Ad Top Header

Des femmes togolaises veulent être des remparts aux violences en ces périodes de manifestations publiques au Togo. Réunies au sein de l’Association des Femmes pour la Non-violence (AFN), elles ont levé un coin de voile vendredi sur leures différentes missions qu’elles se sont assignées. C’était au cours d’un point de presse animé à Lomé au siège de l’association par la présidente Stella-Florence Ihou-Wateba et ses deux vice-présidentes.

Les neuf (9) membres du Front Citoyen Togo Debout (FCTD) interpellés jeudi en fin de matinée  à Lomé par les forces de l’ordre et de sécurité viennent d’être libérés. Une libération intervenue quelques heures après la diffusion d’un communiqué du mouvement dénonçant une manœuvre d’intimidation et de démobilisation des autorités, à travers le Service Central d’Investigations Criminelles (SCIC, ancien SRI).

Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) qui organise une manifestation pacifique vendredi fait face jeudi à une vague d’arrestation de ses membres. A la veille de la manifestation, 9 responsables de ce mouvement de la société civile viennent d’être arrêtés. Ils sont accusés de distribuer des « tracts ».

Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) appelle à de nouvelles manifestations le 5 octobre prochain pour réclamer la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus politiques, conformément à la feuille de route de la CEDEAO. La manifestation est autorisée par le président de la délégation spéciale de la Commune de Lomé. De même, le mouvement chapeauté par le Prof David Dosseh reçoit un renfort de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition qui appelle les populations à sortir massivement.

Après la coalition des 14 partis politiques de l'opposition togolaise, le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) renoue à son tour avec les manifestations publiques. L'organisation de la société civile projette de nouvelles manifestations. La  déclaration de ces prochains mouvements a été envoyée jeudi au Président de la délégation spéciale de la commune de Lomé.

Le Mouvement « En aucun Cas » ne désarme pas malgré les supplices que vit actuellement son premier responsable, Foly Satchivi arrêté  le 22 août dernier par la Gendarmerie nationale. Le Comité exécutif du Mouvement annonce des manifestations publiques dans six (6) villes du Togo à partir du 1er septembre pour  exiger la libération de tous les détenus politiques.

La marche de protestation contre le retard du développement de la Préfecture de la Kéran à laquelle a appelé samedi le Mouvement des Indignés de la Kéran (MIK) ne s’est pas déroulée de façon paisible à Kanté (467 km au nord de Lomé). Elle a été réprimée par les forces de défense et de sécurité. Les organisateurs dénoncent l’attitude des autorités et promettent reconduire la manifestation pour les prochains jours. De son côté, la coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a apporté son soutien à cette indignation des populations de la Kéran et condamné l’atteinte au droit constitutionnel de manifester.

La Coalition des 14 partis politiques n’est pas du tout d’accord avec la manière dont le pouvoir de Faure Gnassingbé a décidé de conduire la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO et elle le dit à qui veut l’entendre. Après Jean Kissi, le Secrétaire général du CAR (parti membre de la coalition) qui a dénoncé une provocation en milieu de semaine, c’est au tour de la Coordinatrice de ce regroupement politique de réagir. Brigitte Adjamagbo Johnson a appelé dimanche le régime togolais à se ressaisir au risque de faire face à « un ouragan que personne ne pourra contenir ».

La Ligue Togolaise des Droits de l'Homme (LTDH) a publié lundi son rapport sur la situation des droits de l'Homme depuis le 19 août 2017. Le document fait état de 22 morts, 941 blessés dont 202 par balle, 472 arrestations, 255 personnes libérées et 53 toujours en détention. Le gouvernement togolais estime qu’il s’agit d’un « bilan partisan et dénué de tout fondement objectif » et annonce une suite judiciaire.

La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a publié lundi un rapport sur les droits de l’homme au Togo prenant en compte la période allant du 19 août 2017 au 20  juillet 2018. Intitulé « Rapport LTDH 2018 DH/Togo : La répression et la torture contre le changement démocratique », le rapport  de 55 pages vise la documentation des violations des droits de l’homme durant les manifestations politiques couvrant la période du 19 août 2017 à fin juin 2018. Le document révèle que des cas d’assassinats graves ont été dénombrés à Bafilo, à Sokodé, à Mango et à Lomé au cours des dernières manifestations de l’opposition.

OTR