On note depuis le début de cette semaine, une accalmie dans le secteur de l’éducation au Togo. Accalmie qui fait suite à la décision du gouvernement de doubler la prime d’incitation à la fonction enseignante et l’annonce d’autres mesures devant aboutir à l’adoption d’un statut particulier. Après avoir appelé au calme, la CSET et la FESEN ont adressé lundi un courrier au gouvernement pour exiger un certain nombre de choses dont le reversement des précomptes au plus tard fin mars pour garantir la paix sociale.

Une semaine après la réception du rapport du Groupe de travail sur l’éducation, le gouvernement togolais a rencontré vendredi les acteurs de l’éducation pour annoncer des mesures prises pour l’avancement du secteur. Parmi les décisions annoncées, le doublement de la prime de la fonction enseignante. A l’occasion, le Premier Ministre, Sélom Klassou a encore appelé au calme.

Gilbert Bawara vient de se prononcer à nouveau sur la crise qui secoue le secteur  éducatif togolais depuis le début de cette rentrée scolaire. Reçu sur une radio privée de la place lundi, alors qu' un nouveau mot de grève démarre, 72 heures seulement après les conclusions du Groupe de Travail sur le secteur, le ministre en charge de la fonction publique s'est adressé sèchement aux grévistes.

Dapaong, cette ville située à plus de 650 km de Lomé connait depuis ce lundi de nouvelles manifestations d’élèves dans les rues. Ces élèves ont, de nouveau, récupéré la grève des enseignants. Leur mouvement est dispersé par les forces de l’ordre et de sécurité de la ville à coup de gaz lacrymogène.

Le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara a annoncé dimanche que le gouvernement va prendre un certain nombre de décisions face à la résurgence des mouvements de grève pour assurer la continuité des cours dans les écoles afin de sauver l’année scolaire en cours.

La Coordination des Syndicats de l'Enseignement au Togo (CSET), après un mois de concertation sans satisfaction lance un nouveau débrayage non-stop à compter de ce mardi jusqu’au dénouement de la situation. En plus de la grève, les copies ne seront pas corrigées et les bulletins non remplis.

Difficile de se prononcer sur le dénouement de la  crise qui secoue le monde  éducatif togolais depuis le début de la rentrée scolaire 2016-2017. Malgré la participation de la Coordination Syndicale des Enseignants du Togo (CSET) à la séance de jeudi du groupe de travail sur le système éducatif, on ne sait rien quant à une cessation des grèves à répétition dans les très prochains jours.

Une nouvelle séance du Groupe de travail sur le système éducatif au Togo s’est tenue jeudi à Lomé. Sous la présidence du ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara, les discussions ont porté sur les affectations, l’intégration des enseignants auxiliaires, les cotisations à la caisse nationale de sécurité sociale et surtout le statut particulier de l’enseignant togolais. La CSET a participé à cette séance.

La Coordination des Syndicats de l'Éducation du Togo (CSET) fera désormais la guerre sur deux fronts. En dehors de son combat engagé contre les mauvaises conditions de travail et de vie des enseignants, elle devrait également affûter ses armes  contre les intimidations dont sont victimes les grévistes. C'est ce qu'elle a fait comprendre à la presse lundi à Lomé.

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