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Togo: l’apôtre Doufle condamné, son avocat satisfait

By January 07, 2021 2284

La justice togolaise a condamné mercredi  en correctionnelle, l’apôtre Kokou Gabriel Doufle à 12 mois de prison dont 10 mois de sursis. L’homme de Dieu est accusé pour trouble aggravé à l’ordre public. 

Kokou Gabriel Doufle  a été arrêté le 11 mars 2020. Il a été interpellé pour avoir publié et diffusé par le canal des réseaux sociaux, de fausses nouvelles faites, de mauvaise foi, dans le but de troubler la paix politique. Le fait d’avoir prétendu que d’après les révélations divines qu’il a reçues, le Chef de l’Etat devra quitter le pouvoir sinon, il sera frappé de paralysie en invitant par ailleurs ses fidèles à intensifier les prières pour faire de lui le prochain Président de la République sans élections.

Il a été  également reproché à l’apôtre d’avoir publié sur les réseaux sociaux des messages imputés aux pasteurs Serges Kablan et Jean Makounagnon Gratien, des faits de nature à porter atteinte à leur honneur et à leur réputation, en traitant le premier « de menteur et apôtre de la masturbation » et le second d’ « homme charnel ayant transmis le VIH/SIDA à son épouse ».

 

Comparu mercredi 06 janvier au tribunal de première instance de première classe de Lomé, M. Doufle a été condamné à 12 mois de prison dont 10 mois de sursis.

Le mise en a cause a déjà passé plus de 10 mois à  la prison civile de Lomé. Mais selon le délibéré du juge, il ne sera libéré que le 11 janvier prochain. Son avocat, Me Sylvain Attoh-Mensah a salué ce verdict et exprime le sentiment d’un devoir accompli.

« Etant entendu que lui-même a reconnu certains faits et a même présenté des excuses à la barre ; d’ailleurs dans les plaidoiries j’ai demandé qu’on lui accorde le pardon judicaire de lui dispenser de toutes peines. Donc compte tenu de tout cela, nous pensons qu’on peut se contenter de cette décision et dire qu’il aurait pu mal s’en sortir puisque lui-même a reconnu les faits et il a simplement expliqué les conditions dans lesquelles il a posé ces actes », a  détaillé Me Attoh-Mensah.

OTR