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Togo: Jean-Pierre Fabre exprime à nouveau son mécontentement à Boukpessi

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Depuis décembre 2020 se déroulent des discussions entre le gouvernement et certains acteurs politiques. Les échanges boycottés par la Dynamique Mgr Kpodzro et le Comité d’action pour le renouveau (CAR) entrent essentiellement dans le cadre de la préparation des prochaines échéances électorales au Togo. Alors que les travaux sont pratiquement à leur terme, Jean-Pierre Fabre, Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) exprime son mécontentement.

C’est une lettre adressée le 27 mai dernier au ministre de l’administration territoriale que le président de l’ANC a fait part de la position de son parti. Jean-Pierre Fabre affirme que sa formation politique a de tout temps réclamé l’ouverture de discussions politiques devant permettre l’assainissement du cadre électoral.

M. Fabre note que c’est la raison qui a motivé son parti à prendre part aux discussions qui se déroulent au sein de la Concertation Nationale des Acteurs Politiques (CNAP). Le maire de la commune Golfe 4 regrette que le gouvernement ne soit pas disposé à faire évoluer les choses

« Malheureusement, il apparait clairement dans les comptes-rendus des débats, que le gouvernement, qui devrait saisir l’occasion de ces discussions, pour procéder aux réformes nécessaires à des élections transparentes, s’accroche aux dispositions actuelles qui lui confèrent la majorité dans les institutions en charge des élections », relève Jean-Pierre Fabre.

Celui qui a été par trois fois déjà candidat à la présidence du Togo révèle que le gouvernement compte maintenir dans les mêmes proportions la composition de la CENI. Selon Jean-Pierre Fabre, il a été retenu que la majorité au pouvoir choisisse 7 membres et que l’opposition parlementaire choisisse aussi 7 membres. Ce faisant, 2 commissaires seront issus de la société civile et l’administration fournira le dernier membre.

Jean-Pierre Fabre voit loin

Une situation que Jean-Pierre Fabre dénonce comme une manœuvre vise à assurer une majorité confortable au pouvoir de Faure Gnassingbé « pour manœuvrer » la CENI « à sa guise ».

Le président de l’ANC explique aussi dans la lettre envoyée au ministre que « la double vérification que permet la biométrie intégrale » a été rejetée alors que l’authentification du bulletin de vote, par signature, n’a pas été acceptée.

« Le rejet par le gouvernement, de mesures qui, à l’évidence, doivent contribuer à la transparence des élections et empêcher la fraude, confirme, une fois encore, le manque total de volonté du pouvoir en place, d’assainir le cadre électoral de notre pays », fustige Jean-Pierre Fabre indiquant par ailleurs que les propositions de son parti ont été rejetées « parce que jugées irrecevables par le gouvernement ».

M. Fabre se désole pour le temps perdu avec la participation aux discussions à l’issue desquelles son parti n’a finalement pas réussi à faire accepter des réformes devant assurer « la transparence et l’équité des consultations électorales ».

« Il y a donc lieu de s’interroger sur les raisons réelles de la tenue des discussions en cours, si ces dernières ne doivent pas aboutir à l’assainissement du cadre électoral et à l’apaisement du climat politique », questionne le président de l’ANC.

L’ancien lieutenant de Gilchrist Olympio a tenu à rappeler au ministre Boukpessi que « les discussions ne peuvent nullement occulter l’indispensable assainissement du climat politique par des mesures d’apaisement ».

« Dans ces conditions et à défaut de réelles avancées prenant en considérations les préoccupations légitimes, objet de constantes revendications de mesures d’apaisement et de réformes électorales formulées par l’opposition depuis de nombreuses années, l’ANC se verra contrainte de ne pas s’associer au semblant de consensus qui se dessine contre son gré », a prévenu M. Fabre.

Notons que les travaux de la CNAP sont boycottés par la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) qui pose des conditions relativement à l’élection présidentielle de 2020. Le CAR qui a pris part à quelques séances a proposé de verser les questions liées à la contestation électorale au programme des discussions. Mais cette proposition a été rejetée et le parti a claqué la porte.




