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La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a réagi mercredi à la décision du ministre de l’administration territoriale relative aux manifestations annoncées pour le 12 janvier prochain. Dans un courrier adressé à Payadowa Boukpessi,  le regroupement de l’opposition fustige l’interdiction de ses manifestations en région et accuse l’autorité d’abus du pouvoir. Toutefois, la Coalition reporte lesdites marches sur le 26 janvier, pour une meilleure organisation.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition et le gouvernement togolais se déchirent à nouveau au sujet des manifestations annoncées pour le 12 janvier prochain. La marche nationale prévue par le regroupement politique sera finalement circonscrite dans le périmètre de la capitale togolaise. Le ministre de l’administration territoriale autorise les manifestations à Lomé mais les refuse à l’intérieur du pays. Pour Payadowa Boukpessi, la coalition n’a pas fourni les informations légales concernant les localités en région devant accueillir les manifestations.

C'est la période des réunions refusées pour le Mouvement Les Forces Vives "Espérance pour le Togo". Le ministre en charge de l'administration territoriale vient à nouveau d'interdire la conférence de presse que le Mouvement a prévu  lundi 24 décembre, après avoir refusé son meeting de sensibilisation la semaine dernière. Payadowa Boukpessi estime qu'il n'a été pas informé de la conférence de presse des Forces Vives. Que dit la loi du 16 mai 2011 à ce sujet ?

Les personnes handicapées craignent que le nombre d’handicapés gonfle au Togo. Touchées par le regain de violences dans les manifestations depuis samedi, ces personnes lèvent la voix et préviennent  les acteurs politiques qu’ils sont en train de fabriquer gratuitement d’autres handicapées. C’est le Réseau des Journalistes et Communicateurs sur le Handicap au Togo (RJCHT) qui fait part de leur inquiétude.

«Effectivement, le chef d’Etat-major général, comme à l’accoutumée, lorsqu’il y a un dispositif de sécurité sur le terrain, il sort pour vérifier l’efficacité. Quand il a évolué, il est tombé sur la barricade. Le véhicule a manœuvré pour faire marche-arrière. C’est au moment de la manœuvre qu’il a aperçu que l’escorte qui était derrière avait sorti l’arme sans en faire usage. Il lui a intimé l’ordre de ranger l’arme et ils ont rebroussé chemin ».

Le gouvernement togolais s’est prononcé sur les évènements de samedi. Dans un communiqué, les autorités confirment deux décès dont un par balle et imputent la responsabilité à des individus à bord d’un véhicule 4x4, qui ont tiré dans la zone d’Agoè-Zongo. Le gouvernement condamne les évènements qui se sont produits tant à Lomé qu’à l’intérieur du pays et promet de poursuivre les auteurs et commanditaires « de ces différents faits répréhensibles ».

C’est la confusion samedi au Togo où devrait démarrer une série de 10 jours de manifestations de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Les manifestations qui devraient se tenir simultanément à Lomé et dans plusieurs villes du pays ont été interdites par le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi. Mais cette interdiction a été bravée par des jeunes du regroupement de l’opposition. La répression a fait au moins 2 morts dont un enfant et plusieurs blessés à Lomé. Des blessés sont également signalés à Sokodé, Bafilo et Tchamba. Brigitte Adjamagbo-Johnson charge le pouvoir de Faure Gnassingbé.

La caravane et les marches de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise ne sont pas acceptées. C’est ce qu’on lit dans une lettre réponse du gouvernement togolais au regroupement de l’opposition qui entendait empêcher la tenue des législatives du 20 décembre par ces manifestations. Les autorités évoquent un « risque très élevé de troubles graves à l’ordre public ».

La manifestation de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition bat son plein actuellement dans les rues de Lomé. Les deux cortèges de manifestants se sont ébranlés à Bè-Gakpoto et au carrefour du marché de Bè pour chuter devant l’église des Assemblées de Dieu à Anfamé. Les milliers de manifestants réclament l’arrêt du processus électoral, la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et la mise en œuvre des mesures d’apaisement. Si tout se déroule bien dans l’ensemble, on signale toutefois des heurts à Agoè et à Kparatao. La coalition appelle à des mesures fermes de la CEDEAO vis-à-vis du pouvoir de Faure Gnassingbé.

Brigitte Adjamagbo-Johnson, la Coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition l’avait annoncé en filigrane il y a quelques jours dans une intervention sur les réseaux sociaux. Le Conseiller du Président du Parti national panafricain (PNP) l’a déclaré publiquement samedi au cours de la réunion hebdomadaire de ce parti à Lomé. L’opposition togolaise reprend les rues avec une série de 4 jours de manifestations publiques le 29 novembre et les 1er, 3 et 4 décembre prochains dans tout le Togo pour en finir avec le régime. Pour Tchatikpi Ouro-Djikpa, ce sera 4 jours de « déluge total ».

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