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MIRAMBEAU

La crise politique au Togo s’exacerbe. Elle s’enlise et les conséquences sont lourdes. En deux mois, on déplore déjà une dizaine de morts et de nombreux blessés à Lomé et à l’intérieur du pays. Jeudi, Tikpi Atchadam le président du PNP avait sollicité l’intervention de la France dans la résolution de la crise. Mais avant cet appel, la France a condamné les violences et appelé les acteurs politiques à entamer un dialogue.

C’est  la parole du ministre Yark Damehame contre celle de la coalition des 14 partis de l’opposition sur le  bilan des manifestations publiques de ce jeudi 19 octobre. Alors que le ministre de la sécurité et de la prévention civile  rend grâce à Dieu  parce que les manifestations de ce jour n’ont enregistré aucun mort, l’opposition dit dénombrer 3 morts et des blessés. Elle appelle d’ailleurs à de nouvelles manifestations  le vendredi et samedi prochains et la tension est loin de retomber.

La coalition des 14 partis de l’opposition a tenu une conférence de presse en cette  fin de journée au cours de laquelle elle a fait le bilan des manifestations publiques de ce mercredi 18 octobre. Un bilan catastrophique, qui selon les leaders est loin de les amener à surseoir aux prochaines manifestations. D’ailleurs, elle appelle encore les populations à sortir massivement jeudi.

Le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile, Damehame Yark a dressé mercredi le bilan des évènements qu’ont connu essentiellement les villes de Lomé et de Sokodé. C’est en somme un bilan lourd avec à la clé 4 morts selon le bilan officiel, plusieurs blessés et une soixantaine d’interpellations à Lomé. Le Colonel Yark appelle les acteurs politiques à prendre ses responsabilités.

La tension est vive depuis  ce matin  à Lomé  et dans certaines villes à l’intérieur du Togo. Des affrontements sanglants sont en cours actuellement entre manifestants et forces de l’ordre etde sécurité appuyées par des miliciens. La situation inquiète l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui dans la foulée vient de sortir un  communiqué  à travers lequel elle déplore   ce qu’elle appelle l’escalade de la violence et convie une nouvelle fois les acteurs politiques au dialogue pour la résolution de la crise togolaise.

Cela fait plus de cinq ans qu’on n’a plus entendu parler d’eux, sans doute à cause de la volonté de normalisation de la situation politique. Eux, ce sont les miliciens notamment du pouvoir qui sont connus pour les actes de représailles. Mais curieusement, ils sont de nouveau en action dans plusieurs quartiers depuis lundi dernier. Mercredi, ils ont été vus dans les violents affrontements en cours dans la capitale. Certains d'entre eux ne manquent pas de justifier leur sortie.

Le bras de fer entre le pouvoir et l’opposition est manifeste ce mercredi dans les rues de Lomé. Pour le gouvernement, il n’est pas question pour l’opposition de marcher. Ainsi, depuis le matin, tout attroupement des manifestants de l’opposition est dispersé à coup de gaz lacrymogènes. Les autres coins de Lomé sont bouclés par les forces de l’ordre et de sécurité. On assiste à des courses-poursuites et à des affrontements.

C’est une nouvelle journée de tension qui s’annonce au Togo ce mercredi. Pendant que les regards sont tournés vers Sokodé où une flambée de violence est notée depuis la nuit de lundi à mardi, l’opposition tient à Lomé des manifestations qui vont durer deux jours. Les forces démocratiques veulent tenir des marches suivies de meetings. Mais pour le pouvoir de Lomé, c’est oui pour les meetings mais il ne sera pas question de marches.

David Ourna-Gnanta, militant du parti Union pour la République (UNIR) appelle l'opposition togolaise à prendre toute sa responsabilité et faire preuve de sagesse en annulant les prochaines marches prévues pour demain mercredi et jeudi prochain.

Après le gouvernement, c’est au tour de la coalition des 14  partis de l’opposition de  réagir suite à l’arrestation de l’Imam Djobo Mohamed Alassani. Et comme on pourrait s’y  attendre, l’opposition condamne ce qu’elle appelle l’enlèvement d’un proche de Tikpi Atchadam  et exige sa libération immédiate et inconditionnelle. Elle remobilise ses troupes pour les manifestations de mercredi et jeudi.

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