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Christophe Tchao: 'UNIR veut des réformes consensuelles avec le compteur remis à zéro' Featured

Written by  Jui 13, 2017

Le Président du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR) s'est prononcé mardi sur le projet de loi introduit par les députés de l'ANC et de l'ADDI portant sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles. Pour Christophe Tchao, les députés du parti au pourvoir n'ont jamais rejeté le texte mais ont plutôt demandé de l'ajourner.

Christophe Tchao a estimé qu’ils n’ont pas rejeté le texte de l’opposition. Pour lui, leur proposition concernant le consensus est une position sage pour permettre au gouvernement de soumettre à l’Assemblée nationale, le texte en cours d’élaboration par la commission de réflexion sur les réformes présidée par Awa-Nana Daboya.

« En ce moment, il y aura deux possibilités. Si leurs préoccupations sont prises en compte dans ce document, tant mieux. Sinon, on ressort la proposition pour la faire intégrer dans le document qui sera présenté par le gouvernement », indiqué l’ancien ministre.

M. Tchao et les siens soutiennent que la proposition de loi faite par les députés de l'opposition est partiale et vise une tierce personne.

"Le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR) et le gouvernement veulent les réformes mais dans un cadre consensuel et nous voulons un texte impersonnel. Les réformes ne veulent pas dire faire partir x ou y, c’est mettre le compteur à zéro" a-t-il indiqué.

Au parlement, le sujet fait grand bruit au quotidien et constitue un objet de tiraillement entre les honorables députés.
D'un côté comme de l'autre chacun est campé sur sa position. L'ANC ira très loin en ordonnant au camp d'en face de lui faire voir dans la Constitution, l'article qui évoque le consensus dans l'adoption des lois.
Précédemment, Isabelle Ameganvi, qui accusait le pouvoir d'user d'un coup de force pour barrer la voie à l'adoption d'un tel texte, a rassuré que le groupe parlementaire ANC- ADDI fera tout pour que leur proposition soit adoptée.

Récemment, la cour constitutionnelle a ordonné dans un arrêt que la commission des lois examine la proposition de l'opposition afin d'adopter un rapport qui devrait être déposé sur le bureau du président du Parlement. Mais cet arrêt n'a pas été respecté et aucun rapport d'examen du projet n'a été dressé. La raison est que les députés s'étaient quitté en queue de poisson et le président de l'Assemblée nationale a mis fin par la suite à l'examen de la loi.
Y aura-t-il ou pas des réformes un jour politique au Togo ? La question reste posée.

Last modified on mardi, 13 juin 2017 16:21

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