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L’UE apporte un important appui à Mango et à Dapaong

Le chef de la délégation de l’Union Européenne au Togo, Nicolas Berlanga Martinez lance au nord du Togo un projet d’accès à l’eau et l’assainissement dans les communes de Mango et de Dapaong. C’était lors de sa visite en semaine aux personnes déplacées suite aux récents affrontements intercommunautaires qu’ont connus dernièrement ces localités.

Il s’agit du « Projet d’amélioration de l’accès aux services de l’eau potable et d’assainissement dans les communes de Dapaong et Mango » (PAASEA). Il a été lancé le 16 février à Mango.

Il est question pour l’ambassadeur de l’UE, d’améliorer le niveau de vie de ces populations en passant par l’amélioration de leur cadre de vie précisément améliorer l’accès à l’eau et l’assainissement.

Financé à hauteur d’environ 328 millions de francs CFA, le PAASEA va  réhabiliter une partie du réseau d’eau potable dans les deux localités, renforcer leurs moyens d’assainissement et améliorer les capacités des structures locales pour une gestion pérenne de ces acquis.

S’agissant des personnes déplacées suite aux récents affrontements intercommunautaires dont la transhumance est le mobile, l’UE soutient les initiatives de sensibilisation qui se déroulent dans une approche inclusive.

Elle a à cet effet appuyé avec 462 millions de francs CFA entre février 2014 et juillet 2016 les activités menées dans les régions des Savanes, de la Kara, de la Centrale et des Plateaux pour réduire les risques liés à cette activité.




Faure Gnassingbé s’éternisera-t-il au pouvoir ? Robert Dussey répond

Dans une longue interview accordée cette semaine à Deutsche Welle, la radio allemande, le Chef de la diplomatie togolaise, le Professeur Robert Dussey s’est prononcé sur la question des réformes constitutionnelles, des élections locales, le printemps de la coopération germano-togolaise et sur l’organisation prochaine d’un sommet Afrique-Israël à Lomé. L’entretien a été l’occasion de revenir sur la longévité au pouvoir de Faure Gnassingbé, déjà dans un 3e mandat, alors que la limitation des mandats présidentiels n’est toujours pas une réalité au Togo.

Répondant aux journalistes de la Radio allemande, Robert Dussey a indiqué ne pas croire que le Chef de l’Etat togolais voudrait rester au pouvoir ad vitam æternam. Le ministre rappelle que le processus des réformes est engagé et que la commission des réformes s’active pour livrer ses propositions.

Le Prof Dussey annonce également que les élections devraient être tenues incessamment et que le ministère de l’administration territoriale est en charge du processus.

Dans l’interview ci-après, le ministre est également revenu sur le Printemps de la coopération germano-togolaise et le sommet Afrique-Israël qui vont se dérouler à Lomé cette année. 

Cela fait plus de quarante ans qu’il n’y a pas eu d’élections locales au Togo, où est-ce que ça bloque?

Robert Dussey : Je crois que maintenant il n’y a plus de blocage en tant que tel. Et si vous suivez l’actualité politique togolaise, il y a quelques mois, le gouvernement avait lancé le processus pour l’organisation des élections locales. Nous avons beaucoup traîné pour des questions matérielles, logistiques, et on peut déjà dire que ce processus est déjà derrière nous parce que nous allons incontestablement avoir les élections locales très bientôt. Je vous rassure qu’il y aura les élections locales d’ici la fin de cette année.

C’est une bonne nouvelle pour les togolais ?

Bien-sûr. C’est une décision du gouvernement et le ministère de l’administration territoriale est en train de préparer les élections. Nous avons un appui important de l’Union Européenne et particulièrement de l’Allemagne pour aller au bout, le président de la République s’est engagé, le gouvernement aussi et nous espérons que les élections locales vont se tenir.

Le Togo contrairement à la RDC est un petit où normalement le processus d’enrôlement devrait se passer plutôt vite. Avez-vous déjà commencé ?

Nous n’avons pas ce problème. Nous sommes sortis des élections présidentielles en 2015 et c’est sur ce fichier que nous y étions. Il y a eu quelques blocages et nous sommes arrivés à les dépasser et nous pensons qu’avec la volonté politique de tous les partis politiques, nous arriverons à l’organiser. En tout cas c’est l’engagement du président de la République et de son gouvernement.