Dogbé: « Offrir au secteur privé les conditions les plus favorables »

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Il s’est tenu en milieu de semaine la 2e réunion du Conseil de concertation entre l’État et le secteur privé. La rencontre présidée par la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbé a permis aux participants d’évoquer le rôle du secteur privé dans la relance économique post-Covid. La Cheffe du gouvernement appelle à œuvrer pour une plus grande compétitivité pour les entreprises togolaises avec la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF). Partant, elle appelle les hommes d’affaires togolais à changer la manière classique de concevoir les projets.

L’économie mondiale tend vers une reprise et les perspectives de croissance économique sont relativement encourageantes. Ainsi, les pays qui en profiteront sont eux qui sauront mieux s’organiser, proposer un écosystème attractif et cohérent et des projets ambitieux structurants, conçus et exécutés dans un partenariat stratégique secteur public – secteur privé.

Pour Victoire Tomegah-Dogbé, ce partenariat devra contribuer à augmenter significativement de la valeur ajoutée pour aux matières et à créer massivement des emplois. Partant, elle indique que des partenariats stratégiques forts sont nécessaires à la mise en œuvre du Plan National de Développement et de la feuille de route gouvernementale.

« Et, Nous nous attelons à la création d’un écosystème favorable à ces partenariats », a-t-elle indiqué.

La réunion constitue une suite logique de la dynamique de transformation et rentre dans une démarche d’anticipation et de positionnement de l’économie togolaise en partant des priorités d’actions de la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

C’était une occasion pour les participants de faire le point des progrès réalisés depuis le début de la pandémie mais également de présenter les grandes lignes des initiatives en cours et envisagées. Le but étant de consolider le rôle moteur du secteur privé dans la reprise et la transformation structurelle de l’économie togolaise.

« Dans ce contexte, le gouvernement compte sur la contribution de tous et en particulier, de celle des entreprises, petites, moyennes ou grandes en vue de renforcer et d’accélérer notre dynamique économique, facteur indispensable pour la création massive d’emplois et la réduction significative de la pauvreté au Togo », a lancé Mme Tomegah-Dogbé aux hommes d’affaires.

Le secteur privé togolais doit changer de paradigme

Le Premier ministre a invité ses interlocuteurs à la recherche d’une plus grande compétitivité pour les entreprises togolaises avec la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF) entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2021. Il s’agit selon elle, d’une belle opportunité d’accès au marché continental.

Victoire Dogbé a promis que le Gouvernement restera toujours à l’écoute et va poursuivre, en concertation avec les acteurs, « les efforts pour l’amélioration constante de l’environnement des affaires et offrir au secteur privé les conditions les plus favorables pour le développement de leurs activités ».

Pour une meilleure relance, le Premier ministre du Togo a invité les hommes d’affaires togolais à « changer la manière classique de concevoir les projets ».

« Nous devons être de plus en plus ingénieux et audacieux pour mettre en place, sous des modèles diversifiés et adaptés de partenariat public-privé, des projets structurés autour des filières de production à très grands potentiels de création de valeur ajoutée et d’emplois pour l’économie de notre pays », a-t-elle conseillé.

En lien avec la problématique des PPP, Mme Tomegah-Dogbé a noté que l’inauguration de la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) est un signal fort, une illustration de l’ambition du Président togolais visant à réaliser de grands projets structurants, intégrés.  

En plus de la PIA-Togo, la cheffe du gouvernement cite également la mise en service de la centrale électrique Kékéli Efficient Power en partenariat avec le groupe Eranove, de Lome data centre, l’ouverture de l’institut de formation en alternance pour le développement (IFAD), etc. Des projets réalisés en partenariat avec le secteur privé.




Un nouveau pas franchi pour la Décennie des racines africaines

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La décennie des racines africaines et de la diaspora africaine devient peu à peu une réalité. Elle a été décrétée par l’Union Africaine sur proposition du Togo lors de la du 34ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine des 6 et 7 février 2021. Jeudi s’est déroulée une réunion virtuelle de consultation, de concertation et d’échange en vue de préparer la mise en place du Haut Comité de la Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine.

