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Togo: Togocel et Moov pris en flagrant délit de vol

By November 16, 2020 7218

Le nouveau Directeur général de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) marque les opérateurs de téléphonie du Togo à la culotte. Michel Yaovi Galley ayant pris fonction en octobre dernier vient de mettre Togocel et Moov en demeure. Ces sociétés s’adonnaient à une pratique qui s’apparente au vol de leurs clients.

Tous les utilisateurs de la téléphonie mobile au Togo ont pu faire cette remarque. Lorsque le consommateur émet un appel intra réseau, le coût est bien abordable alors que les appels inter-réseau sont chèrement facturés.

Selon l’ARCEP, les deux sociétés pratiquent une différenciation des tarifs des communications on-net (intra-réseau) et off-net (inter-réseau). Une pratique contraire aux clauses de leurs cahiers de charge et qui leur a permis d’engranger plusieurs milliards sur leurs clients ces dernières années. Une sorte de vol orchestré, à y voir de près.

En effet, l’article 23 des cahiers de charges de Moov et Togocel indique que « le titulaire n’est pas autorisé à appliquer des tarifs différents pour les appels ou SMS envoyés par ses utilisateurs en fonction du destinataire de ces appels et/ou SMS, même si ceux-ci sont clients d’un autre opérateur mobile togolais, à l’exception des appels SMS envoyés aux clients d’opérateurs étrangers ».

L’ARCEP ayant découvert le pot aux roses a estimé que les pratiques de ces deux opérateurs violent les dispositions de leurs cahiers de charges.

Selon l’Arcep, cette pratique tendrait à encourager et à favoriser-parce que moins chères -les communications au sein d’un même réseau (intra-réseau), au détriment d’autres réseaux (inter-réseaux).

Cette autorité dirigée par Michel Yaovi Galley a rendu le 9 novembre dernier deux décisions de mise en demeure à l’encontre de Togocel et Moov.

Pour corriger rapidement la situation, injonction est faite à ces deux sociétés de mettre fin à ces pratiques dans un délai de 8 jours. Le refus laissera place à une procédure formelle de sanction qui pourrait être engagée contre elles.

Logiquement, les 8 jours s’expirent à compter de mardi. Vont-elles obéir ou pas ?

Rappelons que l’ARCEP est chargée de mettre en place les conditions d’une concurrence saine et équitable sur le marché des communications électroniques tout en favorisant l’accès au plus grand nombre à un service de qualité et à des prix accessibles.

OTR