Lors d’un entretien avec la Deutsche Welle, Faure Gnassingbé avait annoncé les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Pour l’instant on a l’impression que ce processus-là bloque. L’opposition refuse d’accepter jouer le jeu du gouvernement comme ils disent ?

Nous avons à Lomé, un haut-commissariat qui est chargé de piloter la question des réformes constitutionnelles institutionnelles et de la réconciliation. Donc madame Awa Nana qui est chargée de cette question est en discussion avec les partis politiques. Il y a une commission qui est mise en place et je crois qu’il faudrait patienter un peu pour avoir les résultats. La commission travaille à rendre les résultats des discussions pour savoir exactement ce qui se passera. Les réticences des partis politiques sont normales. Le Togo n’a pas le monopole de ces discussions. Ce que nous souhaitons est que tous les partis politiques puissent s’entendre sur les réformes demandées.

Parlant de réformes constitutionnelles et institutionnelles et de la limitation de mandat, pensez-vous que le chef de l’État Faure est sincère et qu’il rendra le pouvoir quand il aura été battu à une élection?

Mais vous pensez que le président Faure voudrait rester au pouvoir éternellement? Je ne crois pas. C’est un être humain comme nous. Pour le moment il n’y a pas de limitation de mandats présidentiels et lors d’un entretien à Deutsche Welle, il vous a donné son point de vue sur la limitation de mandat et je ne peux que m’en tenir aux déclarations qu’il a faites sur ce médias.

La question lui avait été posée entre temps et il a dit qu’il ne voyait pas le rapport…

Je vous dis que je m’en tiens aux déclarations qu’il a faites sur Deutsche Welle.

Et en outre la question de la limitation des mandats, par quel point s’exprimerait encore cette réforme politique ?

Ce sont des réformes constitutionnelles et institutionnelles. Souvent quand on parle de réformes politiques certains pensent qu’il ne s’agit que de la limitation des mandats. Ce n’est pas vrai. Il y a d’autres points sur lesquels d’autres partis politiques veulent des réformes. Ces points-là seront traités et c’est pourquoi la commission est mise en place.

Une fois de plus vous êtes en Allemagne, tout semble que la relation germano-togolaise a l’aire de bien marcher…

Ma présence est un témoignage du gouvernement togolais pour cette coopération très forte dont nous nous réjouissons.

Parlant du printemps de la coopération germano-togolaise qui aura lieu en avril à Dapaong. Vous avez l’impression que l’Allemagne veut faire du Togo un partenaire modèle en Afrique ?

Vous savez que lors de la colonisation le Togo était considéré comme une colonie modèle, nous ne sommes plus dans cette époque et notre ambition est de faire du Togo un partenaire privilégié de l’Allemagne et avec la volonté du gouvernement allemand et togolais je pense que nous pouvons y arriver.

Parlant de la colonisation, les autres pays qui ont été colonisé par l’Allemagne comme la Namibie et la Tanzanie ont ou qui vont porter plainte contre les atrocités commis dans le pays pendant l’époque coloniale, quelle est la position du Togo?

Je note que le Togo ne s’est jamais plaint d’une atrocité quelconque commise par les allemands pendant la colonisation. Au contraire les togolais ont gardé de bons souvenirs de la colonisation allemande parce que nous avions à tester d’autres expériences avec des puissances occidentales. Le Togo n’est pas dans cette vision et nous souhaitons seulement que la collaboration avec l’Allemagne se renforce.

En même temps l’Allemagne n’est pas le seul pied sur lequel vous dansez. Vous prévenez un sommet Togo -Israël cette année, pourquoi?

