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Madagascar: 2 français arrêtés pour tentative d’assassinat du président

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A Madagascar, les autorités ont annoncé avoir déjoué une tentative d’assassinat du président Andry Rajoelina. Six personnes ont été arrêtées dont 2 français. Une enquête est ouverte.

Les deux Français seraient des ex-officiers à la retraite. Ils sont suspectés d’être impliqués dans une tentative d’assassinat du président Andry Rajoelina.

« Plusieurs ressortissants étrangers et malgaches ont été interpellés mardi dans le cadre d’une enquête pour atteinte à la sûreté de l’État », a déclaré mercredi la procureure générale de Madagascar, Berthine Razafiarivony.

La magistrate évoque des preuves qui démontrent que les mis en cause ont échafaudé un plan d’élimination et de neutralisation des diverses personnalités malgaches dont le chef de l’État.

2e tentative à Madagascar

« A ce stade de l’enquête qui se poursuit, le parquet général assure que toute la lumière sera faite sur cette affaire », a ajouté Mme Razafiarivony.

Ce coup serait la 2e tentative en moins d’un mois seulement. Le 26 juin dernier, lors de la célébration de la fête de l’indépendance du pays, la gendarmerie avait déjà annoncé avoir déjoué une tentative d’assassinat du secrétaire d’État chargé de la gendarmerie.

Il s’agit du général Richard Ravalomanana. Ce dernier est un bras droit du président Andry Rajoelina.




Mali: Assimi Goïta échappe à un assassinat

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Alors qu’il prenait part à la prière de Tabaski mardi, Assimi Goïta, le président de la transition malienne a failli se faire assassiner. Deux individus ont tenté de le poignarder à la Grande mosquée de Bamako. Heureusement, il en est sorti « sain et sauf ».

Les faits se sont déroulés alors que l’imam se dirigeait vers la sortie de la mosquée pour égorger le mouton. Les deux individus dissimulés parmi les participants à la prière ont tenté de poignardé l’homme fort du Mali.

Latus Tourè, régisseur de la mosquée a précisé dans les détails qu’au moment où l’imam devrait aller immoler son mouton, que le jeune a tenté de poignarder Assimi Goïta de dos. Mais c’est une autre personne qui a été blessée.

Très rapidement, le président Goïta a été emmené et ne semblait pas avoir été touché. Un responsable des services de sécurité de la présidence malienne a indiqué qu’il s’agissait d’une « tentative d’assassinat » du président de transition.

« Nous sommes en train de mener l’enquête. Au moins une personne a tenté de l’attaquer avec un couteau à la Grande mosquée de Bamako ce jour », a ajouté la même source selon l’AFP.

Des faits confirmés par le ministre des Affaires religieuses, Mamadou Koné, qui était également président dans la Mosquée lors des évènements.

« Un homme a tenté tout de suite dans la Grande mosquée de Bamako de tuer le président de la transition avec un couteau », a-t-il appuyé précisant que l’indélicat a été bien maîtrisé avant de commettre son forfait.

Goïta rapidement évacué

La mosquée du roi Fayçal a ensuite été vidée de ses fidèles. Ses abords ont retrouvé une quinzaine de minutes plus tard le calme une fois le président de la transition emmené au QG des militaires dans la ville-garnison de Kati à une quinzaine de km de Bamako.

Un des deux assaillants portrait un turban. On apprend toutefois que le Colonel Goïta est « sain et sauf ». Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales est devenu l’homme fort du Mali depuis août 2020.

Après avoir renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu deux ans auparavant, Colonel Goïta a démis en mai dernier Bah N’Daw qui conduisait la transition qui était en cours.

Depuis lors, le président de la transition malienne ne se déplace jamais sans ses hommes, cagoulés et armés de fusils d’assaut. Le colonel Goïta avait promis rendre le pouvoir aux civils après des élections prévues le 27 février 2022.




Afrique du Sud: 45 morts suite à l’arrestation de Jacob Zuma

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En Afrique du Sud, l’incarcération de l’ex-président, Jacob Zuma a déclenché de violents affrontements dans le pays. Au moins 45 personnes ont déjà trouvé la mort.

