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Depuis les violentes manifestations qu’a connues la ville de Sokodé entre les mois d’août et de septembre et les violences enregistrées dans la ville voisine de Bafilo à l’occasion des manifestations de septembre, ces deux villes sont quadrillées par les forces de défense et de sécurité et les manifestations de l’opposition n’y sont plus autorisées. Mardi dernier, des militants de l’opposition avaient tenté de se regrouper mais ont été littéralement dispersés. La coalition de l’opposition prévoit une stratégie pour libérer ces deux villes.

Deuxième jour de manifestation de l’opposition,  deuxième bilan satisfaisant dressé par le ministre de la sécurité et de la protection civile. Un peu comme hier, la manifestation organisée par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition à Lomé et dans dix (10) autres villes s’est déroulée sans incidents, selon Yark Damehame. Seul fait notable, Sokodé et Bafilo se sont déconnectées du mouvement. 

Mercredi s’est tenue à Lomé et dans certaines localités de l’intérieur la 2e des trois jours de manifestations prévues par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Les manifestations se sont déroulées dans le calme à Lomé, Aného et Tchamba, notamment. Au point de départ d’Atikoumé, des manifestants ont proposé trois options à Faure Gnassingbé pour la résolution de la crise.

Devant la presse dans la matinée de mercredi à Lomé, la coalition des 14 partis politiques de l'opposition a fait le point de la manifestation de mardi à Lomé et dans les localités de l'intérieur du pays. Le regroupement a dénoncé la situation qui prévaut à Sokodé et à Bafilo et appelle les populations togolaises à maintenir la pression.

Les mesures prises la semaine dernière par le gouvernement, de concert avec certains partis de l’opposition et les acteurs de la société civile pour des manifestations pacifiques  commencent par  porter de fruits. C’est la conclusion à laquelle le ministre de la sécurité et de la protection civile est arrivé  mardi en faisant aux médias le bilan du premier jour des trois manifestations de l’opposition. Le Colonel Yark Damehame a saisi l’occasion pour tirer chapeau  aux organisateurs, aux manifestants et aux forces de sécurité.

Plusieurs milliers de partisans de l’opposition ont manifesté dans les rues de Lomé et de plusieurs localités du Togo mardi. A l’appel de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, les manifestants ont exprimé, dans le calme, leur volonté de voir rétablir la Constitution de 1992 dans sa version originelle ainsi que l’effectivité du droit de vote pour les togolais de la diaspora. Au point de chute de la manifestation à Lomé, Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition n’a donné aucun crédit à la volonté du dialogue affiché par les autorités togolaises.

On en sait un peu plus sur les raisons qui sous-tendent  la répression des manifestants  ce mardi 07 novembre,  le premier des  trois jours  des manifestations  de l’opposition  à Sokodé et à Bafilo.  Le ministre de la sécurité et la protection civile, le Colonel Yark Damehame justifie ces « exactions » par les précédentes violences  qu’a connues la ville de Sokodé et par la présence des armes qui n'ont toujours pas été retrouvées.

La ville de Sokodé renoue avec les violences ce mardi 07 novembre. Suite au nouvel appel des 14 partis politiques  de l’opposition à manifester ce jour et ce pour trois jours,  la ville située à 338 Km de Lomé connaît depuis le matin un regain de tensions  entre manifestants et forces de l’ordre.  Une situation que le ministre de la sécurité ne comprendrait pas.

Pour les manifestations publiques de 3 jourus qui démarrent ce mardi, une délégation des 14 partis de l’opposition conduite par Brigitte Adjamagbo Johnson a sillonné la région des plateaux le week-end dernier. Le but était de sensibiliser les populations sur les enjeux des nouvelles grandes mobilisations de l’opposition dans le pays. A l’occasion, Mme Adjamagbo-Johnson a appelé les populations à conclure la longue lutte.

Emmanuel Adébayor s’est prononcé sur la crise politique en cours dans son pays. Le capitaine des Eperviers du Togo, comme en 2015, a pris fait et cause pour le Chef de l’Etat togolais. Le ballon d’or africain 2008 condamne les morts enregistrés depuis le 19 août et estime que le départ de Faure Gnassingbé n’apportera rien à la jeunesse en quête de l’emploi.
OTR