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Didier ASSOGBA

Didier ASSOGBA

La version finale de l’accord post-Cotonou entre les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et l’Union Européenne sera signée d’ici 6 à 9 mois. Le négociateur en chef de l’Organisation des Etats ACP (OEACP) a donné cette assurance. Le Chef de la diplomatie togolaise affirme que l’accord prend en compte aussi bien le volet technocratique que celui humain. De même, il assure que l’intérêt des pays africains est sérieusement pris en compte dans le cadre des négociations.

Depuis le début de l’état d’urgence décrété en raison de la crise sanitaire, les manifestations politiques sont systématiquement interdites par le gouvernement togolais. Ainsi, aucune manifestation n’a pu se tenir depuis l’élection présidentielle du 22 février 2020 malgré les multiples tentatives de la Dynamique Mgr Kpodzro. Le gouvernement togolais est accusé d’utiliser la Covid19 comme une arme politique. Pour le ministre de la sécurité et de la protection civile, Damehame Yark, il n’en est rien. Le général invite d’ailleurs les responsables politiques à oublier leurs querelles pour aider les autorités à remporter le combat contre la pandémie.

Le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement du territoire, Payadowa Boukpessi a rencontré lundi les partis politiques. La rencontre avait pour but de recueillir les propositions des acteurs politiques en vue de l’organisation des élections régionales dans le courant de l’année 2021. A l’occasion, plusieurs partis d’opposition ont exigé la décrispation du climat politique notamment à travers la libération des détenus politiques.

Yawo Alibo aura payé cher et ce immédiatement le scandale suscité il y a quelques jours par la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo portant atteinte à la pudeur. Vendredi, il a été remplacé par le Lieutenant-Colonel Afan Kodjo Sodokpo.

Le gouvernement togolais rencontre lundi prochain les partis politiques. La rencontre est convoquée par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires, Payadowa Boukpessi. Visiblement il est question de préparer une nouvelle élection.

La Conférence des évêques du Togo (CET) a plaidé jeudi la libération de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, de Gérard Djossou accusés d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Les évêques catholiques réclament également le prophète Esaïe Dekpo détenu depuis plusieurs semaines pour des prophéties assimilées à l’atteinte à la sûreté de l’Etat.

L’arrestation et la détention de Brigitte Adjamagbo-Johnson et de Gérard Djossou continue de susciter indignation. Au Togo, les acteurs de l’opposition et de la société civile ont unanimement condamné cette entreprise du pouvoir de Faure Gnassingbé remettant en scelle la crise postélectorale. On en était là quand l’Internationale Socialiste réagit. L’organisation mondiale des partis sociaux-démocrates, socialistes et travaillistes dénonce une persécution politique et exige la libération de ses membres.

Le gouvernement togolais a annoncé l’instauration d’un couvre-feu à partir du 18 décembre prochain jusqu’au 3 janvier. Une mesure qui porte un coup dur à la célébration du réveillon de Noël et à la messe de la St Sylvestre au niveau des églises. A ce sujet, le président du Conseil chrétien, Révérend Mitré Djakouti appelle les autorités à revoir la mesure.

La 21ème session du Dialogue politique Togo - Union européenne s’est tenue mardi à Lomé. Elle a été coprésidée par le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l'extérieur, Prof Robert Dussey et l’ambassadeur de l'Union européenne au Togo, Joaquín Tasso Vilallonga. La rencontre a permis d’évaluer les relations entre le Togo et l’Europe, la Covid19 et les risques potentiels attendus. Si la délégation européenne a salué les avancées du Togo, elle attend encore des "réformes ambitieuses" notamment pour la consolidation de la démocratie, la lutte contre la corruption, la justice...

Les Forces démocratiques pour la république (FDR) ont tenu samedi à Lomé leur Conseil national. Cette assise s’inscrit dans le cadre du 4e anniversaire de ce parti. Occasion pour les délégués venus des 117 communes et les membres du Conseil de direction de revenir sur la situation sociopolitique du pays. Pour les FDR, qui entament une 2e phase d’implantation nationale, « le Togo n’est pas une démocratie mais une véritable dictature incarnée par une minorité ». Le parti appelle l’opposition à constituer un nouveau front et réclame un débat national pour la dissolution de l’Assemblée nationale.

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