Oui du 16 au 20 prochain nous aurons le sommet Afrique -Israël, ce sera la première fois que l’Afrique va se réunir avec les responsables israéliens pour discuter coopération. Il faut noter que l’Afrique a déjà des partenariats avec des pays, nous avons Afrique-Chine, Afrique-Turquie, Afrique-France, Afrique -Japon etc. Le gouvernement togolais, le président de la République a pris l’initiative avec le premier ministre israélien d’organiser ce sommet à Lomé… N’oubliez pas que le thème du sommet est celui de la technologie et de la sécurité. Nous considérons que l’Israël a une expertise technologique et nous voulons en bénéficier sur le plan africain. N’oublions pas que le Togo est à la fois ami avec le peuple Israël et le peuple palestinien. Nous sommes bien conscient qu’en accueillant ce sommet, nous devons veiller à ce que nos relations avec la Palestine soient de bonnes relations. Je vous rassure que le gouvernement est en discussion avec la Palestine. Ils travaillent avec les États amis pour que la paix règne dans cette région. Et nous y veillerons.

Avez-vous des réactions de la Palestine par rapport au sommet que vous organisez ?

Nous n’avons pas de réations particulières. Nous sommes un pays ami de l’autorité palestinienne et comme je vous le dit nous discutons avec tout le monde et nous n’avions pas de réaction négative. Je pense que ce nous faisons avec l’Israël aujourd’hui, nous pouvons également le faire avec la Palestine. Donc organiser un sommet Israël-Afrique ne veut pas dire qu’on ferme la porte contre toute rencontre Palestine -Afrique au Togo. Le Togo est ouvert à toutes les options.

Vous pouvez organiser la même rencontre avec la Palestine mais pas sur les mêmes bases puisque justement la Palestine est mal partie à cause de ses problèmes avec l’Israël…?

Nous ne voulons pas nous mêler des problèmes internes du peuple palestinien que nous respectons que nous aimons et le peuple israélien  que nous respectons et aimons également. Aujourd’hui il est question d’un sommet entre les africains et Israël. Donc nous veillons à organiser ce sommet pour qu’il soit un succès à la fois pour les pays africains qui seront présents et également un succès pour le gouvernement israélien. Donc notre position est celle de maintenir le dialogue et la paix entre les peuples et nous continuerons à le faire.

Est-ce que vous pouvez aussi reconnaître une coopération avec la Taïwan?

C’est non. Le Togo a reconnu la République populaire de Chine. Et travaille uniquement avec elle et restera fidèle à la Chine.

Réalisée par la Deutsche Welle, Transcrite par Togobreakingnews.info




Faure et Al-Sisi consolident la coopération Egypte-Togo

Le président togolais, Faure Gnassingbé a séjourné jeudi au Caire dans le cadre d’une visite de travail avec son homologue égyptien Abdel  Fatah Al-Sisi.

Au cours d’un tête-à-tête, MM. Gnassingbé et Fatah Al-Sisi  ont évoqué la coopération en plein essor entre le Togo et l’Égypte,  la situation actuelle de l’Afrique confrontée au terrorisme et les évolutions de la crise au Moyen-Orient.

Cette nouvelle visite du Chef de l’État au Caire illustre l’excellence des relations de coopération qui existent entre les deux pays notamment dans les domaines de la sécurité et la lutte contre le terrorisme, les infrastructures, l’aviation, l’agriculture, la santé, le tourisme et la culture. 

Lors d’un entretien téléphonique entre les deux hommes en novembre dernier, Al-Sisi a félicité Faure Gnassingbé pour ses efforts ayant abouti à l’adoption de la Charte de Lomé sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique.

M. Gnassingbé a également salué l’organisation réussie de la première conférence nationale pour les jeunes à Sharm El-Sheikh, et pour l’élection de l’Egypte au Conseil des droits de l’homme des Nations unies. 

C’est la 2e visite du président togolais au pays des Pharaons en l’espace d’un an, après celle effectuée en avril 2016. 

La délégation présidentielle comprenait le ministre des infrastructures et du transport, Ninsao Gnofam et le Directeur de l’aviation civile, le Colonel Dokissime Gnama-Latta.




Un ‘ami fidèle et sincère du Togo’ élu Président de l’Allemagne

Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères a adressé ses félicitations à Frank-Walter Steinmeier, élu dimanche président de la République fédérale d’Allemagne.

Présent actuellement en Allemagne, le Professeur Dussey a salué l’élection d’un « ami fidèle et sincère du Togo ».  Quelques minutes avant le scrutin, Robert Dussey était d’ailleurs ensemble à Berlin avec M. Steinmeier.

Le nouveau président allemand succèdera le 18 mars prochain à Joachim Gauck. 

