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Des élèves dans les rues de Lomé lors des mouvements Des élèves dans les rues de Lomé lors des mouvements

Le gouvernement togolais avait-il cherché à faire comme le Gabon ?

Written by  Avr 13, 2017

Même si c’est une accalmie qui règne actuellement dans le secteur de l’éducation au Togo, la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET) donne toujours de la voix et brandit encore ses mouvements. L’organisation qui revient sur l’acceptation des mesures prises par le gouvernement togolais explique avoir déjoué un plan des autorités.

Les enseignants togolais ont repris les cours. L’année scolaire a été réaménagée et les examens sont reprogrammés. Tout semble au point pour achever dans la sérénité l’année académique en cours.

Tout ceci à cause du fait que les enseignants aient jugé bon d'accepter les mesures décidées par le gouvernement pour satisfaire un certain nombre de leurs revendications. 

Mais les responsables de la CSET expliquent désormais leur position qui visait à déjouer un plan drastique du gouvernement. 

Yaovi Atsou-Atcha, le Coordonnateur de la CSET explique qu’ils ont dû accepter les mesures du gouvernement pour éviter un danger national qui planait sur tous les enseignants en particulier et le système éducatif en général.

« Ce qu’on avait comme information, si on continuait les mouvements, c’est que le gouvernement devait fermer les écoles, on devait suspendre nos salaires et ça va être une guerre enseignants contre CSET. Donc on a évité ça de justesse », a révélé M. Atsou-Atcha ajoutant que le gouvernement avait voulu que l’on arrive-là pour que les enseignants se retournent contre les responsables syndicaux.

Une situation qui prévaut actuellement au Gabon où le gouvernement a suspendu le salaire de plusieurs enseignants grévistes afin d’essouffler le mouvement. Mais peine perdue. Plutôt, le mouvement se radicalise au fil des mois et l’année scolaire n’a toujours pas démarré dans ce pays, depuis Septembre 2016.

La question que l’on se pose est de savoir si le gouvernement togolais avait réellement cherché à copier ce mauvais exemple du Gabon.

Pour l’heure, Atsou-Atcha promet une relance des mouvements si les décisions du gouvernement se transforment en promesses de Gascon. La CSET réclame d’ores et déjà un reversement des précomptes des mois de novembre, décembre, janvier et février derniers ainsi que sa présence dans le comité de rédaction du statut particulier des enseignants.

Last modified on jeudi, 13 avril 2017 15:04

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