C'est officiel depuis mardi. Le gouvernement vient de procéder à un  découpage de l'année scolaire 2016-2017. Conséquence, les activités pédagogiques et scolaires sont désormais réaménagées dans tous les établissements publics et privés du Togo. 

Le Conseil National de la Jeunesse a un message particulier aux enseignants et élèves à la suite de l'accalmie dans le secteur éducatif après plus de six mois de crise. Ce message, le Conseil l'a dévoilé aux médias au cours d'un point de presse tenu vendredi à son siège à Lomé. 

On note depuis le début de cette semaine, une accalmie dans le secteur de l’éducation au Togo. Accalmie qui fait suite à la décision du gouvernement de doubler la prime d’incitation à la fonction enseignante et l’annonce d’autres mesures devant aboutir à l’adoption d’un statut particulier. Après avoir appelé au calme, la CSET et la FESEN ont adressé lundi un courrier au gouvernement pour exiger un certain nombre de choses dont le reversement des précomptes au plus tard fin mars pour garantir la paix sociale.

La Coordination des Syndicats de l'Education  du Togo (CSET) et la Fédération des Syndicats de l'Education Nationale  (FESEN) ont décidé de mettre de l'eau dans leur vin après que le gouvernement ait annoncé de doubler la prime d'incitation de l'enseignant togolais. Les deux organisations syndicales disent  suspendre les  prochains mots de grève pour sauver l'année scolaire en cours. Par la même occasion, ils exigent le reversement des précomptes.

Une semaine après la réception du rapport du Groupe de travail sur l’éducation, le gouvernement togolais a rencontré vendredi les acteurs de l’éducation pour annoncer des mesures prises pour l’avancement du secteur. Parmi les décisions annoncées, le doublement de la prime de la fonction enseignante. A l’occasion, le Premier Ministre, Sélom Klassou a encore appelé au calme.

Le lycée technique d'Adidogome qui accueille plus de 16 mille élèves, jusque-là épargné par les manifestations d’élèves est entré depuis ce lundi dans la danse. Tôt ce matin, les élèves ont vidé  les salles de classe et tentaient d’occuper l’axe Lomé-Kpalimé avant de tomber sur une horde d’éléments  des forces de défense et de sécurité.

C’est totalement le chaos dans l’éducation au Togo. Depuis le début de cette semaine les enseignants poursuivent leurs grèves et les élèves ne cessent d’arpenter les rues, manifestant ainsi leur mécontentement pour le fait que plusieurs chapitres aient été sautés par ses enseignants qui ont vu leurs salaires amputés par le gouvernement.

Gilbert Bawara vient de se prononcer à nouveau sur la crise qui secoue le secteur  éducatif togolais depuis le début de cette rentrée scolaire. Reçu sur une radio privée de la place lundi, alors qu' un nouveau mot de grève démarre, 72 heures seulement après les conclusions du Groupe de Travail sur le secteur, le ministre en charge de la fonction publique s'est adressé sèchement aux grévistes.

Alors qu'un compromis a été trouvé vendredi dernier entre gouvernement, centrales syndicales et autres acteurs de l’éducation à l’issue de près d'un mois et demi de concertation au sein du groupe de travail sur le secteur éducatif, les mouvements de grève ont repris de plus belle lundi. Dans plusieurs localités à travers le territoire national, les élèves sont dans les rues et réclament les enseignants et les cours.

Le Groupe de travail mis en place le 18 janvier dernier par le Premier Ministre pour réfléchir sur les problèmes auxquels est confronté le secteur de l’éducation au Togo a clôturé ses travaux vendredi à Lomé. Les travaux ont abouti à plusieurs conclusions portant sur la question du Statut particulier de l’enseignant togolais, l’enseignement confessionnel et les autres défis à relever dans le secteur. 

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