Ad Top Header

L’actuelle situation sociopolitique du Togo devient de plus en plus inquiétante. Les incessants appels à manifestation populaire lancés par l’opposition togolaise pour réclamer les réformes ou le retour à la Constitution de 1992, les publications sur les réseaux sociaux et les réactions  tous azimuts d’une frange de la diaspora togolaise présagent  des « troubles  » au pays. Face à cette situation, de grands acteurs  de la société se mobilisent  depuis  quelques semaines pour appeler à l’apaisement et à une prise de responsabilité des acteurs politiques pour éviter le pire aux populations togolaises. Pendant ce temps, une société civile « politisée » tente de raviver les tensions en appelant les populations à se mobiliser aux côtés des organisations politiques. Est-ce le rôle de la société civile ? Non. Cette récupération politique est à dénoncer avec véhémence.

L’atmosphère est invivable ce vendredi matin dans les quartiers Bè, Amoutivé et Gakpoto à Lomé. On assiste à des barricades dans ces quartiers et des tirs de gaz lacrymogènes pour disperser tout rassemblement.

Ils sont dans les rues de Lomé depuis 8 heures du matin ce jeudi et ils comptaient y rester jusqu’à la chute du régime de Faure Gnassingbé. Alors que la nuit avance et que les autorités pensent qu’il est temps de libérer les rues, Jean-Pierre Fabre a livré une déclaration qui a donné du tonus aux manifestants qui ne réclament désormais que le départ de Faure Gnassingbé. A la place du départ du président togolais, ils sont dispersés actuellement par les forces de l’ordre et de sécurité à coups de gaz lacrymogènes.

La situation politique actuelle du Togo a alerté la communauté internationale notamment l’Organisation des Nations Unies (ONU). Mohamed Ibn Chambas, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel a été dépêché jeudi à Lomé. Il a rencontré le Président togolais, Faure Gnassingbé et le Chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre au sujet de la réalisation des réformes constitutionnelles.

A défaut de marcher sur la présidence, les manifestants de l’opposition ont transformé la marche prévue pour chuter au bas-fond du Collège Saint Joseph en sit-in. La foule occupe actuellement l’avenue Maman N’Danida entre la Colombe de la Paix et le Carrefour Deckon.

Tout comme mercredi, la mobilisation de l’opposition togolaise dans les rues de Lomé de ce jeudi est impressionnante. Avec les leaders des formations politiques à la tête du cortège, les manifestants qui se montrent déterminés demandent à marcher sur le Palais de la Présidence. Mais ils ont été canalisés par les forces de l’ordre jusqu’au point de chute qui est le bas-fond du Collège Saint Joseph.

La manifestation de l’opposition s’est plutôt bien déroulée mercredi dans les rues de Lomé de même que dans les localités de l’intérieur du pays. A Lomé, les manifestants encadrés par les forces de l’ordre et de sécurité ont envahi en début d’après-midi le bas-fond du Collège Saint Joseph pour écouter les leaders de l’opposition. Lors de son passage, Me Tikpi Atchadam est resté égal à lui-même. Pour lui, il faut chasser le régime.

Des centaines de milliers de Togolais ont envahi les rues de Lomé et de plusieurs localités de l’intérieur du pays mercredi à l'appel de l'opposition. A Lomé particulièrement, la mobilisation a été remarquable.

Le gouvernement togolais a adopté mardi en Conseil des Ministres, un avant-projet de loi portant modification des articles 52, 59 et 60 de la Constitution togolaise. L’aboutissement de ce texte consacrera la limitation des mandats présidentiels et doit pouvoir régler la question du mode du scrutin.

La coalition de l’opposition togolaise CAP2015-Groupe des 6-PNP-Santé du peuple et autres vient de répondre au Ministre de l’administration territoriale sur le nombre de localités où doivent se dérouler les marches. Un peu tôt dans la journée, le ministre Payadowa Boukpessi et son collègue Yark Damehane de la sécurité et de la protection civile ont indiqué dans un communiqué que la manifestation de l’opposition ne pourra se tenir qu'à Lomé et dans 10 villes de l’intérieur.

OTR