Membre du SPD, Frank-Walter Steinmeier fut un très proche collaborateur de l’ancien chancelier Gerhard Schröder dont il a été directeur de cabinet. Il a également occupé la fonction de ministre des affaires étrangères.

Frank-Walter Steinmeier s’était rendu au Togo en 2008 pour sceller la reprise de la coopération entre des deux pays. En juin 2016, lors de sa visite officielle à Berlin, le président Faure Gnassingbé s’était longuement entretenu avec le chef de la diplomatie allemande.

 




Le Togo, porte d’entrée en Afrique de l’Ouest pour les sociétés allemandes

Le Togo est la porte d’entrée pour les hommes d’affaires allemands en Afrique de l’Ouest. C’est ce qu’a, de nouveau, affirmé Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères lors d’un colloque économique organisé du 10 au 11 février à Bonn par la Fondation Konrad Adenauer.

Le rencontre économique  de Bonn a rassemblé d’éminentes personnalités parmi lesquelles Günter Nooke, le représentant personnel pour l’Afrique de la Chancelière Angela Merkel, les principaux responsables de la Fondation Konrad Adenauer ainsi que les représentants de l’Union allemande des entreprises catholiques.

Le Chef de la diplomatie togolaise a été dépêchée à ce colloque conformément à la diplomatie économique initiée par le président Faure Gnassingbé.

Lors des travaux de la rencontre de la fondation allemande, le Professeur Robert Dussey n’a pas manqué l’occasion de convier les investisseurs allemands à venir nombreux à Lomé du 3 au 5 avril prochain à l’occasion du « Printemps de la coopération Togo-Allemagne ».

La deuxième édition du Printemps s’ouvre début avril et enregistrera la participation des pays de l’hinterland dont le Mali, le Niger et le Burkina Faso.




Charte de Lomé: une pléiade de signatures en attendant la ratification

La Charte de Lomé voit le nombre de ses signataires s’agrandir au fil des mois. Signé par seulement 18 pays lors du sommet extraordinaire de Lomé tenu le 15 Octobre 2016, cet instrument de lutte contre les crimes dans les mers africaines porte désormais la signature de 30 Etats africains.

La plupart des nouveaux signataires ont paraphé le document lors du 28ème sommet de l’Union Africaine (UA) en cours à Addis-Abeba. Pour Idriss Deby, le président sortant de l’Union africaine, l’augmentation du nombre de signatures de la Charte de Lomé sur la sécurité et la sûreté maritimes est une étape décisive dans la dynamique de préservation de l’espace maritime.

« Cette charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, signée par plus d’une trentaine de pays membres de l’UA, depuis son adoption en octobre dernier, dans la capitale togolaise, marque incontestablement une étape décisive dans la dynamique de préservation de l’espace maritime » a indiqué lundi Idriss Deby.

La Charte de Lomé vient pallier au désert juridique en matière de protection des mers et océans africains confrontés à une multiplication de crimes et délits. 

Elle est un premier instrument juridique contraignant pour la protection des mers et océans qui baignent les 30.000 kilomètres carrés de côtes africaines.

Cet instrument permettra de prévenir et réprimer la criminalité nationale et transnationale notamment le terrorisme, la piraterie, les vols à main armée à l’encontre des navires, le trafic de drogues, le trafic de migrants, la traite des personnes et les trafics illicites connexes de tous genres en mer, ainsi que la pêche illicite, non déclarée et non réglementées.

Lors de son adoption à Lomé en octobre 2016, le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey avait indiqué que cette charte permettra la pleine exploitation des ressources marines du continent africain qui empêchera désormais le pillage systématique par certains pays avancés.

Pour rentrer en vigueur la Charte de Lomé, en dehors de la signature, doit être ratifiée par au moins 15 pays signataires.

Le Togo, déjà à l’avant-garde de son adoption et sa signature, est aujourd’hui le premier pays à avoir ratifié cette charte.




Diplomatie active de Faure Gnassingbé à Addis Abeba

Le Président de la République du Togo séjourne depuis samedi à Addis-Abeba en Éthiopie où se déroule la 28è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine (UA). Faure Gnassingbé, en marge de la session  s’est entretenu lundi avec plusieurs hautes personnalités.

