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Yark Damehane, le ministre de la sécurité a dressé un nouveau bilan des manifestations organisées jeudi à Lomé et à l’intérieur du pays par l’opposition et des mouvements de soutiens à Faure Gnassingbé. Tout s’était déroulé dans le calme et il n’y a pas eu d’incidents. A Mango, le calme est de retour mais on déplore 2 autres morts après celui de mercredi dernier.

Le mardi dernier, le gouvernement togolais a accusé l’opposition d’avoir invité au Togo des mercenaires pour commettre des actes de violences lors des manifestations de rues en cours. Mercredi, les manifestations ont dégénéré dans la ville de Mango (549 km de Lomé) faisant un mort et 24 blessés par balles. Le ministre de  la sécurité, Yark Damehane accuse des militants du PNP. Un renfort a été envoyé dans la ville.

Les militants du parti Union pour la  République (UNIR), comme annoncé,  étaient dans les rues  de Lomé mercredi  pour protéger les institutions  de la République.  Cette manifestation a  été une fois l’occasion pour les cadres du parti au pouvoir d’appeler les jeunes à la non violence. 

Le ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehane a fait mercredi soir le bilan des manifestations publiques organisées dans la journée par l’opposition togolaise et le parti au pouvoir à Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Si tout s’est bien déroulé à Lomé et dans de nombreuses localités, le ministre a déploré, devant la presse, une situation préoccupante à Mango (549 km de Lomé) avec des armes de guerre dans la nature.

Si la manifestation de l’opposition s’est bien déroulée à Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, elle a été heurtée à Bafilo, Kara et Mango où les forces de l’ordre et de sécurité ont dû faire usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc selon plusieurs témoins. Le Chef de l’opposition, Jean-Pierre Fabre a même évoqué un mort dans la ville de Mango.

Tout comme les forces démocratiques qui sont dans les rues ce mercredi 20 et demain jeudi 21 septembre, le parti au pouvoir est également dans les rues de Lomé et dans les autres préfectures du Togo depuis ce matin. L’Union pour la République (UNIR) veut répondre la mobilisation de l’opposition pour faire barrage à toute entreprise insurrectionnelle.

L’opposition togolaise compte donner une nouvelle ampleur aux manifestations de deux jours qui démarrent ce matin à Lomé mais aussi dans les différentes préfectures du pays. Depuis ce matin, plusieurs togolaise répondent à l’appel de la coalition de 14 partis politiques de l’opposition togolaise pour réclamer le retour à la constitution de 1992 ou le départ de Faure Gnassingbé.

L’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) à la suite d'autres  partis de l'opposition mobilise les femmes et hommes citoyens togolais pour les manifestations des 20 et 21 prochains. Dans une note rendu public ce mardi par son président le professeur Aimé GOGUE et titré "Mon appel citoyen", le parti motive l'importance des prochaines manifestations.

Le Mouvement des jeunes pour la popularisation de la bonne gouvernance (MJPG), organisation de soutien au parti Union pour la République accuse les Evêques du Togo de manquer à leur devoir et d’avoir pris parti dans la crise que traverse actuellement le pays. Alors que les évêques invitent, dans leur déclaration de dimanche dernier, les autorités togolaises à opérer les réformes selon l’esprit de la Constitution de 1992, le MJPG indique que cette loi fondamentale est caduque.

C’est la totale déchirure entre le gouvernement et les partis politiques de l’opposition qui appellent à des manifestations mercredi et jeudi à Lomé ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Le gouvernement accuse la coalition de l’opposition d’avoir fait venir sur le territoire togolais, des personnes de nationalités étrangères pour qu’elles participent à des actes de violence à l’occasion des manifestations projetées les 20 et 21 septembre prochains.

OTR