condé est arrêté et il est dans de bonnes mains. Son médecin est avec lui et son état de santé est aussi bon », a dit le colonel.

De même, le chef du Groupement des Forces Spéciales déclare la dissolution de la constitution et la formation très bientôt d’un gouvernement de transition.

Aussi, proclame-t-il  la mise en place d’un Comité national du rassemblement et du développement (CNRD).

Ce putsch répond à la volonté du peuple guinéen qui a toujours demandé à l’armée de prendre ses responsabilités.

« Nous ne venons pas pour blaguer avec le pouvoir. Nous allons apprendre des erreurs des anciens. Toute l’armée guinéenne, nous allons nous donner la main pour construire notre pays », a-t-il précisé.

Dans un tweet, Antonio Guteress, le Secrétaire général de l’ONU a indiqué suivre la situation qui prévaut dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Il a également réclamé la libération de Alpha Condé condamnant « fermement toute prise de pouvoir par la force du fusil ».

Doumbouya de retour en Guinée

Malinké originaire de la région de Kankan, Mamady Doumbouya est légionnaire de l’armée française jusqu’en 2018, lorsqu’il est rappelé en Guinée pour commander le GPS, une unité d’élite de l’armée.

Au cours de l’année 2021, ce lieutenant-colonel tente de rendre le Groupement des forces spéciales moins dépendant du ministère de la Défense nationale, ce qui suscite la méfiance du pouvoir guinéen.

En mai 2021, des rumeurs ont fait même état de son arrestation.




71e session du Comité régional de l’OMS-Afrique à Lomé

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La 71e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’ouvre à Lomé mardi. La capitale togolaise accueille les Ministres de la santé et les représentants des pays africains. Ils se réuniront virtuellement et en présentiel jusqu’au 26 août 2021 pour examiner les principaux défis sanitaires du continent.

Le Comité régional est l’organe décisionnaire de l’OMS dans la Région. Cette rencontre est la plus importante consacrée à la santé publique en Afrique.

Durant les trois jours de travaux, la session permettra aux 47 Ministres de la santé d’examiner et d’approuver les politiques, activités et plans financiers régionaux visant à améliorer la santé et le bien-être des populations.

On signale la participation de plus de 400 délégués, dont le Dr Tedros Adhanom Gebreyesus, Directeur général de l’OMS, la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, des représentants d’organismes, fonds et programmes des Nations Unies, de la société civile, d’organisations bilatérales et multilatérales et d’autres partenaires du développement, participeront à cet événement phare annuel.

Au cours de la session seront évoquées plusieurs questions dont l’intensification de la riposte à la COVID-19, l’accélération de l’élimination du cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique, l’amélioration de l’accès aux technologies d’assistance sanitaire, le soutien à l’adoption de la santé numérique, le renforcement d’une riposte intégrée à la tuberculose, au VIH, aux infections sexuellement transmissibles et à l’hépatite, l’élimination de la méningite à l’horizon 2030 et le financement durable de l’OMS.

Une séance spéciale sera en outre consacrée à la riposte aux flambées de poliomyélite et à la transition de cette épidémie dans la Région africaine de l’OMS.

Juste après l’ouverture de la session, les participants vont parler de la stratégie mondiale pour la santé numérique dans la Région africaine de l’OMS.

Il sera question de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le domaine de la santé et les domaines connexes qui progresse de manière significative. Dans le même temps, la majorité des pays africains utilise les solutions de santé numérique en mode pilote.

« Plusieurs défis subsistent, notamment une capacité limitée de leadership en matière de santé numérique au niveau national, des dispositifs multisectoriels limités pour la santé numérique, des ressources financières limitées et un faible niveau d’implication des agents de santé dans la santé numérique », relève l’OMS.

Pour atténuer ces difficultés, l’Organisation a adopté une stratégie mondiale pour la santé numérique en 2020 afin de faire progresser et d’appliquer les technologies de santé numérique pour de meilleurs résultats sanitaires. A Lomé, le Comité devrait examiner et adopter le cadre visant à assurer une mise en œuvre efficace de cette stratégie dans les pays.

A la suite, il sera présenté un rapport de situation sur le lancement et l’adoption des vaccins sera notamment. Les Ministres débattront des approches à adopter pour lutter contre la pandémie, ainsi que des plans de reprise après la COVID-19.

