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Le Mouvement « En aucun Cas » ne désarme pas malgré les supplices que vit actuellement son premier responsable, Foly Satchivi arrêté  le 22 août dernier par la Gendarmerie nationale. Le Comité exécutif du Mouvement annonce des manifestations publiques dans six (6) villes du Togo à partir du 1er septembre pour  exiger la libération de tous les détenus politiques.

La marche de protestation contre le retard du développement de la Préfecture de la Kéran à laquelle a appelé samedi le Mouvement des Indignés de la Kéran (MIK) ne s’est pas déroulée de façon paisible à Kanté (467 km au nord de Lomé). Elle a été réprimée par les forces de défense et de sécurité. Les organisateurs dénoncent l’attitude des autorités et promettent reconduire la manifestation pour les prochains jours. De son côté, la coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a apporté son soutien à cette indignation des populations de la Kéran et condamné l’atteinte au droit constitutionnel de manifester.

La Coalition des 14 partis politiques n’est pas du tout d’accord avec la manière dont le pouvoir de Faure Gnassingbé a décidé de conduire la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO et elle le dit à qui veut l’entendre. Après Jean Kissi, le Secrétaire général du CAR (parti membre de la coalition) qui a dénoncé une provocation en milieu de semaine, c’est au tour de la Coordinatrice de ce regroupement politique de réagir. Brigitte Adjamagbo Johnson a appelé dimanche le régime togolais à se ressaisir au risque de faire face à « un ouragan que personne ne pourra contenir ».

La Ligue Togolaise des Droits de l'Homme (LTDH) a publié lundi son rapport sur la situation des droits de l'Homme depuis le 19 août 2017. Le document fait état de 22 morts, 941 blessés dont 202 par balle, 472 arrestations, 255 personnes libérées et 53 toujours en détention. Le gouvernement togolais estime qu’il s’agit d’un « bilan partisan et dénué de tout fondement objectif » et annonce une suite judiciaire.

La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a publié lundi un rapport sur les droits de l’homme au Togo prenant en compte la période allant du 19 août 2017 au 20  juillet 2018. Intitulé « Rapport LTDH 2018 DH/Togo : La répression et la torture contre le changement démocratique », le rapport  de 55 pages vise la documentation des violations des droits de l’homme durant les manifestations politiques couvrant la période du 19 août 2017 à fin juin 2018. Le document révèle que des cas d’assassinats graves ont été dénombrés à Bafilo, à Sokodé, à Mango et à Lomé au cours des dernières manifestations de l’opposition.

Pour la première fois depuis le mois d’octobre 2017, la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition est parvenue à tenir une activité politique dans les villes de Mango, de Bafilo et de Sokodé. Fait notable le passage de l’opposition dans ces localités contrôlées depuis lors par les forces de défense et de sécurité, suite à l’escalade de violences d’août à octobre 2017, s’est déroulé sans incidents. Les responsables du regroupement politique se sont félicités de la mobilisation des populations de ces villes. A l'occasion, le Chef de file de l'opposition, Jean-Pierre Fabre a prévenu que les populations togolaises feront aboutir la lutte quelle que soit la décision de la CEDEAO.

Le Général Yark Damehane a interdit vendredi toute manifestation de rue au Togo durant la période du 23 juillet au 1er août prochains. Le ministre de la sécurité et de la protection civile justifie sa décision par les différentes rencontres internationales en vue dans le pays. Toutefois, elle ne devrait pas impacter la série des meetings entamée par la Coalition des 14 partis politiques de l'opposition.

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson le disait la semaine dernière. La coalition des 14 partis politiques de l'opposition togolaise projette d'intenses manifestations. Mardi, le regroupement des partis a dévoilé le chronogramme de ses activités prévues pour sept (7) jours. Des activités sont également prévues à Sokodé, Bafilo et Mango, des villes jusque-là en état de siège.

Les autorités togolaises ont déployé lundi des militaires, gendarmes et policiers dans les rues de Lomé. Cette fois, ce n’est pas pour empêcher les manifestations de l’opposition mais il s’agissait de prévenir des dérapages pouvant survenir dans le cadre de la journée « Togo Mort » à laquelle la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a appelé. Le mot d’ordre a été suivi par endroits dans la matinée mais les activités ont repris progressivement dans l'après-midi.

La coalition de l’opposition, qui s’est montrée démunie mercredi face à l’imposant dispositif sécuritaire et militaire déployé dans les rues de Lomé par les autorités togolaises, a décidé de maintenir son appel à manifester pour ce jeudi et samedi prochain. Et tout comme mercredi, le constat est le même jeudi dans la plupart des localités du pays y compris Lomé. Aucun regroupement de manifestants n’a été constaté. Seuls des militaires, gendarmes et policiers sont aux points de rassemblement et de chute.

OTR
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