Ad Top Header

Le président de l’Union des forces de changement (UFC) interpelle à nouveau la classe politique togolaise qui doit opérer des réformes institutionnelles et constitutionnelles fiables devant propulser le Togo sur la voie d’une démocratie consensuelle. Gilchrist Olympio a invité jeudi les acteurs politiques à l’humilité, la modestie et au dépassement de soi pour trouver avec l’appui de la CEDEAO, des solutions durables à la crise. Celui qui regrette le non-respect de l’Accord de 2010 par le pouvoir de Faure Gnassingbé pense que la solution à la crise politique sera une alternance pacifique en 2020.

Alors que le dialogue politique inter-togolais est actuellement bloqué sur le point concernant les implications des réformes constitutionnelles et institutionnelles lors des élections présidentielles de 2020, un nouvel élément vient relancer les débats. Il s’agit du sondage Afrobaromètre dont les résultats ont été présentés jeudi à Lomé. Il en découle que 87% de togolais veulent la limitation de mandat à deux, 70% pensent que Faure Gnassingbé ne devrait plus briguer un autre mandat en 2020. Au sein du parti au pouvoir, 53% des militants penseraient la même chose contre 34%.
 

Dans la logique de son appel du 28 septembre 2017, le Mouvement flambeau patriotique (MFP 228) a tenu mercredi une séance de sensibilisation sur le leadership et la place des jeunes dans les réformes constitutionnelles. Occasion pour cette organisation de se prononcer clairement contre un retour intégral à la Constitution de 1992. Le MFP 228 est favorable aux réformes et souhaite qu’une part belle soit faite aux jeunes pour leur éligibilité aux postes électifs.

La crise politique que connaît le Togo depuis 7 mois préoccupe. Elle interpelle davantage depuis la suspension du dialogue enclenché il y a un mois sous l’égide de Nana Akufo-Addo, le Chef de l’Etat ghanéen qui facilite les discussions. Le groupe des 5 salue la facilitation malgré les difficultés qui surgissent et appelle les parties prenantes de la crise à respecter les engagements pris dans le cadre du dialogue et à dépasser les positions de principe afin d’aboutir à un accord pour l’intérêt de tous les togolais.

Le ministre togolais de la fonction publique a été le porte-parole du gouvernement togolais lundi dans l’émission Club de la presse sur Kanal FM. Occasion pour Gilbert Bawara de revenir sur l’interview accordée par le président togolais, Faure Gnassingbé au magazine Jeune Afrique mais aussi sur les consultations en vue de l’ouverture du dialogue politique. Les sujets sociaux tels que les mouvements de grève qui secouent le secteur de l’éducation et le département de la fonction publique n’étaient pas en reste.

On en sait désormais sur les raisons qui sous-tendent le mutisme d'Awa Nana Daboya face à la crise sociopolitique que traverse le Togo depuis le 19 août. La Présidente du Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l'Unité Nationale (HCRRUN) s'est prononcée mercredi sur le sujet au cours de la conférence de presse  du lancement de la première phase d'indemnisation des victimes politiques.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition a achevé samedi à Lomé et dans plusieurs autres villes de l’intérieur du pays la série des manifestations des trois jours démarrée le mercredi dernier. A la plage, point de chute de la manifestation, les organisateurs se sont  réjouis  de la mobilisation. Occasion pour Jean-Pierre Fabre et les autres leaders de la coalition de mobiliser les troupes pour les prochaines échéances et de se prononcer davantage sur le prochain dialogue annoncé par le gouvernement. Ils exhortent également les croyants à prier pour l’aboutissement de la lutte. 

En marge du 5è sommet Europe-Afrique qui se tient à  Abidjan en Côte d'Ivoire, le Président français s’est prononcé sur le manque d’alternance sur le continent africain et sur la crise politique en cours au Togo. Emmanuel Macron qui s’est prononcé en faveur des réformes devant permettre des processus électoraux libre et démocratique, a également estimé que la longue conservation du pouvoir n’est pas une bonne chose. Des déclarations qui paraissent ambiguës aux yeux de plusieurs togolais. L’opposition et le pouvoir y vont de leurs commentaires.

L’Union des forces de changement (UFC) veut continuer à rester aux côtés du peuple togolais dans ces temps difficiles que traverse le Togo. Dans une déclaration livrée mardi devant la presse nationale, son président Gilchrist Olympio a donné sa position au sujet de la crise que traverse le Togo depuis plus de deux mois. Il a invité notamment Faure Gnassingbé à ne pas se représenter en 2020 et demande au régime d'accepter le retour aux fondamentaux de la Constitution de 1992.

Le gouvernement togolais a annoncé lundi dans un communiqué des mesures pour,  dit-il, apaiser la tension dans le pays et aller vers la recherche de solution à la crise sociopolitique en cours. Ces mesures prises à la veille de la reprise des nouvelles manifestations publiques de l'opposition vont de la libération des personnes arrêtées dans le cadre des marches, la restitution des motos saisies à la levée du contrôle judiciaire de Jean-Pierre Fabre. Par la même occasion, les autorités annoncent l’ouverture prochaine d’un dialogue avec l’ensemble des partis politiques.

© 2020 Togo Breaking News All Rights Reserved. Designed By JIREH & TBN