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Robert Dussey reçu à Téhéran par Ebrahim Raïssi

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Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et des togolais de l’extérieur séjourne à Téhéran. Le chef de la diplomatie togolaise y a été reçu lundi par le président iranien, Ebrahim Raïssi.

Les discussions entre Prof Dussey et son hôte ont porté sur la coopération bilatérale, la situation politique en Afrique de l’Ouest et les questions relatives à la lutte contre le terrorisme.

Le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, assistait à l’entretien.

Lors des discussions, le président iranien a indiqué que les pays africains disposaient de ressources naturelles, minérales et humaines riches et talentueuses. Ainsi, il assure que son pays souhaitait un développement global des relations avec les pays africains, dont le Togo, pour servir le l’intérêt commun des deux nations.

Pour lui, le processus de développement global de la coopération avec les États African dans divers domaines économiques, commerciaux et politiques sera poursuivi « avec plus de puissance et de sérieux ». 

Au sortir de l’audience, Robert Dussey a indiqué que le Togo souhaite établir des relations étendues et globales avec la République islamique d’Iran.

Pour le chef de la diplomatie togolaise, Lomé fait confiance aux approches de Téhéran dans le processus de développement des relations, et espère que les politiques de développement de la coopération économique avec l’Afrique boost par le partenariat mutuel.

« J’ai été honoré par l’audience accordée par le Président de la République Islamique d’Iran, M. Ebrahim Raïssi. Au nom du Président Faure Gnassingbé, je lui ai transmis les salutations du peuple togolais », a posté Robert Dussey.




Togo: 1ère séance du CPC, DMK et ANC absentes

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Des acteurs politiques togolais ont tenu vendredi à Lomé la première séance du Cadre permanent de concertation (CPC). Rencontre présidée par le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, Payadowa Boukpessi. L’arrêté créant le CPC a été signé le 18 janvier dernier. Il devra connaitre des sujets d’intérêt national. Mais ce cadre est déjà rejeté par l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et des partis membres de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK).

Selon le gouvernement, les acteurs politiques devraient discuter des questions sociopolitiques et culturelles, des questions sanitaires et environnementales, de l’extrémisme violent, de la situation économique, des droits de l’Homme. On parle également du suivi de la mise en œuvre des propositions issues de la concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP) tenue du 19 janvier au 13 juillet 2021.

Composition et fonctionnement du CPC

Dans la pratique, ce cadre est composé d’un membre par parti politique ayant participé à l’une des 3 dernières élections au Togo. L’assemblée nationale est représentée par 2 membres au maximum et le ministre de l’Administration territoriale est d’office rapporteur du CPC.

Les pouvoirs publics expliquent que sa composition est mise à jour à l’issue de chaque élection à suffrage universel. Ce cadre sera dirigé par un président désigné pour un mandat de 3 mois de façon rotative et provenant des entités le composant. Le président et deux vice-présidents doivent provenir de 3 groupes différents. Le président, les vice-présidents et le rapporteur constituent le bureau du CPC. Le CPC peut faire appel à toute personne ressource dans l’exercice de ses fonctions.

« Les réunions du CPC se tiennent sur invitation du rapporteur après concertation avec les autres membres du bureau. Le CPC se réunit en session ordinaire durant une semaine à raison d’une session par trimestre », précise l’arrêté créant ce cadre dont le mode de délibération du CPC est le consensus.

Il est également indiqué qu’en cas de nécessité, un membre peut solliciter auprès du bureau du CPC la tenue d’une session extraordinaire de trois jours.

Toutefois, le CPC ne peut pas tenir plus de 3 sessions extraordinaires par an. Il peut faire des propositions adressées au gouvernement à la fin des travaux de chacune de ses sessions, dans le respect des prérogatives des institutions de la République.

Le CPC connaît déjà des boycotts

Les discussions de la première séance du CPC ont duré moins de 2 heures. Il a été essentiellement question pour les participants de prendre connaissance de l’arrêté instituant ce cadre.

Des partis politiques comme l’UFC, le NET, le MRC, le PDP, le CAR, la CPP, l’UDS-Togo et UNIR étaient présents autour du ministre d’Etat, Payadowa Boukpessi.

A noter que les partis membres de la Dynamique Monseigneur Kpodjro (DMK) invités à cette rencontre n’ont effectivement pas été présents. De même que l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre.

Dans un communiqué diffusé à la veille de la réunion, la DMK estime « qu’une autre initiative de dialogue sincère doit être prise afin de trouver des solutions à la grave crise politique que traverse le Togo ».

La DMK avait conditionné sa participation à la CNAP par le règlement du « contentieux né des élections du 22 février 2020, le retour des exilés politiques au rang desquels Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, Agbéyomé Messan Kodjo et bien d’autres » ; ainsi que la libération des prisonniers politiques.

A la publication des conclusion des discussions, ce regroupement politique a affirmé que la CNAP a été un échec.

De son côté, l’ANC ne compte pas participer au cadre de concertation après avoir quitté les discussions au sein de la CNAP. En effet, le parti de Jean-Pierre Fabre s’était retiré des discussions de cette concertation à quelques semaines de la fin des travaux.

M. Fabre indiquait à l’époque que les propositions de son parti n’avaient pas été prises en compte et que le pouvoir donnait l’impression de chercher des complices.




Togo: Une concertation politique s’ouvre, la DMK boycotte

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Au Togo, un cadre permanent de concertation s’ouvre entre les acteurs politiques ce vendredi 21 janvier. Payadowa Boukpessi, le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et du développement du territoire a adressé des courriers aux partis politiques dans ce sens. Absente lors des discussions de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP), tenues du 19 janvier au 13 juillet 2021, la Dynamique Mgr Kpodzro décline la nouvelle invitation.

Le cadre permanent annoncé est la suite des discussions menées au niveau de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP), tenues du 19 janvier au 13 juillet 2021. Des partis membres de la DMK sont conviés à ces discussions politiques sans que l’entité n’y soit conviée.

« La DMK constate une fois encore que seuls certains partis membres de la DMK sont invités alors que la DMK qui constitue à ce jour la première force politique du pays regroupant pas moins de sept partis politiques et onze associations de la société civile, a été ignorée », a déploré d’entrée ce regroupement politique.

En plus, cette entité rappelle que ses partis membres n’ont pas pris part aux discussions de la CNAP, car le gouvernement n’a pas voulu accéder à ses propositions d’ordre du jour du dialogue.

A l’époque, le regroupement exigeait le règlement du « contentieux né des élections du 22 février 2020, le retour des exilés politiques au rang desquels Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, Agbéyomé Messan Kodjo et bien d’autres ».

Sans oublier « la libération des détenus politiques; les questions sociales relatives à la vie des citoyens togolais; les grands dossiers économiques ».

Boycott du cadre de concertation

L’entité dirigée actuellement par Brigitte Adjamagbo-Johnson assure que le retrait du CAR et plus tard de l’ANC, ainsi que la dénonciation de la mise en œuvre des conclusions par certaines parties prenantes « confirment la justesse de sa position et l’échec de ces discussions ».

« Face à ce constat et au regard du blocage actuel de la situation socio-politique ainsi que des souffrances indicibles des Togolais, il est évident pour la DMK, qu’une autre initiative de dialogue sincère doit être prise afin de trouver des solutions à la grave crise politique que traverse le Togo », adressé Mme Adjamagbo-Johnson.

Et dans une lettre conjointe adressée au ministre Payadowa Boukpessi le 20 janvier 2022, les partis du regroupement invités aux discussions, ont décliné l’invitation.

Pour Brigitte Adjamagbo, la DMK reste toutefois « disponible à toute initiative qui prendrait en compte les préoccupations réelles et actuelles des Togolais ».

Le regroupement exhorte les togolais à rester déterminé jusqu’à l’obtention de sa victoire.




OTR: Mobiliser 814,71 milliards avec la loi de finances 2022

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L’Office togolais des recettes (OTR) a présenté mardi les innovations contenues dans la loi de finances, gestion 2022. La loi est élaborée dans un contexte économique mondial marqué par des incertitudes liées à la pandémie au coronavirus et ses conséquences socioéconomiques. Plusieurs innovations ont été introduites dont des mesures pour maximiser le recouvrement des recettes. Parmi elles, la taxe d’habitation qui sera collectée par l’entremise de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET).

« La loi de finances est le fruit des concertations menées tout au long de l’année dernière entre le gouvernement et le secteur privé. Nous espérons que les dispositions de la loi répondent à une grande partie des attentes des entrepreneurs et des entreprises togolaises », a indiqué Philippe Kokou Tchodié.

Le Commissaire Général de l’OTR a expliqué que la loi des finances 2022 est basée sur les objectifs de développement durable traduit dans le Plan national de développement (PND) et la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

Les axes de modification de la loi de finances s’articulent autour des points stratégiques. Il s’agit du renforcement des mesures de contrôle et de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, l’élargissement de l’assiette fiscale, l’allègement de la charge fiscale, la simplification des procédures fiscales, les ajustements techniques.

S’agissant des mesures relatives à l’élargissement de l’assiette fiscale, la loi de finances prévoit, notamment l’obligation d’immatriculation des personnes exploitant des plateformes électroniques et un nouveau mécanisme de collecte de la Taxe d’Habitation.

OTR mise sur la taxe d’habitation

Ainsi, le gouvernement a institué un nouveau mécanisme de collecte de la taxe d’habitation. Les contribuables branchés sur le réseau de distribution de l’énergie électrique se verront indiqués les montants de la taxe d’habitation sur les factures de consommation de l’énergie électrique. Les personnes disposant de leur propre système d’énergie sont obligés de soumettre leur déclaration de taxe d’habitation.

La loi consacre également des mesures spécifiques. On note la reconduction de la perception du prélèvement national de solidarité, la reconduction de la perception de la taxe de Prélèvement de l’Union Africaine, la régulièrement de la Taxe de Laissez-Passer, l’exonération des droits et taxes de douanes à l’importation de véhicules neufs, hybrides et âgés de moins de 5 ans.

En 2022, il n’y a plus de l’acompte TPU/Patente (transporteur). Par contre, il y aura la reprise des contrôles fiscaux externes, de même que des actions de recouvrement. L’OTR est tenu de mobiliser cette année environ 814,71 milliards de francs CFA.

Le budget de l’État adopté par le parlement est établi, en ressources et dépenses, à 1.779,19 milliards de francs CFA.




Togo: Casque obligatoire désormais pour tout passager moto

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Au Togo, les engins à deux roues sont à l’origine de 60% des décès enregistrés sur les routes. Le gouvernement rend obligatoire le port de casque pour les passagers transportés à dos d’une moto. Cette mesure, qui s’impose dès ce mois de janvier, est destinée à corriger la donne sur les routes togolaises.

La mesure dont la mise l’application est immédiate, à compter ce mois de janvier a été annoncée cette semaine à l’occasion de la présentation du bilan de la sécurité routière du second semestre de l’année 2021.

En effet, les accidents liés aux engins à deux roues sont les plus nombreux. La proportion des décès dans les accidents impliquant les motos est estimée à 60% du total des morts.

« Face à cette situation inquiétante, le gouvernement à travers le ministère de la sécurité, est obligé de prendre de nouvelles mesures. Ainsi, désormais, tous les passagers sur les motos à deux roues doivent eux aussi porter un casque de protection. Ils doivent avoir un casque sur la tête avant de monter. Faute de quoi, ceux-ci et le conducteur seront interpellés et verbalisés », a déclaré le Colonel Yaovi Okpaoul, Directeur Général de la Police nationale.

Casque et prise de conscience

Cet officier précise qu’il est important que chaque togolais prenne conscience de la réalité et adopte des comportements civiques ; Ce qui devrait contribuer à réduire le nombre de morts sur les routes.

« Il faut que le citoyen togolais prenne conscience qu’il y a plus de morts par jour sur nos routes surtout chez les deux-roues. Quand on sort de la maison, il faut tout faire pour y revenir en observant strictement des mesures de prudence », a exhorté Col Okpaoul.

Le Directeur général de la Police nationale regrettent le fait que plusieurs togolais outrepassent toutes les règles.

Pour lui, le trop plein des accidents de la route a pour cause : l’excès de vitesse, le manque de vigilance, le téléphone au volant, la conduite en état d’ébriété, etc.

« Pendant que des efforts se font pour garantir la sécurité sur les routes, nous ne pouvons pas nous-mêmes être des sources d’insécurité », a-t-il conscientisé.

En 2021, 680 décès ont été enregistrés sur les routes togolaises dans un total de 7392 accidents de janvier à décembre 2021. Le nombre des blessés se chiffre quant à lui à 9376.




Togo: 7392 accidents en 2021 avec 680 morts

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Le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Gal Yark Damehane a fait, en milieu de semaine, le point des accidents de circulation survenus courant l’année 2021. Il avait à ses côtés son collègue des transports routiers, aériens et ferroviaires, Affoh Atcha-Dedji. On retient qu’il y a eu au total 7392 cas d’accidents sur les routes togolaises avec plus de 680 morts.

De juillet à décembre 2021, les services compétents ont noté 3577 cas d’accidents sur les routes togolaises avec 334 décès et 4655 blessés. A cela s’ajoutent les  3815 cas enregistrés de janvier à juin 2021 avec 346 morts et 4.721 blessés.

Ce qui fait un total de 7392 de janvier à décembre 2021 et 680 morts. Le nombre des blessés se chiffre à 9376.

Causes des accidents

Les cas liés aux engins à deux roues sont les plus nombreux avec presque 400 motos.

Général Damehame Yark et Affoh Atcha-Dedji évoquent plusieurs facteurs pour expliquer la hausse du nombre des accidents de circulation au Togo.

Les deux ministres de Faure Gnassingbé pointent l’excès de vitesse, la non-maîtrise des engins, les dépassements hasardeux et globalement le non-respect du Code de la route.

Plusieurs mesures sont annoncées pour les prochains jours pour limiter les dégâts.




ALLODELIV pour révolutionner le secteur de la restauration

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La société ALLODELIV a démarré en ce début d’année ses activités d’E-commerce à Lomé. Dans le cadre de son déploiement, elle a lancé jeudi son application destinée à révolutionner le secteur de la restauration au Togo. Dénommée « ALLODELIV », il s’agit d’une plateforme où le restaurant aura accès à 100% à la gestion des commandes et de ses revenues.

Cette application permettra au Restaurant d’accepter une ou plusieurs commandes à la fois, de changer le statut de la commande comme « COMMANDE ACCEPTEE », « COMMANDE EN COURS DE PREPARATION », « COMMANDE PRETE », « COMMANDE EN COURS DE LIVRAISON » et « COMMANDE LIVREE ».

Il s’agit d’une application très puissante, avec une interface très attirante, disponible sur Apple Store et Google Play Store.

D’un côté, le client passera ses commandes grâce à cette application depuis sa maison ou son travail. Et de l’autre côté, le Restaurant pourrait également utiliser l’option « tchat » de l’application pour discuter directement avec le client sur les détails de la commande.

L’application permet aux restaurants de recevoir les détails d’une commande en cours de préparation à savoir : l’adresse du Restaurant, détails de la commande (type de repas avec exigence et note du client) puis l’adresse du client grâce à la géolocalisation de l’application client.

ALLODELIV met également à la disposition de ses partenaires (Restaurants) des « Livreurs » bien formés. Ces derniers effectueront la livraison du repas en un temps donné, en toute sécurité grâce aux équipements et aux consignes de la base d’opération de la société ALLODELIV.

Grâce aux dernières technologies utilisées sur l’application Client, le client pourra suivre le déplacement du livreur en temps réel sur le MAP  depuis la prise de la commande auprès du Restaurant pour assurer la confiance vis à vis de nos clients.

« La plateforme AlloDeliv est différente des plateformes existantes. Notre application permet aux clients de passer et de suivre le processus de livraison. Chaque commande passée sur la plateforme dispose d’un code. Ce qui permet aux restaurants et aux livreurs de s’assurer de l’exactitude de la commande passée par le client », a expliqué Ayih AYIKOE, le responsable de la société.

Des livreurs ALLODELIV

La société ALLODELIV percevra une commission de 15% sur toutes commandes effectuées via l’application pour livraison au client, précisément par un par livreur de la société. Des voitures sont disponibles pour assurer la livraison des grosses commandes. ALLODELIV assure pleinement le service client pour le restaurant et pour le client.

Une trentaine de restaurants ont déjà intégré la plateforme pour un début. De même, la société a formé 5 livreurs permanents ainsi que 10 autres freelances pour assurer les livraisons.

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Ayih Ayikoe, le DG d’Allodeliv

L’application comprend également un supermarché. Les utilisateurs peuvent y passer les commandes de légumes, de poissons, de viande, de liqueurs,… comme dans toute épicerie et se faire livrer à leur domicile.

Notons que ALLODELIV est une société de E-commerce mise sur pied par Ayih AYIKOE. Ce jeune togolais a fait ses armes auprès de grands groupes d’E-commerce comme AMAZON où il était responsable logistique, puis à Freshdirect.

Il avait mis sur pied Zion Business Corp, société de E-Commerce basée à New York. M. Ayikoe a décidé d’apporter son expérience à l’évolution du E-commerce au Togo et en Afrique avec la mise sur pied de la société ALLODELIV.




Togo: l’Europe va investir 160 milliards d’ici 2027

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L’Union européenne et ses Etats membres présents au Togo (Allemagne et France) ont lancé mercredi à Lomé un Document Conjoint de Programmation (DCP).  Cet outil permet à ses 3 entités de coordonner sur la période 2021-2027 leur coopération au développement avec le Togo. Trois domaines prioritaires sont retenus et on annonce une intervention jusqu’à hauteur de 160 milliards Fcfa sur la période ciblée.

Le DCP a été adopté le 16 décembre 2021 par l’Union européenne. Il accompagne le Plan National de Développement et la Feuille de Route gouvernementale Togo 2020-2025 et définit le cadre des interventions des partenaires européens en appui aux efforts du gouvernement pour les sept prochaines années.

Concrètement, l’UE et ses Etats membres s’engagent à renforcer leur soutien au Togo, à travers ce document, dans les 3 domaines prioritaires.

Il s’agit d’abord du développement humain, en particulier sur ses aspects d’inclusion socio-économique et d’accès aux services publics de base. Ensuite de l’appui aux agro-industries durables et à la gestion des ressources naturelles pour contribuer à la génération d’emploi et à la lutte contre le changement climatique. Enfin, le document mise sur l’appui à la consolidation d’une société apaisée et résiliente au Togo à travers la sécurité, la bonne gouvernance et décentralisation.

L’équipe Europe engage plus de 243 millions d’euro, soit près de 160 milliards de CFA, pour de nouveaux projets dans les 3 domaines prioritaires précités.

Des domaines en phase avec la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 qui vise à faire du Togo un pays en paix et une nation moderne avec une croissance économique inclusive et durable.

L’Europe en phase avec la feuille de route

L’UE annonce avoir consulté les organisations de la société civile, les autorités locales, les représentants du secteur privé, les Nations Unies et d’autres partenaires de développement dans le cadre de l’élaboration du DCP. Ce document marque une étape importante dans le renforcement et la concrétisation de la coopération entre les partenaires européens et le Togo.

Par ailleurs, le document s’inscrit dans l’approche « Equipe Europe » qui, au Togo, rassemble l’Union européenne, la France et l’Allemagne et leurs institutions de financement et de mise en oeuvre de développement respectives, à savoir la Banque Européenne d’Investissement (BEI), l’Agence Française de Développement (AFD), la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW).

Les actions de l’UE qui découleront du Document Conjoint de Programmation seront financées par le nouvel instrument intitulé « Europe dans le monde ».  Il remplacera le Fonds Européen de Développement (FED).

Le DCP 2021-2027 intervient dans le cadre de l’entrée en vigueur de l’Accord Post-Cotonou entre le Groupe des Etats d’Afrique, Caraïbes et du Pacifique (ACP) dans son ensemble d’un côté, et l’UE et ses Etats membres de l’autre.




Adjamagbo à Fabre: ‘C’est l’intérêt du peuple qu’il faut privilégier’

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Dans son message de nouvel an, Jean-Pierre Fabre s’en était vertement pris à ses collègues de l’opposition. Le leader de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) avait déjà exigé des excuses publiques pour avoir été accusé d’avoir « négocié » son poste de maire d’Amoutivé. Il n’y aura pas d’excuses, répond Brigitte Adjamagbo-Johnson qui demande à M. Fabre d’oublier ses intérêts particuliers pour l’intérêt du peuple togolais.

Pour la première fois, Brigitte Adjamagbo-Johnson réagit au sujet de l’exigence des excuses publiques de sa part par Jean-Pierre Fabre. En effet, le 2 août 2021, le leader de l’ANC avait déclaré être lésé par les discours « mensongers » prononcés par Mme Adjamagbo-Johnson à l’issue des élections locales, faisant croire qu’il s’est arrangé avec le régime de Faure Gnassingbé pour avoir le poste de maire de la commune Golfe 4.

A l’époque, l’ancien chef de file de l’opposition conditionnait toute collaboration avec la DMK, par la présentation d’excuses publiques.

Jean-Pierre Fabre n’aura pas ce plaisir peut-on déduire du raisonnement de la Coordinatrice de la DMK. L’ancienne ministre de la transition estime que le combat politique ne devrait pas viser les intérêts personnels mais doit être motivé uniquement par l’intérêt commun.

« Le combat que nous menons, n’est pas un combat pour des intérêts privés et particuliers (…). Je suis amenée à entrer en relation avec d’autres acteurs politiques parce que je suppose que nous partageons les mêmes objectifs. C’est-à-dire défendre les intérêts du peuple. Partant de là, ce qui nous lie, c’est ce que nous devons privilégier », a-t-elle déclaré.

Fabre et l’intérêt supérieur

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson explique que cela a toujours été son leitmotiv en tant qu’actrice politique. Elle reconnait que dans le cheminement, il peut y arriver que les uns égratignent les autres.

« Il se fait que quand vous êtes ensemble, en tant qu’humains, vous pouvez être amenés à poser des actes qui égratignent et qui font mal. J’en ai subi. J’ai plusieurs fois entendu des commentaires désobligeants sur ma personne. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai exigé que les personnes de qui ces commentaires ont émané me présentent des excuses », a expliqué Mme Adjamagbo-Johnson.

La patronne de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) estime que le combat pour la démocratie au Togo doit être le leitmotiv d’une sincère union des partis de l’opposition. Partant, elle demande que les intérêts personnels s’effacent devant l’intérêt supérieur des togolais.

« Qu’est-ce que ma personne représente face à l’intérêt supérieur. Je n’exigerai jamais des excuses pour combattre ensemble avec tous ceux qui poursuivent le même intérêt supérieur que moi. On ne peut pas faire ça en politique si on aime vraiment son pays et son peuple et si on prétend se battre pour lui », a-t-elle laissé entendre.

L’état-major de l’ANC appréciera alors que depuis plusieurs jours, des appels à une nouvelle action unitaire de l’opposition pour la reprise de la lutte politique fusent de partout.

Les oppositions togolaises parviendront-elles à transcender les querelles de ménages ?




Soutien de Kako Nubukpo, commissaire de l’UEMOA, au Mali

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Prof Kako Nubukpo se prononce sur la situation qui prévaut actuellement au Mali et les sanctions prises conjointement le 9 janvier dernier par les chefs d’Etat de l’UEMOA et de la CEDEAO. Le Commissaire en charge de l’agriculture et de l’environnement de l’UEMOA dénonce un chantage au CFA envers le peuple malien.

Dans une sortie sur son compte Twitter, l’économiste togolais, connu pour son combat contre le franc CFA, un outil permettant à la France de maintenir l’Afrique dans la servitude, relance le débat.

« Au peuple souverain Malien je souhaite apporter tout mon soutien et ma solidarité. L’ouvrage publié en 2016 : « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire : à qui profite le franc CFA ? », a planté le décor du chantage inhérent au système CFA que subit le peuple souverain du Mali aujourd’hui », a posté Kako Nubukpo.

Dialogue selon Kako Nubukpo

L’ancien ministre togolais de la prospective estime que la crise sans précédent en cours au Mali mais également entre ce pays et les organisations sous-régionales « doit permettre l’initiation d’un dialogue entre toutes les parties prenantes ». Et ce, au-delà d’une lecture partielle et partiale des concepts de légalité et de légitimité.

« Comme rappelé aux États Généraux de Lomé , l’émancipation monétaire de l’Afrique de l’Ouest est une urgence africaine », a insisté Prof Nubukpo.

A Accra le dimanche dernier, de graves sanctions ont été prononcées contre le Mali : Gel des avoirs maliens dans les banques centrales et commerciales de la Cédéao (BIDC) et de l’UEMOA (BCEAO), fermeture des frontières terrestres et aériennes entre le pays et les autres États membres de la Cédéao, suspension des transactions commerciales avec Bamako à l’exception des produits médicaux et de première nécessité et retrait des ambassadeurs de tous les pays membres au Mali.