Après avoir décrété la décennie, l’Union Africaine avait demandé au Togo, en collaboration avec la Commission, de mettre en place un Haut Comité chargé de l’Agenda 2021-2031. Un projet de composition et de mandat du Comité pour approbation par les organes de décision devrait être proposé.

Lors de la réunion virtuelle de jeudi présidée par Prof Robert Dussey, les participants ont examiné et validé les documents relatifs aux missions et à la composition du Haut Comité de la Décennie et de présenter de riches contributions.

Cela devra permettre de concrétiser la mise en place et l’opérationnalisation du Haut Comité chargé de l’Agenda 2021-2031 de la Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine.

Une décennie pour mobiliser les diasporas

Selon le ministre togolais des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des togolais de l’extérieur, le « Cadre de Lomé » offre à la Commission de l’Union Africaine, ensemble avec les Etats, les organisations représentatives des diasporas et des populations de racines africaines, l’opportunité de mener des réflexions.

« Il est question de mettre en place une véritable politique et des stratégies pour mobiliser les diasporas et les communautés de racines africaines, d’une part, et un plan d’actions ambitieux devant permettre de concrétiser les retours et l’implication plus active des diasporas et des Afrodescendants dans les processus de développement du continent, d’autre part », a expliqué Robert Dussey.

Les participants ont salué l’initiative de cette réunion importante et ont confirmé leur engagement à soutenir la mise en œuvre de l’Agenda de la Décennie.

Prof Dussey a remercié l’ensemble des pays ayant participé à cette réunion, a proposé une prochaine rencontre du Haut Comité de la Décennie dans les trois mois à venir. Notons que plusieurs pays africains ont pris part à cette réunion. Il s’agit de l’Algérie, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Cameroun, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée Equatoriale, du Maroc, de la Namibie, de la Tanzanie, de la Tunisie et du Togo.




Mali: la CEDEAO félicite Assimi Goïta pour son engagement

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Une mission conduite par Goodluck Jonathan, Envoyé Spécial et Médiateur de la CEDEAO au Mali, a séjourné les 8 et 9 juin derniers à Bamako au Mali. La délégation a eu l’occasion de discuter avec les autorités de la transition. Il s’agissait de mieux comprendre les stratégies développées pour faire aboutir la transition dans le délai défini par la CEDEAO. Et l’organisation lance un appel aux partenaires du Mali.

Selon l’organisation communautaire, la transition malienne devrait aboutir au plus tard le 22 février 2022 avec l’organisation d’élections présidentielle et législatives transparentes, libres et démocratiques acceptée par tous les acteurs politiques.

La Mission de la CEDEAO a rendu une visite de courtoisie au Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta et à Monsieur Choguel MAIGA nouveau Premier Ministre de la transition. Elle a également eu des consultations avec les membres du Comité local de suivi et les membres du Corps diplomatique accrédités au Mali.

« La Mission a félicité le Président de la transition pour sa prestation de serment et l’a encouragé à conduire la transition en conformité avec les promesses et engagements énoncés dans son discours d’investiture », lit-on dans un communiqué de la Commission de la CEDEAO.

Par ailleurs, la délégation conduite par Goodluck Jonathan a pris acte de la nomination du Premier Ministre et a réitéré la nécessité de former un Gouvernement inclusif qui devra faciliter la mise en oeuvre de la transition.

L’appel de la CEDEAO aux partenaires du Mali

La mission de la CEDEAO assure avoir été informée des « larges concertations du Premier Ministre avec l’ensemble des acteurs sociopolitiques incluant toutes les parties prenantes signataires de l’Accord d’Alger ».

A l’occasion, le Président de la Transition et le Premier Ministre ont pris des engagements pour respecter les décisions du Sommet Extraordinaire de la CEDEAO tenu le 30 mai 2021 à Accra.

« La Mission a aussi encouragé le Gouvernement à décliner de façon précise les actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour réussir la transition dans le délai fixé. La Mission a par ailleurs encouragé les autorités de la transition à renforcer les efforts sécuritaires avec tous les partenaires afin de créer un environnement paisible et apaisé afin que les prochaines élections soient inclusives, transparentes et crédibles », déclare la CEDEAO.