Dans la capitale éthiopienne, Faure Essozimna Gnassingbé a échangé avec le Commissaire de l’Union Européenne à la coopération et au développement. 

Les deux hommes ont réfléchi à un lendemain meilleur des relations bilatérales entre le Togo et l’Union Européenne. 

A la suite du Commissaire de l’UE, le N°1 togolais a aussi reçu les représentants de Luxembourg, Jean-Marc Hoscheit, de la Chine, Kuan Wei Lin et du Venezuela, Reinaldo Bolivar. 

Si pour la Chine l’objectif visé par le Chef de l’Etat est de renforcer les liens d’amitié et de coopération qui existent déjà entre les deux nations, avec le Luxembourg et le Venezuela Monsieur le Président cherche à nouer de très bonnes relations diplomatiques. 

Faure Gnassingbé au cours de ces différentes audiences n’a pas manqué l’occasion de dévoiler aux uns et autres les possibilités d’investissement que le Togo leur offre.

La session des  Chefs d’Etat quant à se poursuit et le Maroc vient de réintégrer  à l’Union après 33 ans d’absence.




Agenda chargé pour Faure Gnassingbé à Addis Abeba

Faure Gnassingbé, le Chef de l’Eta togolais est présent depuis samedi à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, pour prendre part à la 28e session  ordinaire  de  la  Conférence  des  chefs  d’Etat  et  de  gouvernement  de  l’Union africaine. 

Cette 28e conférence, placée  sous  le  thème  « tirer  pleinement  parti  du  dividende  démographique  en  investissant dans la jeunesse », intervient dans un contexte de changements majeurs au sein de l’institution.  

Les chefs d’Etat et de gouvernement observeront une retraite avant l’ouverture du sommet. Cette retraite sera consacrée au dossier de la réforme institutionnelle de l’Union pour laquelle  un  groupe  d’experts  a  été  commis  sous  la  conduite  du  Président  Kagamé  du Rwanda, en juillet 2016.  Occasion également de discuter de l’évolution de l’organisation vers  plus  d’autonomie.

Le rapport intérimaire de mise en œuvre de la décision d’instituer et d’appliquer une taxe de 0,2% sur toutes les importations éligibles en Afrique pour financer le budget de l’Union africaine, à  partir de l’exercice financier 2017 sera examiné.

Les autres points concernent le retour du Royaume du Maroc au sein de l’Union africaine, le renouvellement de la Commission de l’Union, avec une élection très disputée à sa présidence.

Le nouveau Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres participe aux travaux.




Le sommet Afrique-Israël prévu à Lomé du 16 au 20 octobre prochains

Komlan Edoh Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine séjourne actuellement à Jérusalem. Lundi, il a eu un entretien avec Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien au sujet du prochain sommet Afrique-Israël prévu à Lomé.

Suite à la visite officielle qu’avait effectuée en août 2016, le président Faure Gnassingbé en Israël où il avait été convenu de l’organisation à Lomé d’un sommet Afrique-Israël en 2017, le Chef de la diplomatie togolaise est allé à Jérusalem pour conclure les choses.

C’est la raison de la visite qu’effectue depuis lundi le Professeur Robert Dussey en Israël. Lors d’un tête-à-tête avec Benjamin Netanyahou, les dates du sommet ont été arrêtées. Il se déroule à Lomé du 16 au 20 octobre 2017. 

L’évènement réunira pendant 5 jours officiels israéliens et africains. Premier du genre, il a été conçu par Africa-Israel Connect et proposé aux gouvernements israélien et togolais

La tenue du sommet à Lomé est une nouvelle preuve du dynamisme de la diplomatie togolaise menée par le président Faure Gnassingbé.

« Ce sommet est un formidable accélérateur de développement pour les relations entre Israël et le continent africain. Je salue la contribution du président Gnassingbé pour le rapprochement israélo-africain et sa fidèle amitié », a déclaré Benjamin Netanyahou lors de l’entretien avec Robert Dussey.

De son côté, Le professeur Dussey a expliqué qu’il sera question de définir à Lomé les contours d’un nouveau partenariat entre l’Afrique et Israël. 

« Ce Sommet permettra de tracer les frontières de la renaissance de la relation historique entre notre continent et l’Etat hébreu », a-t-il indiqué.