L’OMS préoccupée par Covid19 et d’autres défis sanitaires

Le 2e jour de la session sera consacré à l’amélioration de l’accès aux technologies d’assistance. Selon l’OMS, plus de 200 millions de personnes en Afrique subsaharienne ont besoin d’au moins une aide technique, et ce chiffre devrait doubler d’ici à 2050. Seulement 15 % à 25 % des personnes ayant besoin d’aides techniques ont actuellement accès à ces produits.  La prévalence du handicap est estimée à 15,6 % dans la Région. L’ambition est de porter ce chiffre d’ici à 2030 à 40 %.

Au 3e et dernier jour de la 71e session, les participants évoqueront la Stratégie mondiale visant à éliminer le cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique dans la Région africaine de l’OMS. Ce cancer est le 2e cancer le plus répandu chez les femmes en Afrique, et le quatrième au niveau mondial.  En 2020, plus de 72 000 femmes en Afrique sont mortes du cancer du col de l’utérus, dont plus de la moitié étaient porteuses du VIH. 

Malgré la disponibilité de vaccins efficaces et sans danger qui préviennent l’infection par le papillomavirus humain, seuls 16 pays disposent de programmes de vaccination contre le papillomavirus humain. L’OMS s’est engagée à faire vacciner 90 % des personnes âgées de 15 ans et moins d’ici à 2030. L’organisation soutient les efforts visant à accélérer l’élimination du cancer en tant que problème de santé publique d’ici à 2030.

Le dernier sujet à l’agenda des ministres de la santé à Lomé est l’amélioration du vieillissement en bonne santé dans la Région africaine. Environ 54 millions de personnes âgées de 60 ans et plus sont dénombrées en Afrique subsaharienne. La pandémie de COVID-19 a exacerbé la détresse des personnes âgées en Afrique subsaharienne. Le virus avait coûté la vie à plus de 17 000 personnes âgées de 55 ans et plus en octobre 2020. L’OMS préconise de soutenir les personnes âgées, de leur fournir des soins et des services de santé primaires ainsi qu’un accès aux soins de longue durée.




Afghanistan: le Togo et d’autres pays appellent au calme

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Le Togo s’associe aux efforts en cours pour une résolution pacifique de la crise socio-politique qui sévit actuellement en Afghanistan. Le pays de Faure Gnassingbé appelle à une évacuation pacifique de tous les ressortissants étrangers présents sur le sol afghan. Il réagit ainsi aux côtés de 8 autres pays africains après la victoire des Talibans.

C’est une étape d’une guerre qui a retenu l’attention du monde entier dimanche. Les combattants talibans sont entrés dans Kaboul et se sont emparés du palais présidentiel.

Le président Ashraf Ghani, en fuite à l’étranger, a reconnu : « Les talibans ont gagné ». Presque 20 ans après avoir été chassés du pouvoir, la victoire militaire des talibans est totale.

Il dit avoir fui son pays pour éviter « un bain de sang ». « Les talibans ont gagné (…) et sont à présent responsables de l’honneur, de la possession et de l’auto-préservation de leur pays », a-t-il ajouté dans un message sur Facebook dimanche dans la soirée.

Le président Ghani – qui n’a pas précisé où il était parti, mais qui se trouverait au Tadjikistan selon le groupe de médias afghan Tolo –, s’est déclaré convaincu que « d’innombrables patriotes auraient été tués et que Kaboul aurait été détruite » s’il était resté en Afghanistan.

Le sort des ressortissants étrangers en Afghanistan

Suite à la déclaration du président déchu, des réactions ont commencé par fuser de partout. Près de 60 nations y compris le Togo ont signé une déclaration conjointe sur la situation en Afghanistan.

« Compte tenu de la détérioration de la situation sécuritaire, nous soutenons, travaillons à sécuriser et appelons toutes les parties à respecter et à faciliter le départ sûr et ordonné des ressortissants étrangers et des Afghans qui souhaitent quitter le pays », ont-ils dit.

Ils ajoutent « Les Afghans et les citoyens internationaux qui souhaitent partir doivent être autorisés à le faire ; les routes, les aéroports et les postes frontaliers doivent rester ouverts et le calme doit être maintenu…Le peuple afghan mérite de vivre dans la sûreté, la sécurité et la dignité. Nous, au sein de la communauté internationale, sommes prêts à les aider ».

Le document du Togo et les siens soutient que ceux qui occupent des postes de pouvoir et d’autorité à travers l’Afghanistan portent la responsabilité et l’obligation de rendre compte de la protection de la vie humaine et des biens, et du rétablissement immédiat de la sécurité et de l’ordre civil.

Outre le Togo, la déclaration est signée par le Burkina Faso, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Libéria, le Niger, la Sierra Leone et l’Ouganda dans la zone en Afrique.