La délégation de la CEDEAO a exhorté tous les acteurs sociopolitiques à travailler ensemble et à faire preuve de responsabilité afin de garantir la réussite du processus de transition.

CEDEAO s’engage à accompagner le Mali pour une transition réussie et demande aux partenaires multilatéraux et bilatéraux à soutenir le processus de transition.




Gambie: Adama Barrow sollicite un soutien de Faure Gnassingbé

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Adama Barrow, le président gambien a envoyé cette semaine un important message au Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé. Le message était porté par Mamadou Tangara, le ministre gambien des Affaires étrangères et de la Coopération. En toile de fonds, l’homme qui s’apprête à briguer un 2e mandat à la tête de la Gambie, sollicite l’appui du président togolais, « jeune doyen » des chefs d’Etat de la sous-région.

Officiellement, l’émissaire d’Adama Barrow a évoqué les questions de paix et de sécurité dans la sous-région ouest africaine avec le Président togolais, Faure Gnassingbé.

Le chef de la diplomatie gambienne « a bénéficié des sages et utiles conseils du Chef de l’Etat en vue du renforcement de la coopération bilatérale et de la consolidation de la stabilité de la sous-région et du Sahel », a communiqué officiellement la Présidence togolaise.

«Je suis venu solliciter les conseils du Président togolais par rapport aux sujets d’intérêt commun. Vous n’êtes pas sans savoir que le Président Faure Gnassingbé joue un rôle essentiel dans la recherche des solutions pour la paix et la stabilité dans la sous-région, dans le Sahel, au Mali et au Tchad. Le Président Faure Gnassingbé est connu par ses pairs pour sa sagesse et son expérience avérée», a appuyé Mamadou Tangara, le ministre gambien des Affaires étrangères et de la Coopération.

Adama Barrow et la vie politique gambienne

Mais au-delà des déclarations officielles, l’on ne saura pas grand-chose du message diplomatique envoyé par Adama Barrow à Faure Gnassingbé.

Le Chef de l’Etat togolais a-t-il été sollicité pour intervenir dans la résolution des différends politiques actuellement en cours en Gambie ? L’on n’en saura rien pour l’heure.

A la tête de la Gambie depuis janvier 2017, Adama Barrow qui a réussi à succéder à Yahya Jammeh grâce à l’appui de la CEDEAO est visiblement parti pour rester. Alors qu’il avait promis de ne faire que trois ans au pouvoir, le Chef de l’Etat a lancé son parti politique fin janvier 2021. Et selon toute vraisemblance, il se dirige vers une candidature à la présidentielle du 4 décembre prochain.

Adama Barrow n’a pas encore formellement annoncé sa candidature. Mais nul doute qu’il a l’intention de briguer un second mandat et de porter les couleurs de son parti lancé fin janvier dernier et qui n’est autre que le Parti national du peuple (NPP).

M. Barrow avait promis de quitter le pouvoir au bout de trois ans, le temps d’organiser une élection à laquelle il ne se serait pas présenté. Promesse passée aux oubliettes. Une situation qui a fait voler en éclat la coalition qui l’avait porté au pouvoir.

Actuellement, ses opposants s’organisent pour le battre dans les urnes lors de la prochaine élection. Son bilan est décrié, de même que sa probité pour n’avoir pas tenu parole.




Me Zeus Ajavon et ASVITTO: les 258 millions de la déchirure

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Me Zeus Ajavon et 5 autres avocats avaient défendu entre 2011 et 2013, 33 des personnes impliquées dans le dossier d’atteinte à la sûreté de l’Etat. La plupart des prévenus avait été condamnée par la Cour suprême du Togo à l’issue du procès. Mais grâce à Me Ajavon et ses collègues, les mis en cause ont réussi à faire condamner l’Etat togolais par la Cour de justice de la CEDEAO pour cause de torture. Alors que les dommages et intérêts avaient été versés aux victimes, une somme de 258 millions divise désormais le principal avocat et ses anciens clients.