Dans les détails, on dénombre 26 morts dans la province du Kwazulu-Natal (KZN, Est), où les premiers incidents ont éclaté vendredi. Et 19 autres dans l’agglomération de Johannesburg, selon les bilans actualisés des autorités locales.

On apprend qu’une bonne partie de ces victimes ont été piégées dans des bousculades. Notamment lors de pillages lundi dans plusieurs centres commerciaux de l’Afrique du Sud.

Le président Cyril Ramaphosa a lancé un appel au calme et déployé des militaires. Mais des milliers de Sud-Africains ont continué à affluer pour voler hangars et magasins, notamment à Durban, grande ville portuaire sur l’océan Indien.

A Soweto, près de Johannesburg, les corps de dix personnes ont été retrouvés lundi dans la soirée après qu’un centre commercial Ndofaya a été dévalisé.

La police de l’Afrique du Sud dépassée

Des foules compactes et désordonnées se sont précipitées pour récupérer téléviseurs géants, vélos pour enfant, sièges de bureau, couches ou conserves…

Les forces de l’ordre, visiblement en effectifs insuffisants, ont tiré des balles caoutchoutées pour disperser les foules, suscitant des courses paniquées sur les parkings des zones commerciales ou dans les rues des principales villes touchées, aux trottoirs jonchés de bris de verre et de déchets.

Lundi soir, Cyril Ramaphosa a souligné le caractère inédit de ces violences depuis l’avènement de la démocratie post-apartheid. 757 personnes ont été arrêtées, la majorité à Johannesburg.

Le président sud-africain s’est engagé à travailler pour stabiliser la situation qui reste toutefois précaire avec des vagues de villages dans les principales villes du pays.




Assimi Goïta en colère contre le président du Niger

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Les critiques adressées aux militaires maliens au pouvoir le vendredi dernier par le chef de l’Etat nigérien depuis Paris passent mal auprès d’Assimi Goïta. Bamako a vivement protesté contre des propos de Mohamed Bazoum. Pour les autorités maliennes, il s’agit d’une posture qui est à l’encontre des « relations d’amitié et de fraternité » entre le Mali et le Niger.

Pour faire part de son mécontentement, Assimi Goïta a fait convoquer l’ambassadeur du Niger au Mali, Mamoudou Moumouni par le ministre malien des affaires étrangères. Le diplomate nigérien devrait s’expliquer sur les propos tenus par son président à Paris.

Selon un communiqué de la diplomatie malienne, le ministre malien des affaires étrangères et de la coopération, Abdoulaye Diop a fait part de « l’étonnement du gouvernement malien face » aux propos de Mohamed Bazoum. Le gouvernement malien a, en conséquence, élevé « une vive protestation auprès du gouvernement de la République du Niger ».

Dans la suite, le gouvernement malien a rappelé que le Niger et le Mali, liés par l’histoire et la géographie, ont toujours développé de solides relations d’amitié et de fraternité qui n’appellent qu’à être renforcées. Le communiqué précise que les déclarations de Mohamed Bazoum vont « malheureusement à l’encontre de cet esprit ».

Bazoum au sujet d’Assimi Goïta

En déplacement à Paris la semaine dernière, le président nigérien a critiqué la propension des colonels au Mali à prendre le pouvoir après des revers militaires.

« Il ne faut pas permettre que les militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front (…), que les colonels deviennent des ministres ou des chefs d’Etat », a déclaré vendredi M. Bazoum avant de demander : « Qui va faire la guerre à leur place ? ».

M. Bazoum réagissait ainsi lors d’une conférence de presse commune avec son homologue français Emmanuel Macron à Paris.

« Ce serait facile si chaque fois qu’une armée de nos pays a un échec sur le terrain, elle vient prendre le pouvoir ! (…) Ce ne sont pas des choses acceptables », a-t-il ajouté en présence de M. Macron qui avait vainement tenté de mettre la pression sur Assimi Goïta, alors qu’il a avalisé un coup d’Etat au Tchad.

Pour le pouvoir d’Assimi Goïta, le président nigérien devrait plutôt soutenir le Mali dans la situation actuelle, surtout que les deux pays sont tenus d’unir leurs forces pour lutter contre « l’extrémisme violent, le terrorisme et le Covid-19 ».




