Les responsables du Groupe des six (6) partis politiques de l’opposition togolaise continuent leur lobbying pour la réalisation des réformes politiques et la décentralisation au Togo. Après les ambassadeurs, le représentant de la CEDEAO, ils viennent de rencontrer la conférence des évêques et les églises presbytériennes et méthodistes du Togo.

Prévues pour être faites il y a plus de dix ans à la suite du dialogue inter togolais de 2006, qui a abouti à la signature de l’Accord politique global (APG), les réformes constitutionnelles et institutionnelles ne sont toujours pas faites au Togo. Le pays fait du surplace sur la question alors que la nécessité de ces réformes n’est plus à prouver. Face à cette situation, certains citoyens togolais viennent de mettre sur pied, un Front pour le référendum au Togo.

Le Groupe des six poursuit son opération de charme auprès des instances nationales et internationales. Après la commission de réflexion sur les réformes et les ambassadeurs de l'UE, de la France et de l'Allemagne au Togo, le Groupe a rencontré jeudi, l'ambassadeur permanent de la CEDEAO au Togo. Les deux entités ont échangé sur l'épineuse question des  réformes politiques et institutionnelles.

La commission de réflexion sur les réformes a reçu jeudi le groupe des cinq, composé du Chef de la délégation de l’Union européenne, de l'Ambassadeur de France, de l'Ambassadeur d’Allemagne, de celui des Etats-Unis ainsi que de la Représentante-Résidente du système des Nations unies au Togo. Ces diplomates étaient allés apporter leur soutien à la commission à laquelle ils ont demandé de faire œuvre utile pour le Togo.

Dans une longue interview accordée cette semaine à Deutsche Welle, la radio allemande, le Chef de la diplomatie togolaise, le Professeur Robert Dussey s’est prononcé sur la question des réformes constitutionnelles, des élections locales, le printemps de la coopération germano-togolaise et sur l’organisation prochaine d’un sommet Afrique-Israël à Lomé. L’entretien a été l’occasion de revenir sur la longévité au pouvoir de Faure Gnassingbé, déjà dans un 3e mandat, alors que la limitation des mandats présidentiels n’est toujours pas une réalité au Togo.

Awa Nana-Daboya et les autres membres de la Commission de Réflexion sur les Réformes Politiques au Togo continuent de rencontrer les partis politiques dans le cadre de leur mission. Après l’ANC, le CAR, l’ADDI notamment, la Commission a rencontré l’ancien Premier Ministre, Agbéyomé Kodjo.

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l'Unité Nationale (HCRRUN) accueille depuis le 12 février dernier une délégation d’experts de l’Office rwandais de la gouvernance. Le but est de partager les expériences du Rwanda avec le Togo en matière de réconciliation et des réformes. Une conférence de presse donnée jeudi à Lomé a permis de démarrer les échanges avec les institutions de la republique et les départements ministériels.

La démocratie est toujours en quête au Togo et cette quête se heurte à des difficultés à tous les niveaux. Me Isabelle Ameganvi, 2e vice-présidente de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), soutient mercredi que ces difficultés engagent tous les acteurs et soutient que l'opposition n'a pas du tout échoué.

L’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI) a à son tour offert son hospitalité vendredi à la commission de réflexion sur les réformes. C'était une occasion pour le Professeur Aimé  Tchabouré Gogué et les siens de réitérer aux hôtes leur adhésion aux recommandations formulées à l'atelier nation d'échange et de réflexion sur les réformes tenu en juillet 2016.

Le groupe des six partis de l'opposition a trouvé une issue favorable à son courrier du 09 janvier adressé à certains ambassadeurs accrédités du Togo  sollicitant une séance de travail avec eux. Ils ont été reçus mercredi à Lomé par les Ambassadeurs de la France, de l'Allemagne, des USA et de l'Union Européenne au Togo.

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