Breaking News
Didier A.

Didier A.

Le mardi dernier, le gouvernement togolais a accusé l’opposition d’avoir invité au Togo des mercenaires pour commettre des actes de violences lors des manifestations de rues en cours. Mercredi, les manifestations ont dégénéré dans la ville de Mango (549 km de Lomé) faisant un mort et 24 blessés par balles. Le ministre de  la sécurité, Yark Damehane accuse des militants du PNP. Un renfort a été envoyé dans la ville.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehane a fait mercredi soir le bilan des manifestations publiques organisées dans la journée par l’opposition togolaise et le parti au pouvoir à Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Si tout s’est bien déroulé à Lomé et dans de nombreuses localités, le ministre a déploré, devant la presse, une situation préoccupante à Mango (549 km de Lomé) avec des armes de guerre dans la nature.

Si la manifestation de l’opposition s’est bien déroulée à Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, elle a été heurtée à Bafilo, Kara et Mango où les forces de l’ordre et de sécurité ont dû faire usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc selon plusieurs témoins. Le Chef de l’opposition, Jean-Pierre Fabre a même évoqué un mort dans la ville de Mango.

Tout comme les forces démocratiques qui sont dans les rues ce mercredi 20 et demain jeudi 21 septembre, le parti au pouvoir est également dans les rues de Lomé et dans les autres préfectures du Togo depuis ce matin. L’Union pour la République (UNIR) veut répondre la mobilisation de l’opposition pour faire barrage à toute entreprise insurrectionnelle.

L’opposition togolaise compte donner une nouvelle ampleur aux manifestations de deux jours qui démarrent ce matin à Lomé mais aussi dans les différentes préfectures du pays. Depuis ce matin, plusieurs togolaise répondent à l’appel de la coalition de 14 partis politiques de l’opposition togolaise pour réclamer le retour à la constitution de 1992 ou le départ de Faure Gnassingbé.

A la suite des échanges qu’il a eus lundi dernier avec les partenaires et acteurs du système éducatif togolais, le gouvernement togolais a décidé de repousser d’une semaine la rentrée scolaire, initialement prévue pour le 25 septembre au 02 octobre.

C’est la totale déchirure entre le gouvernement et les partis politiques de l’opposition qui appellent à des manifestations mercredi et jeudi à Lomé ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Le gouvernement accuse la coalition de l’opposition d’avoir fait venir sur le territoire togolais, des personnes de nationalités étrangères pour qu’elles participent à des actes de violence à l’occasion des manifestations projetées les 20 et 21 septembre prochains.

Le Projet de loi portant modification des articles 52, 59 et 60 de la Constitution togolaise adopté par le gouvernement et transmis à l’assemblée nationale a été soumis au vote des députés mardi. Sans surprise, il a été voté par les députés de la majorité parlementaire alors que les députés issus des partis de l’opposition ont boycotté la séance.

SCHOOL ASSUR
  1. Popular
  2. Trending
  3. Comments

Facebook

Fermer