Ouattara-Gbagbo: Un match retour en Côte d’ivoire ?

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Le retour de Laurent Koudou Gbagbo en Côte d’Ivoire, son pays natal recentre le débat sur les acteurs qui animent la vie politique dans le pays. L’ancien président acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) affiche son ambition de reprendre les rênes du Front populaire ivoirien (FPI), son parti politique. Pendant ce temps, il se susurre que son successeur, Alassane Ouattara brûlerait d’envie de modifier la constitution ivoirienne pour écarter les anciens présidents.

C’est officiel depuis le 17 juin dernier. Laurent Gbagbo acquitté de crimes contre l’humanité le 31 mars dernier par la CPI a regagné Abidjan après 10 ans d’absence.

L’ancien président de la Côte-d’Ivoire a été accueilli en grande pompe. Un pavillon présidentiel lui avait été affrété par le camp Ouattara, même si aucun des ministres n’était présent à l’aéroport Félix Houphouët. De nombreux militants de son parti étaient venus en masse pour l’accueillir.  Même des gardiens des us et coutumes avaient marqué de leur présence à ce retour du fils de Gagnoa.

Adulé dans son pays et sur le continent, le président historien a eu à déclarer : « Je suis ivoirien mais j’ai appris en prison que j’étais d’Afrique. Toute l’Afrique me soutient » sans lever un petit coin de voile sur son avenir politique.

Mais dans les coulisses beaucoup voient M. Gbagbo revenir au-devant de la scène politique. Surtout avec la sortie de Bernard Houdin, son Conseiller qui disait sur France 24 que l’ADN du président c’est la politique.

Ouattara-Gbagbo en 2025

Des déclarations confirmées le week-end dernier par le leader du FPI. Interrogé par le même média français, Laurent Gbagbo n’exclut pas la possibilité de candidater pour la présidentielle de 2025.

« Je n’exclus rien. Je suis en politique. J’ai demandé à la direction de mon parti de me laisser faire mes deuils, surtout pleurer ma maman… Et puis après je suis un soldat, je suis au garde à vous », a-t-il répondu à la question selon laquelle beaucoup de supporteurs espèrent le voir concourir à l’élection suprême en 2025.

Cependant, pour beaucoup d’observateurs, l’actuel président, Alassane Ouattara a l’intention de changer la Constitution de son pays.

Pour l’élection de 2025, il baisserait l’âge de candidature maximale à 75 voire 70 ans. Une façon de tourner la page en s’excluant et en éliminant ses rivaux, Henri Konam Bedie et Laurent Gbagbo.

Laurent Gbagbo inculpé en 2011 par la justice de son pays puis envoyé à la CPI constitue toujours par faire une lecture différente de la crise post-électorale.

« Certains ont décidé de mettre Ouattara au pouvoir. Mais pour le mettre au pouvoir il faut que la poire soit vide, donc de me dégager. Mais moi je me considère comme celui qui a gagné l’élection présidentielle de 2010. Ça c’est évident » a-t-il dit.




Les premiers billets ECO promis pour 2027 par la CEDEAO

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La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) annonce une nouvelle date du lancement de la monnaie « Eco ». Réunis le 18 dernier au Ghana pour un sommet extraordinaire, les 15 Etats membres ont, après concertation, décidé du sort de leur nouvelle monnaie.

Les Chefs d’Etats et représentants des pays membres, la monnaie unique de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), aura lieu en 2027.

Selon Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission, il s’agit d’une nouvelle feuille de route accompagnée d’un nouveau pacte de convergence qui couvrira la période 2022-2026. Ainsi, 2027 sera l’année de lancement de la monnaie.

Notons que le pacte de convergence avait été suspendu pour les exercices 2020 et 2021 afin de permettre aux États de faire face à la pandémie du Covid-19.

Outre la question conjoncturelle, les 2 zones de la CEDEAO, à savoir l’Union monétaire Ouest-africaine (UMOA) et en ZMAO, ne sont pas au même stade d’expérience de gestion commune de la monnaie et des pactes de convergence.




