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Le Service centrale des recherches et d’investigations criminelles (SCRIC, ex-SRI) ne lâche pas l’affaire. Il convoque une nouvelle fois Agbéyomé Messan Kodjo, président national du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD). La convocation de l’ancien Premier Ministre du Togo a un lien avec la présidentielle du 22 février dernier.

C’est ce mercredi qu’Agbeyome Kodjo devrait répondre à la convocation du Service centrale des recherches et d’investigations criminelles (SCRIC, ex-SRI) de la gendarmerie nationale. Le candidat à la présidentielle du 22 février, qui continue de contester la réélection de Faure Gnassingbé, s’est fait représenter par son avocat.

La convocation adressée par le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale à Agbeyome Kodjo n’est pas du goût de la Dynamique Mgr Kpodzro. La Coalition dénonce une volonté du régime togolais de donner la mort au candidat à l’élection présidentielle du 22 février dernier. Tenant le pouvoir pour responsable de ce qui adviendra, les leaders de la Dynamique Mgr Kpodzro mobilisent la population et alertent la communauté internationale.

L’élection présidentielle togolaise du 22 février dernier continue de jouer sa prolongation. A la suite de la levée de l’immunité parlementaire d’Agbeyome Kodjo, candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro qui continue de réclamer sa « victoire » par l’Assemblée nationale, la gendarmerie vient de prendre la suite. Et c’est le Service centrale des recherches et d’investigations criminelles (SCRIC, ex-SRI) qui convoque celui qui se considère comme le « Président élu ».

Agbéyomé Kodjo a dénoncé jeudi un acharnement du pouvoir togolais contre sa personne. Le candidat arrivé 2e selon les résultats officiels de l’élection présidentielle du 22 février dernier se prononce ainsi sur la levée de son immunité parlementaire. Se déclarant prêt à répondre à tout moment aux convocations du Procureur de la République, l’ancien Premier ministre conseille au régime togolais de le tuer pour arrêter le cinema.

Des femmes s'engagent à défendre la "victoire" d'Agbéyomé Messan Kodjo,  candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro à l'élection présidentielle du 22 février. Elles annoncent une manifestation sur le dimanche 22 mars pour donner le ton aux actions  à mener. Pour ces femmes, le pouvoir a fait voter aux députés la levée de l'immunité parlementaire de l'ancien président de l'assemblée nationale togolaise pour étouffer la contestation.

Le ministre togolais des droits de l’homme s’est prononcé sur la levée de l’immunité d’Agbeyome Kodjo et estime que cela lui permettra de se défendre devant la justice. Christian Trimua a invité le candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro à collaborer avec la justice pour ne pas obliger les magistrats à utiliser les moyens de contraintes. Sur le dossier même, M. Trimua se félicite de la poursuite de l’opposant qui permettra, selon lui, de « maintenir l’ordre public et la stabilité » du Togo.

L’Assemblée nationale togolaise est passée à l’acte lundi en levant l’immunité du député Agbéyomé Kodjo. Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) est accusé de coup d’Etat par le pouvoir et de troubles aggravés à l’ordre public pour s’être autoproclamé Président. C’est sans surprise que 80 députés ont voté de lever l’immunité de leur collègue.

Depuis le déclenchement de la procédure de levée de l'immunité parlementaire d'Agbéyomé Kodjo, Mgr Kpodzro passe ses nuits au domicile du candidat et y célèbre des messes. Dimanche, le doyen des évêques du Togo y a reçu la visite du nouvel archevêque métropolitain de Lomé, Nicodème Benissan-Barrigah accompagné de plusieurs prêtres. Quelques heures après cette visite, le blocus autour du domicile a été levé par les soldats.

A l'Assemblée nationale, la commission spéciale pour la levée de l’immunité d'Agbéyomé Messan Kodjo n'a pas encore rendu son rapport à la conférence des présidents. Mais tous les acteurs craignent un aboutissement de la procédure. Au Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) on accuse le pouvoir de vouloir incarcérer le patron du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) pour des faits politiques. Le parti propose que des solutions appropriées soient trouvées pour une sortie de « crise ».

OTR