Me Zeus Ajavon, Me Darius Atsoo, Me Djovi Gally, Me Jil-Bénoît Afangbedji, Me Raphaël Kpande-Adzare et Me Jonas Sokpoh avaient défendu les militaires togolais accusés d’avoir fomenté un coup d’Etat contre Faure Gnassingbé. Ces agents avaient été condamnés à des peines d’emprisonnement à Lomé. Leurs avocats avaient dénoncé des vices de procédures pour le fait qu’ils avaient été torturés en vue de leur extorquer des aveux.

Devant la Cour de justice de la CEDEAO, le fait de torture a été établi et l’Etat togolais avait été condamné à rétablir les mis en cause dans leurs droits et à leur payer des dommages et intérêts. Pour les 33 personnes concernées, la somme à leur verser a été évaluée à 532 millions Fcfa. Dans cette somme, 3 personnes dont Kpatcha Gnassingbé, Oliver Amah-Poko et le commandat Atchi, devraient percevoir 3 millions pour n’avoir pas été torturés. Les 30 autres personnes devraient percevoir chacun 20 millions.

« Lorsque les victimes ont touché le 532 millions, nous avons eu à défalquer 5 millions dans les 20 millions de chacun et 20 %  pour ceux qui ont touché 3 millions. Nous avons remis à Kpatcha Gnassingbé ses 44 millions et le reste les avocats se sont partagé ça. Je n’ai rien bloqué. J’ai distribué l’argent équitablement. Au lieu d’une cinquantaine de millions, les avocats ont reçu 17 millions chacun. Moi je n’ai même pas eu les 17 millions. », précise Me Zeus Ajavon à Togoinfos.

Mais depuis quelques mois, l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO) dirigée par l’ancien gendarme Kao Atcholi accuse Me Zeus Ajavon d’avoir gardé par devers lui une somme de 258 millions versée en mars 2020 par l’Etat togolais.

les honoraires d’un avocat’, Zeus Ajavon

L’avocat rompt le silence et explique que cette somme n’est rien d’autre que les honoraires d’un avocat que l’Etat togolais était obligé de payer pour avoir perdu le procès.

« L’article 69  du règlement de la cour de l’UEMOA  stipule que la partie qui succombent doit payer les frais d’un avocat et les frais de transports… Nous étions six avocats alors que l’Etat a payé les honoraires d’un avocat », explique celui qui a enseigné le droit public dans les Universités du Togo.

Me Zeus Ajavon ajoute que pour être cohérent dans sa démarche, il a dû partager les 258 millions avec les 5 avocats qui ont défendu le dossier avec lui. Bien qu’il ait été le seul à faire les démarches sur Abuja notamment. Il appuie par ailleurs que les décharges des autres avocats sont là pour preuve.

Une plainte a été déposée par Kao Atcholi, le président de l’ASVITTO devant le bâtonnier de l’ordre des avocats sur le sujet. Mais après la réponse donnée par Me Ajavon, l’ex-gendarme n’a pas eu gain de cause.

« Ce qu’il réclame, ce sont les honoraires d’un avocat… Et malgré toutes les explications qui leur ont été données, ils décident de se répandre sur les réseaux sociaux », a regretté Me Zeus Ajavon qui n’en revient pas. 

L’ex-Coordonnateur du Collectif Sauvons le Togo (CST) a précisé qu’il a commencé à défendre Kao Atcholi et tous les autres impliqués dans le dossier d’atteinte à la sûreté de l’Etat sans avoir reçu un seul franc de leur part. Seul Kpatcha Gnassingbé, a-t-il nuancé, a avancé de l’argent au milieu de la procédure, précisant que la somme lui a été retournée lorsque l’Etat a payé les dommages et intérêts.

Un bienfait mal récompensé ou de l’ingratitude ? L’avocat se garde de faire des appréciations sur le comportement de ses anciens « clients ».




Les Eperviers rechutent devant les Scorpions de la Gambie

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Les Eperviers du Togo ont joué mardi leur 2e match amical contre la Gambie dans le cadre des journées FIFA du mois de juin. Match qu’ils ont perdu sur le score de 0 but contre 1. Après une belle victoire face à la Guinée (2-0) le 5 juin dernier, l’équipe rechute.