Electricité: le Nigéria va alimenter le Togo et 3 pays

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Le Nigeria a annoncé des discussions avec quatre pays d’Afrique de l’Ouest pour leur vendre de l’Electricité inutilisée. Parmi ces pays se trouve le Togo. Ces pays vont bénéficier de l’électricité via une ligne de transport d’électricité (North Core).

Sule Abdulaziz, le directeur général par intérim de la Transmission Company of Nigeria (TCN) et président du conseil d’administration du West African Power Pool (WAPP) a fait l’annonce il y a quelques jours.

Selon ce dernier, le géant ouest-africain va vendre de l’électricité au Togo, au Burkina Faso, au Bénin et au Niger. Et cette vente ne sera effective qu’après l’installation de la ligne de transport électrique de North Core.

Le projet North Core est financé par la Banque mondiale, le Conseil français de développement et la Banque africaine de développement (BAD). Sa réalisation est estimée à 570 millions de dollars. Il devrait être achevé dans deux ans environ. Aux manettes, la société de production d’électricité (GenCos).

« Le Nigeria s’attend à ce que de nouveaux générateurs participent à l’exportation d’énergie pour la ligne de transmission North Core de 875 km avec 330KV du Nigeria vers le Niger, le Togo, le Bénin jusqu’au Burkina Faso », a-t-il exprimé.

Sale Mamman, le ministre nigérian de l’Energie a indiqué de son côté que le projet de transmission North Core favorisera le commerce entre les pays couverts par le projet en s’attaquant au déficit énergétique dans ces pays.




Côte d’Ivoire: Un pavillon présidentiel pour Laurent Gbagbo

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Le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire se précise et se prépare. Annoncé sur la terre natale le 17 juin prochain, l’ex président ivoirien va bénéficier d’un accueil chaleureux aussi bien de son camp que de celui d’Alassane Ouattara, son adversaire politique. La nouvelle a été donnée un peu tard dans la soirée de ce lundi 14 juin.

C’est Assoa Adou qui fait l’annonce. Face à la presse ce jour à Abidjan, il a révélé que Alassane Ouattara a décidé d’affréter le Pavillon présidentiel à Laurent Gbagbo afin de l’accueillir comme « une haute personnalité ».

Le leader ivoirien détenu à la Cour Pénal International (CPI) et acquitté revient par vol Air Bruxelles le jeudi prochain à 15h 45 GMT. Des dispositions sont prises également à l’intention de toute personnalité qui souhaite faire le déplacement sur l’aéroport.

« Des chapiteaux seront dressés pour les délégations de notabilité qui voudront faire le déplacement à l’aéroport », a ajouté M. Adou.

Au lendemain de leur acquittement par la Cour pénal international (CPI), le Président Alassane Ouattara a déclaré que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé étaient libres rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent.

De plus, avait-il poursuivi, les frais voyage de M. Gbagbo ainsi que sa famille seront pris en charge par l’Etat de Côte d’Ivoire et des dispositions seront prises également pour qu’il bénéficie, conformément aux textes de loi en vigueur, des avantages et indemnités dus au statut d’ancien Président de la République de Côte d’Ivoire.

Assoa Adou a tenu à remercier le Président Alassane Ouattara pour « ce geste » qui rentre dans la droite de la « réconciliation nationale entre les fils et filles de ce pays ».




Mali: la CEDEAO félicite Assimi Goïta pour son engagement

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Une mission conduite par Goodluck Jonathan, Envoyé Spécial et Médiateur de la CEDEAO au Mali, a séjourné les 8 et 9 juin derniers à Bamako au Mali. La délégation a eu l’occasion de discuter avec les autorités de la transition. Il s’agissait de mieux comprendre les stratégies développées pour faire aboutir la transition dans le délai défini par la CEDEAO. Et l’organisation lance un appel aux partenaires du Mali.

Selon l’organisation communautaire, la transition malienne devrait aboutir au plus tard le 22 février 2022 avec l’organisation d’élections présidentielle et législatives transparentes, libres et démocratiques acceptée par tous les acteurs politiques.

La Mission de la CEDEAO a rendu une visite de courtoisie au Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta et à Monsieur Choguel MAIGA nouveau Premier Ministre de la transition. Elle a également eu des consultations avec les membres du Comité local de suivi et les membres du Corps diplomatique accrédités au Mali.

