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Plus rien ne va à l’Université de Lomé. Du moins sur ces trois derniers jours. La répression policière qui a commencé mercredi alors que les étudiants cherchaient à tenir une assemblée générale se poursuit. Les étudiants voulaient se faire entendre pour la libération de deux de leurs camarades arrêtés et emprisonnés mercredi. Mais ils seront des dizaines à être bastonnés et arrêtés.

Au Togo, il parait difficile de rompre avec les habitudes du passé. Les militaires interviennent encore dans la gestion des manifestations et le ministre de la sécurité et de la protection civile a été interpellé par l’Assemblée nationale à ce sujet. Yark Damehane est allé s’expliquer jeudi devant les députés et s’est prononcé sur les circonstances de la mort d’un chauffeur lors des manifestations de février dernier contre la hausse des prix du carburant.

Jean-Pierre Fabre a préféré être direct désormais et ne mâche plus les mots. Samedi, le Chef de file de l’opposition a demandé au peuple togolais de se lever pour prendre son destin en main et continuer la lutte pour les réformes. C'était au meeting d'information tenu par le Combat pour l'Alternance Politique en 2015 (CAP 2015).

"Il est inadmissible que l'armée soit encore déployée au Togo pour réprimer les manifestations". C'est la déclaration faite par Amnesty International au lendemain de la mort du jeune chauffeur Alabi Nadjinoudine tué par balle lors de la manifestation contre la hausse des  prix des produits pétroliers. L'organisation internationale exige l'ouverture d'une enquête pour mettre la main sur l'auteur de ce forfait.

C'est une nouvelle situation de tension dans les rues de Lomé ce mercredi. Les autorités togolaises ont posté des forces de l’ordre dans presque chaque quartier pour empêcher toute nouvelle manifestation. Dans le même temps, à la morgue du CHU Sylvanus Olympio, c’est le bras de fer pour la récupération du corps du jeune tué mardi par les forces de sécurité. Un martyr qui sera finalement inhumé au cimetière d'Adetikopé.

Dans un communiqué rendu public mardi soir, le gouvernement togolais a condamné les manifestations contre la hausse des prix des produits pétroliers qui ont fait un mort et des blessés. Alors que plusieurs imaginaient que la décision d’augmentation sera rapportée, le gouvernement explique plutôt cette nouvelle flambée.

La nouvelle hausse du prix des produits pétroliers à la pompe au Togo continue de faire des dégâts. Depuis mardi matin, des mouvements spontanés de protestation sont observés dans plusieurs quartiers de Lomé. On signale déjà un mort et des blessés par balles, des sources médicales, suite à l’intervention des forces de défense et de sécurité.

La nouvelle hausse des prix des produits pétroliers est effective depuis mardi matin à la pompe. Une hausse qui a pris de court plusieurs togolais. Les conducteurs de taxi et les Zémidjan protestent actuellement dans les rues de Lomé contre la décision gouvernementale.

Après Dapaong et d’autres localités de l’intérieur qui ont vu les élèves investir les rues pour réclamer leurs professeurs, c’est au tour de la ville de Lomé d'être touchée mercredi par le phénomène. Les élèves manifestants réclament les cours considérés comme faits en période de grève.

L'Alliance Nationale pour le Changement (ANC) entend renouer avec les manifestations de rue dans les prochains jours. Selon nos confrères de Togo vision, Jean Pierre Fabre et ses militants vont descendre de nouveau dans les rues dans les  jours à venir pour exiger du pouvoir les réformes. 

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