Ad Top Header

C’est une vague de condamnations des répressions sur les  manifestants  du Parti National Panafricain (PNP) de la part des partis de l'opposition togolaise. Que ce soit l'ANC de Jean-Pierre Fabre, le MCD de Mouhamed Tchassona-Traore, le Parti des Togolais  cher à Alberto Olympio ou le  NET de Gerry Taama ou encore la CPDA présidée par Kafui Brigitte Adjamagbo-Johnson, tous ont exprimé leur indignation face aux violences de samedi à Lomé et en région. D'une seule voix, ils demandent au peuple de maintenir la pression sur le gouvernement jusqu'à la victoire finale.

Le Directeur général de la Police nationale a dressé samedi le bilan officiel de la manifestation du Parti national panafricain (PNP) qui a dégénéré à Lomé, à Kara et à Sokodé où il y a eu mort d’hommes.  Alors que Tikpi Atchadam, le responsable du PNP annonce 7 morts, la police parle de deux morts.

On le savait depuis jeudi. La manifestation du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam présentait beaucoup de risques. Le gouvernement ayant changé les itinéraires choisis par les organisateurs et annoncé que les manifestants n’allaient pas se regrouper pour une manifestation illégale. Les risques ont été réels. Le bilan de la manifestation est lourd avec des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants.

Comme nous l’indiquions, la manifestation du PNP de ce samedi a dégénéré à Sokodé au niveau de la poste. Les manifestants ont occupé la national n°1 et les forces de l’ordre les ont dispersés par des gaz lacrymogènes. Dans les courses-poursuites, on note au moins 2 morts et de nombreux dégâts.

Kara et Sokodé ne font pas l’exception. Les groupes de manifestants du PNP ont été empêchés de se regrouper pour démarrer la manifestation synchronisée prévue pour se tenir dans les villes de Lomé, Anié, Sokodé, Bafilo et Kara. Après Lomé, les forces de l’ordre ont dispersé les regroupements provoquant ainsi une débandade.

« Nous n’allons pas les laisser se regrouper ». C’est ce qu’a averti vendredi le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehane réagissant au sujet de la manifestation de ce samedi du Parti National Panafricain. La menace est déjà mise à exécution.

C'est ce samedi que se tient la manifestation synchronisée du Parti national panafricain (PNP) dans 5 villes du Togo. Après la réaction ferme du gouvernement, Tikpi Atchadam veut prouver aux autorités de quoi il est capable. Dans un message adressé à ses militants dans la soirée de vendredi, le président du PNP a appelé les togolais à sortir massivement dans les rues pour faire oublier le faux débat sur les itinéraires de la marche.

Le gouvernement a été clair vendredi : il n’y aura pas de manifestation du PNP samedi si les itinéraires décidés par l’autorité ne sont pas respectés. Les ministres Yark Damehane et Payadowa Boukpessi en charge respectivement de la sécurité et de l’administration territoriale l’ont réitéré vendredi sur un certain nombre de médias de Lomé.

A la suite de la conférence de presse des ministres de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehane et de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi, Tikpi Atchadam, le leader du Parti national panafricain (PNP) réagit. Alors que les ministres indiquent que les itinéraires proposés au parti pour sa manifestation doivent être respectés pour la bonne tenue de la marche, M. Atchadam soutient que la loi ne confère pas cette prérogative à l’autorité et maintient les manifestations simultanées prévues samedi prochain dans les 5 villes du Togo.

Pour le gouvernement togolais, il n’est pas question de laisser le Parti national Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam bloquer le pays le samedi prochain. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Lomé, les ministres Yark Damehane de la Sécurité et de la protection civile et Payadowa Boukpessi de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, ont décidé de proposer d’autres itinéraires au PNP. Le Parti a prévu tenir samedi prochain des manifestations simultanées dans les grandes villes du Togo y compris Lomé. Intention pas claire selon l'autorité.

OTR