Ce 2e  match amical des Eperviers a été disputé par une équipe remodelée. Alors que Ihlas Bebou a dû quitter le regroupement, le capitaine Djene Dakonam et Mani Ougadja n’ont pas pu être alignés pour cause de blessures.

Malgré tout, l’équipe de Jonas Kokou Komla a résisté devant la Gambie lors de la première partie de jeu. Les Eperviers du Togo emmenés par Fo-Doh Laba, capitaine du jour, se sont d’ailleurs montrés entreprenants. Ils ont d’ailleurs raté quelques occasions.

Faible réaction des Eperviers

En deuxième période, n’ont toujours pas trouvé la faille dans la défense gambienne. Ils vont plutôt encaisser l’unique but de la partie sur coup-franc à la 75è minute. Une réalisation de James Gomez.

La réactivité de l’équipe nationale togolaise ne s’est pas faite attendre. Mais les entrées de Tchakéi Marouf, Tchatakora Sémiou ou encore de Ouro-Agoro Ismaël n’ont pas permis de changer le score.

Après donc la victoire face à la Guinée, les Eperviers rechutent face aux Scorpions de la Gambie. Preuve qu’il y a encore des choses à corriger dans cette sélection en pleine reconstruction pour un nouveau départ.




Togo: Une ‘forte suspicion’ de grippe aviaire à Djagblé

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Le gouvernement togolais a indiqué mardi qu’il y a « une forte suspicion de la présence du virus de la grippe aviaire » à Djagblé (15 Km de Lomé). 563 têtes de volailles sont mortes mystérieusement dans une ferme avicole située à Klémé 1 dans le canton de Djagblé le 3 juin dernier.

Les ministres togolais Antoine Lekpa Gbegbeni de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural, Moustafa Mijiyawa de la santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins, et Foli-Bazi Katari de l’environnement et des ressources forestières ont alerté le public mardi sur la probable présence de la grippe aviaire au Togo.

Dans un communiqué conjoint, ils ont indiqué qu’une équipe conjointe de la direction de l’élevage, de la direction régionale de la santé Maritime et de la direction préfectorale de la santé Zio s’est rendue dans la ferme en question le jeudi 3 juin dernier.

C’était sur appel du responsable de ladite ferme qui abritait au total 1000 poules pondeuses. Ce jour-là, elle a enregistré un taux de mortalité de 50%, soit au total 563 têtes de volailles.

Les 3 ministres annoncent que « des prélèvements ont été immédiatement faits et envoyés au laboratoire de référence de Padou en Italie pour analyse ». Ils précisent qu’il y a une « forte suspicion de la présence du virus de la grippe aviaire ».

Mesures contre la grippe aviaire

En attendant la confirmation des résultats, les mesures conservatoires conformément au plan national de riposte contre les maladies animales ont été prises pour assainir la ferme.

Il a été procédé à l’abattage, l’incinération et l’enfouissement des cadavres de volailles,  la destruction des œufs, de la provende et du matériel d’élevage (mangeoires, alvéoles et litières).

Les autorités annoncent avoir procédé à la désinfection des poulaillers et des magasins de stockage, à la mise sous quarantaine de l’exploitation avicole incriminée ainsi qu’à l’interdiction de mouvements des volailles. De même, les marchés à volailles et des provenderies dans le canton de Djagblé ont été fermés pour une durée de 30 jours.

Par ailleurs, les personnes cibles ayant eu des contacts avec la ferme avicole sont prises en charge médicalement.

Partant, les autorités rassurent les éleveurs que toutes les dispositions sont prises pour juguler cette crise de grippe aviaire si celle-ci venait à être confirmée par les résultats des analyses.