« La Mission a félicité le Président de la transition pour sa prestation de serment et l’a encouragé à conduire la transition en conformité avec les promesses et engagements énoncés dans son discours d’investiture », lit-on dans un communiqué de la Commission de la CEDEAO.

Par ailleurs, la délégation conduite par Goodluck Jonathan a pris acte de la nomination du Premier Ministre et a réitéré la nécessité de former un Gouvernement inclusif qui devra faciliter la mise en oeuvre de la transition.

L’appel de la CEDEAO aux partenaires du Mali

La mission de la CEDEAO assure avoir été informée des « larges concertations du Premier Ministre avec l’ensemble des acteurs sociopolitiques incluant toutes les parties prenantes signataires de l’Accord d’Alger ».

A l’occasion, le Président de la Transition et le Premier Ministre ont pris des engagements pour respecter les décisions du Sommet Extraordinaire de la CEDEAO tenu le 30 mai 2021 à Accra.

« La Mission a aussi encouragé le Gouvernement à décliner de façon précise les actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour réussir la transition dans le délai fixé. La Mission a par ailleurs encouragé les autorités de la transition à renforcer les efforts sécuritaires avec tous les partenaires afin de créer un environnement paisible et apaisé afin que les prochaines élections soient inclusives, transparentes et crédibles », déclare la CEDEAO.

La délégation de la CEDEAO a exhorté tous les acteurs sociopolitiques à travailler ensemble et à faire preuve de responsabilité afin de garantir la réussite du processus de transition.

CEDEAO s’engage à accompagner le Mali pour une transition réussie et demande aux partenaires multilatéraux et bilatéraux à soutenir le processus de transition.




Mali: Goïta garde le pouvoir, la CEDEAO veut un Premier ministre civil

Réunis à Accra dimanche au sujet de la situation politique qui prévaut au Mali, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont décidé de suspendre le pays des instances de l’institution. Aucune sanction n’a été prise. L’institution régionale décide d’accompagner la transition dirigée désormais par Assimi Goïta et exige pour ce faire un Premier ministre civil.   

Les chefs d’Etat de la CEDEAO ont demandé aux militaires maliens la nomination d’un Premier Ministre  civil. Ils ont réaffirmé leur soutien à la transition dirigée par Assimi Goïta. Le Chef de la junte a participé à la réunion d’Accra et a été consulté avant la prise des décisions.

Finalement, il n’y a pas de fermeture des frontières, ni des sanctions économiques prises contre la junte militaire comme le craignaient certains observateurs. Certains ont même appelé à des sanctions contre les militaires.

Les Chefs d’Etat de la CEDEAO suspendent par contre le pays de toutes les instances de l’organisation. Ils insistent sur le maintien absolu de la date du 27 février 2022 pour l’élection présidentielle.

Au sujet du processus électoral, ils proposent la mise en place d’un mécanisme de suivi.

De façon plus claire, il faut dire que le Colonel Assimi Goïta va parachever la transition en nommant un Premier ministre civil.

Pas dans la logique des occidentaux

Vendredi 28 mai dernier, la Cour constitutionnelle malienne a déclaré le colonel Goïta président de transition du pays. Cette décision a parachevé le coup de force déclenché 4 jours plus tôt contre Bah N’Daw, le président de la transition et Moctar Ouane, le Premier ministre.

Plusieurs pays occidentaux avaient menacé de sanctionner le Mali. Emmanuel Macron, le président français a affirmé dimanche dans un média de son pays qu’il « ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

La France, avec environ 5.100 hommes au sein de Barkhane, soutient le Mali qui fait face depuis 2012 à une poussée jihadiste partie du Nord avant de s’étendre au centre, qui a plongé le pays dans une crise sécuritaire.

La position d’Emmanuel Macron est sévèrement critiquée en Afrique pour le fait qu’il est cautionné le coup d’Etat opéré au Tchad à la suite du décès tragique d’Idriss Itno Deby. Le fils de ce dernier dirige le pays depuis alors que la même France condamne le coup d’Etat malien.

Mais la CEDEAO n’ira finalement dans le sens voulu par les occidentaux, notamment la France d’Emmanuel Macron.