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C’est la totale déchirure entre le gouvernement et les partis politiques de l’opposition qui appellent à des manifestations mercredi et jeudi à Lomé ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Le gouvernement accuse la coalition de l’opposition d’avoir fait venir sur le territoire togolais, des personnes de nationalités étrangères pour qu’elles participent à des actes de violence à l’occasion des manifestations projetées les 20 et 21 septembre prochains.

« Un peuple qui refuse de faire l’histoire doit se préparer à la subir. Or choisir de subir l’histoire, c’est abdiquer ». C’est en ces termes que Tikpi Atchadam s’est adressé récemment à ses militants à Lomé. Le président du Parti national panafricain (PNP) mobilise ses partisans pour les prochaines manifestations de l’opposition et annonce un nouveau jour qui marquera la fin de la confiscation du pouvoir du peuple. Un jour qui sera annoncé par un soleil radieux d'Afrique qui brillera sur un Togo digne et respecté, un Togo réconcilié à jamais avec lui-même, dit-il.

Me Jean Yawovi Degli a-t-il une responsabilité dans l'instabilité politique que connaît le Togo ces dernières semaines ? Le pouvoir de Lomé cherche-t-il la peau de l'ancien ministre de la transition ? Ces questions restent posées depuis que l’avocat qui séjourne actuellement en France a annoncé avoir reçu des menaces de mort de la part du régime togolais.

A la suite de l’échec des discussions en commission des lois constitutionnelles pour l’adoption de la réforme constitutionnelle, la coalition de 14 partis politiques de l’opposition togolaise appelle le peuple togolais à témoin et l’invite à descendre encore plus massivement dans les rues de Lomé et de toutes les préfectures les 20 et 21 septembre prochains.

Les députés de l’opposition et ceux du parti au pouvoir ne se sont pas entendus sur le projet de loi du gouvernement vendredi lors des travaux en commission des lois. Jean-Pierre Fabre et les autres députés de l’opposition qui prenaient part aux travaux ont déposé 47 amendements devant consacrer le retour à la Constitution de 1992. Le rejet de ces amendements les a poussés à quitter la salle des travaux.

C’est ce vendredi que démarre à l’Assemblée nationale togolaise, l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution adopté le 5 septembre dernier par le gouvernement. Mais l’opposition togolaise pense qu’il n’y a rien de sérieux dans le texte et continue d’exiger le retour de la Constitution originelle de 1992. Pour Gilbert Bawara, c’est un subterfuge de la part des opposants qui cherchent à empêcher la réforme et créer un climat délétère dans le pays. Il déclare que le gouvernement est déterminé à faure adopter la réforme par toutes les voies autorisées par la Constitution.

L’Assemblée nationale togolaise est actuellement sous les projecteurs. Le calme peine à revenir dans les rangs des députés après les tensions observées mardi et mercredi. Jeudi, l’opposition parlementaire, y compris l’Union des forces de Changement (UFC) a fait part de son mécontentement et a boycotté les travaux consacrés à la ratification de deux conventions.

Les forces démocratiques regroupées dans la coalition CAP2015-Groupes des Six-CAR-PNP-Santé du Peuple annoncent l’annulation de leur meeting d’information prévu normalement pour demain vendredi. Cette annulation vise à permettre une plus grande mobilisation des populations pour les manifestations pacifiques publiques des mercredi 20 et jeudi 21 septembre 2017.

Marcel Alain de Souza séjourne depuis le début de la semaine au Togo. Le Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) menait des consultations au niveau des différents acteurs de la classe politique togolaise. Ces consultations ont pris fin mercredi avec sa rencontre avec le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.

Les autorités togolaises ont évoqué mercredi devant la presse nationale et internationale la situation sociopolitique actuelle qui prévaut au Togo. La conférence de presse animée par deux conseillers de Faure Gnassingbé a été l’occasion pour le gouvernement d’appeler toutes les parties concernées à la retenue afin que les réformes soient opérées pour un retour du climat de paix dans le pays.

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