Le sommet touchera plusieurs domaines : sécurité, lutte contre le terrorisme, agriculture, énergie, eau, santé. L’utilisation des nouvelles technologies comme levier de développement ne sera pas du reste.

Si la conférence sera une occasion pour de nombreux pays africains de resserrer leurs liens politiques et économiques avec l’Etat hébreu, le Professeur Robert Dussey annonce qu’une grande exposition est également prévue en Side events et permettra aux entreprises israéliennes et africaines de montrer leur expertise en matière de développement.

Se rendre sur le site du sommet




Faure Gnassingbé au corps diplomatique: ‘le Togo reste fidèle à ses valeurs cardinales’

Le Corps diplomatique accrédité au Togo a présenté mardi ses vœux de nouvel an au président togolais, Faure Gnassingbé. C’est Sylver Aboubakar Minko-Mi-Nseme, ambassadeur du Gabon au Togo et vice-doyen du Corps diplomatique qui a parlé au nom de ses collègues.

Dans son discours, le diplomate gabonais a salué l’hospitalité du peuple togolais. Evoquant l’année 216, les ambassadeurs ont salué la bonne organisation du sommet de Lomé sur la sécurité maritime et le développement en Afrique. 

« Le monde entier parlera de la charte de Lomé comme une référence dans la lutte contre l’insécurité maritime », a indiqué Dr Minko-Mi-Nseme avant d’ajouter que l’année 2016 a été l’année de la diplomatie togolaise au regard des multiples évènements d’envergure que le pays a accueilli.

2017 sera elle aussi une intense année diplomatique, on fait remarquer les diplomates. En effet, le Togo accueille cette année sommet Israël-Afrique, la Conférence de l’AGOA et la Conférence ministérielle de la Francophonie. 

Le Corps diplomatique a promis l’appui des différents pays au Togo sur le plan international pour atteindre ses objectifs.

Dans sa réponse aux diplomates, Faure Gnassingbé salué le soutien des Etats amis et institutions partenaires. Il appelle à la ratification de la Charte de Lomé adoptée et signée à l’issue du sommet.

« Nous avons ensemble donné en Octobre dernier, un signal d’engagement et de volonté. Il doit maintenant se concrétiser rapidement par le dépôt des instruments requis », a-t-il dit souhaitant que l’on aille au-delà de la quinzaine de ratifications nécessaires à l’entrée en vigueur de la Charte.

Le Chef de l’Etat togolais n’a pas ignoré la situation en Gambie et a formé le vœu que la paix prévale dans ce pays frère.

Un mécanisme d’aide à la résilience en période de conflit

S’exprimant sur la question de l’insécurité qui sévit dans le monde actuellement avec des attaques terroristes et la présence de groupes armés dans les pays du Sahel notamment, Faure Gnassingbé estime que les armées doivent être mises en situation d’assurer entièrement leurs missions de protection des populations, de défense de l’intégrité des territoires et de préservation de la stabilité.

A ce sujet, le Chef de l’Etat annonce que le Togo continuera à participer aux opérations de maintien de paix. Il appelle à développer un mécanisme d’aide à la résilience en période de conflit.

« Il permettra aux Etats aux prises avec les groupes armées et terroristes de préserver leur capacité à poursuivre une activité économique et limiter l’impact de l’effort de guerre sur la croissance et le développement », explique Faure Gnassingbé.

Pour venir à bout des crises migratoires, le Président prescrit toujours la paix pour permettre aux populations de choisir librement leur résidence et de s’établir volontairement et légalement là où leur activité leur assure revenu et prospérité. 

Estimant que la Paix et la sécurité sont autant des conditions que des corolaires du développement,  Faure Gnassingbé affirme que la paix doit être le guide et la priorité absolue.

Le Chef de l’Etat togolais appelle à respecter la voix de l’Afrique portée par des valeurs fondées sur l’humain, la famille et la vie.

« C’est en restant fidèle à ses valeurs cardinales que le Togo, pour sa part, continuera d’œuvrer à apporter à la construction commune une contribution, d’autant plus appréciable qu’elle sera authentique », précise  Faure Gnassingbé qui ne veut laisser personne de côté en ce qui concerne la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD).