Réunie le 28 septembre à Lomé, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a approuvé quatre opérations pour un montant cumulé de 390 millions de dollars. Les financements ciblent l’énergie, les infrastructures ferroviaires, l’exploitation minière et l’agriculture résiliente au climat au Ghana, au Nigeria, au Sénégal et au Togo.
La BIDC accélère le financement de projets structurants en Afrique de l’Ouest. Réuni à Lomé pour sa 101e session ordinaire, le Conseil d’administration de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO a approuvé quatre opérations représentant au total 390 millions de dollars.
Présidée par Dr George Agyekum Donkor, président de la BIDC et de son Conseil d’administration, la session a placé au cœur des décisions plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour les économies régionales : sécurité énergétique et alimentaire, infrastructures de transport, industrialisation et adaptation au changement climatique.
Gros décaissement pour le Ghana et le Nigéria
La plus importante enveloppe, soit 230 millions de dollars, est destinée à Azumah Resources Ghana Limited pour le développement du projet aurifère Black Volta, au Ghana. Selon la BIDC, ce financement doit contribuer à la création de valeur au niveau local et soutenir la croissance économique. Cette opération représente ainsi plus de la moitié du montant total approuvé lors de la session de Lomé.
La deuxième opération majeure concerne le Nigeria. La BIDC a approuvé une facilité de 100 millions de dollars destinée à l’acquisition de matériel roulant et d’équipements d’exploitation pour la phase II du projet de chemin de fer à écartement standard Kano-Maradi.
L’infrastructure doit contribuer à renforcer les échanges commerciaux, la mobilité et l’intégration régionale. À travers ce financement, la banque entend notamment soutenir les infrastructures susceptibles de faciliter la circulation des personnes et des marchandises dans l’espace ouest-africain.
Au Ghana, une autre facilité de 50 millions de dollars a été approuvée en faveur de MOSL Limited. Elle doit permettre de renforcer la sécurité énergétique à travers l’approvisionnement en produits pétroliers. Cette opération complète les financements approuvés dans les secteurs productifs et énergétiques, alors que la BIDC inscrit la sécurité énergétique parmi les axes de sa stratégie régionale.
La quatrième opération, d’un montant de 10 millions de dollars, associe le Ghana, le Sénégal et le Togo. Elle vise à soutenir la phase pilote de l’Initiative ouest-africaine pour une agriculture intelligente face au climat (WAICSA).
Le dispositif doit favoriser le développement d’une agriculture plus résiliente au changement climatique, renforcer la sécurité alimentaire et améliorer l’accès au financement agricole. Avec cette opération, la BIDC inscrit directement l’agriculture et l’adaptation climatique parmi les priorités de ses interventions régionales.
Des financements alignés sur la stratégie 2026-2030 de la BIDC
Pour Dr George Agyekum Donkor, les décisions prises à Lomé illustrent la volonté de la BIDC de concentrer ses ressources sur des projets à fort impact économique et régional. Le président de la banque met notamment en avant leur contribution à l’intégration régionale, à la sécurité alimentaire et énergétique, à l’industrialisation et à la résilience climatique.
La BIDC entend également orienter ses financements vers des secteurs productifs susceptibles de favoriser la création d’emplois, de générer des recettes d’exportation et de renforcer les chaînes de valeur régionales.
Pour Dr Donkor, ces quatre opérations s’inscrivent dans la Stratégie Croissance, Résilience et Optimisation (GRO) 2026-2030 de la banque.
Agriculture, énergie, transport et industrie au cœur du dispositif
À travers les décisions prises lors de cette 101e session, la BIDC confirme ainsi plusieurs axes de son intervention : financement de l’agriculture, sécurisation de l’approvisionnement énergétique, développement des infrastructures de transport et soutien aux activités industrielles et minières.
Le président de la BIDC rattache ces investissements à plusieurs Objectifs de développement durable, notamment ceux consacrés à la lutte contre la pauvreté et la faim, à la croissance économique et à l’emploi, aux infrastructures et à l’innovation, à la lutte contre le changement climatique et aux partenariats.
La session de Lomé aura donc permis d’engager 390 millions de dollars sur quatre opérations réparties entre plusieurs secteurs et pays de la région.
Pour la BIDC, l’enjeu est désormais de traduire ces engagements financiers en infrastructures, capacités productives et chaînes de valeur régionales susceptibles de soutenir la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.
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