Kokoroko annonce la rénovation du Lycée de Sessaro-Mazada

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Des dispositions urgentes ont été prises pour la rénovation immédiate des infrastructures du Lycée de Sessaro-Mazada. Dodzi Kokoroko, le ministre togolais des enseignements primaire, secondaire, de l’artisanat et de la formation professionnelle a fait cette annonce lundi. En plus, il indique que le gouvernement a apporté son soutien aux familles éplorées suite au drame survenu dans cette école le 31 mai dernier.

Le lycée de Sessaro-Mazada a retenu les attentions ces derniers jours. Le lundi 31 mai 2021, aux environs de 16 heures 30, un vent violent, accompagné d’une pluie, a soufflé dans la localité de Sessaro, située à 42 km au nord-est de la ville de Sotouboua, occasionnant des dégâts matériels, des blessés et provoquant des pertes en vies humaines parmi les élèves du Lycée Sessaro-Mazada.

En effet, ce drame a provoqué 33 blessés et fait trois décès dont 2 sur les lieux du drame et un au CHR de Sokodé, le 03 juin 2021. Il s’agissait des élèves en classe de sixième.

« Le gouvernement présente ses sincères condoléances aux familles éplorées et à toute la communauté éducative, et leur témoigne sa compassion. Il exprime sa sympathie aux blessés et leur souhaite une prompte guérison », a indiqué Dodzi Kokoroko.

Prof Kokoroko note que toutes Ies diligentes dispositions ont été prises par les ministères sectoriels pour apporter un soutien aux familles touchées par ce drame.

Pour finir, le ministre a précisé que « des dispositions urgentes ont été prises pour la rénovation immédiate des infrastructures du Lycée de Sessaro-Mazada ».




La PIA inaugurée pour soutenir la croissance économique du Togo

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La Plateforme industrielle d’Adétikope (PIA) a été inaugurée dimanche. C’est le président, Faure Gnassingbé lui-même qui a présidé la cérémonie. Cette infrastructure traduit la volonté du gouvernement de faire du Togo, un hub industriel et de créer de la valeur ajoutée.

Le plateforme est développée en deux phases. C’est la première qui a été officiellement lancée dimanche. ARISE IIP a eu la charge de la conception, du financement, de la construction et de la gestion de cette zone industrielle qui permettra la transformation locale des richesses naturelles et leur exportation. L’investissement total sera de 200 millions d’euros.

Selon les autorités togolaises, le « projet n’est qu’un exemple de ce qui peut être réalisé au Togo », lorsque la République du Togo ainsi que tous les investisseurs et toutes les entreprises qui souhaitent sérieusement créer de la valeur œuvrent en vue d’un objectif commun.

La PIA devrait garantir que le Togo obtienne une meilleure part de la valeur ajoutée grâce au développement de l’industrie locale. Sans oublier la création de plus d’emplois pour les jeunes.

« Nous transformons aujourd’hui une vision en réalité », a déclaré Gagan Gupta, co-fondateur d’ARISE IIP dans son discours.

PIA, un hub des affaires

L’infrastructure vise la création des chaînes à haute valeur ajoutée dans l’industrie textile au Togo. Elle est appelée à jouer un rôle de catalyseur pour soutenir la croissance économique, l’intégration régionale et le commerce.

Son écosystème intégré offre une gamme d’avantages fiscaux et des infrastructures modernes facilitant la production compétitive de ressources agricoles locales, notamment le coton, la noix de cajou et le soja.

Sur environ 400 hectares, PIA accueillera des entreprises des secteurs agroalimentaire, pharmaceutique, du recyclage et de l’automobile électrique.

Togo Wood Industries spécialisé dans le bois et Togo Agro Ressources ont déjà signé un accord pour intervenir dans la transformation du soja, particulièrement sous forme d’huile comestible. ARTECH, spécialisée dans le marbre , le granite et onyx a également signé.

PIA pourrait générer jusqu’à 35 000 emplois locaux.

Des membres du comité consultatif d’Arise IIP dont Bruno Delaye, ancien ambassadeur de France au Togo, et Carlos Lopes, économiste et conseiller de la Présidence togolaise étaient à l’inauguration.

Etaient également présents, Sergio Pimenta, vice-président de la Société Financière Internationale (SFI/Banque mondiale), et de Coralie Gevers, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Togo.